‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 23 sur 90 · PERTE DE U VRAIE CROIX · texte numérisé non relu

PERTE DE U VRAIE CROIX

riches présents et d'un message : «J'ai vengé, disait-il, la mort de Maurice sur son meurtrier; consens maintenant à fuire la paix avec moi et remets ton glaive dans h: l'uurrcau. » Mais le fanatique et crue! monarque répondait invariablement : « Ce royaume m'appartient, et je veux y établir Théodore, lils de Maurice. Celui-là s'est mis, sans mon ordre, en possession du trône, et voici qu'il vient m'offrir mes propres trésors ; mais je ne prendrai pas de repos que je ne l'aie réduit à l'obéissance o (1). Et, en digne despote de l'Orient, il gardait les riches offrandes, et jetait dons un cachot, ou envoyait à la mort les délégués impériaux. Iléiarlins dévorait qn silence tous ces affronts: il n'annonçait aucune décision digne de lui.

L'année 614 semblait devoir être fatale dans tout l'Orient au Christianisme (2;. En effet, les Hébreux, abandonnant les villes où dominaient leurs mortels ennemis, étaient allés rejoindre le

(t) Sépèos.

(-2) M. Dilliwrier. duni si aroRiloqic affllfmim», p. ÎÎ3,

102 cunm naakua.

Sanglier royal . Gelai -ci, s'avançantde laCappadoco vers la Syrie, dévasta tout sur son passage, d'après sa coutume, et, se présentant à l'improvïsle sous las murs de Jérusalem, engagea les habitants à se rendre à discrétion s'ils voulaient avoir la vie sauve. Ils acceptèrent les conditions qu'on leur faisait, offrirent tic riches présents, et sollicitèrent une garnison il" )i uni mes sûrs, qui les mît i l'abri d'une surprise, Mais un mois sciait à peine écoulé, que les Chrétiens se jetaient sur les Perse* et sur les Juifs, et les égorgeaient. Ceux qui échappèrent à la fureur de la multitude gagnèrent la grande armée. Sarbar r§vint sur ses pas. résolu de tirer une vengeance éclatante, l'endimt près de vingt jours, la cité sainte résista avec vigueur, et il fallut en miner les murailles. « Le glaive à la main, les Perses se ruèrent sur les habitants; le massacre se prolongea durant trois jours et frappa tonte la population. Toutes les maisons furen) incendiées » (1). La Chronique Pascale, qui complète ces renseignements, nous dit que le Saint Sépulcre lui-même fut livré aux flammes, les temples les plus augustes renversés, les choses sainles profanées, la Vraie Croix ravie à

(t) Siip&ir.

Page 1