‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 19 sur 90 · LE COMPLOT DE (HUMUS · texte numérisé non relu

LE COMPLOT DE (HUMUS

bourrcaa de Phocas, avait renoncé volontairement à la pourpre, mais il avait vu avecpeineles dignités conférées à Théodore et à Nicétas. Il est vrai que l'Empereur lui avait attribué le poste d'honneur, le eommnmlcmfint tic la Cappadoce queravageaifînf les IVrs'/s. M;iîs uelumême mettu.it le comble à sa fureur. Héraclius, ave rli, résolut, sur les conseils de ses amis, d'allerluiméme àCésarée, pour l'observerde plus près. Le désir de soulager sa malheureuse patrie n'était pas étranger à ce voyage. Crispus fit le malade pour n'avoir décompte à régler ni avecChosroès, ni avec son souverain. Cependant il accablait secrètement d'injures ce dernier qui, bien qu'informé, dissimulait, suivant sa coutume, attendant l'occasion d'éclater. Enfin l'entrevue eut lieu. L'Empereur n'eut que des paroles douces et amicales. Crispus, soit naïvement, soit par dérision, affirmai qu'il n'était pas permis auprince de quitter le palais et de séjourner dans les camps. • Héraclius, au lieu de lui démontrer le contraire, comme cela eût été son devoir, s'empressa de rentrer en Europe, prétestant le retour de Nicétas. Quelle était son intention? Il voulait probablement pressentir les dispositions de la multitude qu'il eût été' imprudent

d'irriter. Ci-ispusn vint bien tût à Constantinople. Mandé au palais pour le baptême de Constantin, dont il devait être le parrain, il y trouva' assemblés le patriarche, les sénateurs, et un grand nombre de citoyens, f léraclius, leur adressa cette question : a Celui qui manque de respect à l'empereur, qui offense-l-il en réalité? — Dieu lui-même, répondit Crispus (i) — Et quel châtiment a-t-îl encouru? — 11 est indigne de toute pitié dîvineel humaine. "Alors Héracliuslui rappelle sa conduite h O/ssuv, sa maladie simulée, la majesté impériale offensée cl méprisée, o Ne vous avais-je pas moi-même offert l'empire, et ne l'avez-vous pas refusé volontairement?" ajoute-t-il avec courroux, et saisissant un livre il le frappe au visage. «Toi qui as trahi ton beau-père, pourrais-tu rester fidèle à un ami I ■ Aussitôt il le fait tondre ; le patriarche récite sur sa tète les prières solennelles qui le consacrent & l'Église et on le relègue dans un monastère.

Restait à calmer lus soldats privés de leur général. Héraeliusallaaudevantd'eux,etavecune familiarité foule politique : «Vous étiez hier les serviteurs de Crispus; aujourd'hui vous deve-

mimm «Wi . Bicépbors, p. ï.

nez ceux do l'empire (i). » Il leur fit une distribution extraordinaire de blé cl leur assigna un rang- honorable dans l'armée. Les acclamations du peuple el dus soldats L'mui puèrent du succès obtenu par le prince. L'héritage de Oispus fut partage entre Théodore et Nicétas qui inspiraient à la nouvelle dynastie la. plus entière

Uu grand péril élait conjuré. Mais toutes ces habiletés palliaient d'une manière insuffisante le défaut d'initiative. Si l'on ne vit pas surgir de nouveaux compétiteurs, c'est que le trône, au lieu d'attraits, n'ollrait plus que de terribles tribulations. Les Perses qui depuis l'avènement de Phocas désolaient l'empire, étaient sur lo point d'abolir le nom romain lui-même. Il nous faut étudier successivement les Sassanides, Chosroûs, les troubles dont les Juifs étaient la cause, etles conqui'Li^ ,v;emi]plies par les successeurs des Cyrus et des Xerxès, objets habilud* îles rétli/.xiuiis d'iléraclius.

iIhiuimùî tîi Samliin W,;iT«. Nicdphoro, p. 7.

l'orient bellé.muvl .v: vil'' sili-le. — LES JUIFS DASS

l'asie obecque.

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