I. La force de» Grecs se révèle
Sépéos nous fournit un fait très -plausible, mais qui, dans la confusion des événements, a échappé aux chroniqueurs do l'empire : » Cliosroès, dit-il, ordonna ;i ses troupes de traverser lo détroit cl d'attaquer ISy^anco. Ayant appareillé, les Perses mirent le siège devant la ville, et les Grecs, de leur côte, leur opposèrent une flotte. Mais ils fuient vaincus et honteusement repoussas. 1,000 d'entre eux périrent avec leurs vaisseaux, et depuis ils n'osèrent renouveler une semblable expédition Ainsi le génie d'Héraclius avait ménagé à ses concitoyens tin succès, matériellement assez médiocre, mais immense moralement. 11 leur avait révélé, comme
(lJ.Cetle lialaille nivale ne peut être confondue avec celle liïrôe en 026, dans 1rs mi'mr-s ]ihï;l.vï, mai -s où les Perses ne figurèrent pas.
autrefois Thémislocli; mi\ Athéniens, lo secret do leur force. On savait maintenant que Gonslanlinople serait djflicilenicnl surprise du côté de la mer. Lors même que le nouveau Xerxès parviendrait à détruire les palais des empereurs, la basilique de Sainte-Sophie et les temples augustes du Dieu fait homme, il aurait encore à compter avec cette cité flottante, « ee vaisseau du monde >> , qui défiait tous sescflorts. L'Afrique, l'Asie étaient à lui, et peut-être dons un instant l'Europe serait son esclave, mais jamais Ba domination ne s'étendrait sur le Ponl-Euxin et l'Archipel. Les Dardanelles el le Bosphore, ce double trait d'union des deux grandes péninsules; il les forcerait peut-être par surprise, mais il ne les garderait pas, cl des myriades de navires grecs, grands ou petits, harcèleraient à chaque instant ses armées dispersées et affaiblies. Si la guerre de puéril [us échouait, -on aurait recours à la ^'in'iTedi' piraterie, et laHellade cil ri rai taux nations étonnées le prodigieux spectacle du v" siècle avant notre Ère.
C'est que la même cause qui concentrait le numéraire à Conslantinople, y concentrait la puissance navale : nous voulons parler de l'industrie et du commerce. La (lotte grecque, et
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conséquent ment la Grèce, no périront que le jour où ces objets do l'activité et de l'inEiîlligenee humaines feront défaut. 1. immense développement des eôles, la multitude et l'harmnnieuse distribution des îles et des péninsules autour d'un grand centre, tous cos avantages naturels mis en œuvre par un peuple dégénéré, il est vrai, mais habile et avisé, étaient des garanties suffisantes, du moment qu'une génère usa ardeur s'y ajoutait.
Ainsi, nous assistons à là résurrection de la Grèce avant d'assister ù son triomphe.