LES PERSES DE PB1DKS
ville d'un voisinait; incmiran L et l'Asie Mineure d'une long-ne occupation, II avait relevé les aigles romaines, naguère flétries. Il avait vaincu le re doulable Sarbar, détenteur de lu Vraie Croix et destructeur Jéi'ii.-ifili'ni. Il uvait dévoilé « les mystères de l'erreur» (1). On ne désespérait pas de voie un jour le dragon lui-même, Chosroès, captif et enebainé par le nouvel IIercule(2).
Lepoëmede Pisidès sur l'expédition contre les Perses nous Fuïl assister à la naissance et ou développement de celte réputation extraordinaire. A cùté dus Il ai te ri es i iiïéparables d'un panégyrique et du Bas -Empire, on trouve des éloges d'une surprenante sincérité. Bien plus, si l'Héraclius du joui- l'ait pardonner à l'IIéraclius de la vaille, il ni; le supprime pas.
\m prière, adreSM'ir à lli'iu pi il 1 h.: Diiir.i'e de Soi'glus, fixe d'une manière ecrtuinules sentiments des sujets Ùl'égarddu souverain, dans ces jours de nobles réjouissances (3).
(i) De Eijiidilhne fWcil, Acr. III, v. 340.
(i; JJ., Md.,1; 354.
1,1.. <lwl.,\. iW.
18i CHAPITRE DOUZIÈME.
• Dirige celui (loti t tu es l'empereur! Qu'il fasse tout ce que tu veux. Que grâce à loi, il soil la terreur des ennemis I Qu'en le voyant les Barbares, qui volent au carnage, fléchissent la lite et tremblent 1 Onu les sueurs qu'il répond luiserventd'expialion pour ses fautes passées(l)! Qu'il remporte une double victoire sur ses ennemis, les Perses et «s propres passions (2). Tlcmplis-le d'une sainte ferveur pour loi. Qu'i! soit un nouvel Élic.un nouveau Moïse.. .Qu'il élève vers les cieux la Croix plutôt que les mains ! Façonne-le comme il le plait, ce grand triomphateur, Ion e/éiit-rul suprême. Accorde aux enfants de cefle race divine de régner jusqu'à la fin des siècles sur le territoire romain 1 » (i)
m. Mesure! et Rrand projet milifalre d'Héracliua.
Hh radius mit aussitôt à profit l'autorité que lui conféraient sus services et .sa gloire. Pisidès le louera plus tard d'avoir concilié les démagogues ou chefs de factions, d'avoir a corrigé ce
([) t>c Exptditimi Persim, Acr, m, v.4CHi.
(J) I:L, V. ilO.
QRAM) PROJET MILITAIRE D'hÉHACLIUS. 183
que la nature n'avait pu corriger (1). » Il nous apprend aussi que la ville ayait perpétué le souvenir de ce bienfait par un tableau commémorai^).
Nous ne possédons aucun détail sur les nouvelles négociations avec le khakan. Les appréhensions étant dissipées du te cûlé, l'Empereur eut hâte de rejoindre son armée.
Mais il voulut auparavant placer sa seconde expédition sous les mêmes auspices que la première. Ce n'est pas h Constanlinople qu'il célfr bralafète de Pâques (3), mais àNicomédie, dans la Bithynie purifiée des sacrilèges des Perses. Toute sa famille l'entourait. 11 fit ensuite ses adieux au nouveau Constantin et à Eudoxic.
L'impératrice dut l'accompagner (i).
Ses vues stratégiques et politiques s'étaient singulièrement (li'vrlnppfe depuis sa campagne deCappadoce. C'était peu à ses yeux que d'avoir rendu&l'Empirel'AsieMineure; il voulaitmaintenant lui rendre la Syrie et l'Egypte. Il nourrissait le dessein, encore plus grand, de frapper au
(tjHtradtadM, Aer. Il, t. 58.
(î) H., iUd., \. 80.
p) Lo Campu! Pnisa! publié par EH ri clins parla la dile do l'an 613.
(4)17 rasrs 6iî.
ceetir la domination l'ersone et la religion des Mages. Il savait que les empires despotiques ne survivent guère à la perle rte leurs capitaleB. Or, une mardi? habile, le long du Tigre et de l'Eupliraie, pouvait le mener promplement a
mencée par do laborieuses escarmouches, se terminerait par un coup de foudre! S'arrÊlanlà eeite combinaison hardie et pratique, il n'y avait qu'un moyen pour on assurer l' exécution : celait de faire passer les Grecs des cantonnements de Trébiïonde, où il les retrouvait, dans l'Arménie. Faisons connaissance avec es pays.