THÉORIES POLITIQUES DES BYZANTINS
public, protégeaient les faibles et donnaient à tous l'éducation de l'âme, un Périclès, un Platon, un Aristote, ne voyaient rien au delà de cette cité, de cette patrie étroite où étaient concentrées leurs plus chères affections, la famille, les amis et les dieux (1). L'agrandir inconsidément, c'était, à leurs yeux, livrer la civilisation à la barbarie, mettre en présence et en confJit des éléments hétérogènes, sacrifier l'esprit à la matière, l'idéal à la force, imiter la Thirace, la Perse et l'Egypte, et renier la Grèce (2). Tout au plus pouvaient-ils songer à une con fédérai ion qui, en laissant subsister l'autonomie de chaque cité, préserverait la nation tout entière (3).
L'histoire a donné raison sur deux points à la théoria des philosophes grecs. 11 est démontré que c'est ie régime municipal qui a suscité le plus de grands hommes (4), et qui a procuré le plus de considération à l'individu. Mais, sous un troisième rapport, les penseurs illustres que nous avons invoqués ont paru faibles et impré-
0) Àrislole, U., OU.
(() AlTiètiesetFlorcnco prouvent celte assertion.