‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 40 sur 90 · CAMPAGNE DE CILICIE · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE CILICIE

plus qu'un homme! »noijsditlechroniqueur(l).

Sarbar lui-même était dans l'admiration. Reconnaissant Héraelius ù collinmes de pourpre, il disait à Cosraas, transfuge et rencgut : aTu le vois, (on empereur 1 Avec quelle audace il combat, comme il résiste seul à une telle multitude! Il ne sa sq.uoie pas plus des flèches et des javelots que ne le ferait une enclumel » (2)

Au coucher du soleil, les deux partis se séparèrent. Mais le lendemain, Sarbar ordonna la retraite, tellement le vainqueur de Jérusalem^ d'Anlioehe et d'Alexandrie, était convaincu de son impuissance.

Héraclius franchit une troisième fois le Taurus, entra en Cappadoce, remonta l'Halys, séjourna un peu à Siîbaste (Sivas),et hirerna dans le Ponf, comme il avait fait trois ans aupara-

(i) l T .«E<! l u«t iirij *l F n«v. TMophinB, I, p. 483.

iïTITDDB d'hÉRACLIUH DBÏANT LA GRANllE COALITION DES

rtnaES et des avaees. — décisions touchant constan-

C'est durant la cinquième année d

e la guerre

que le génie d'Héraclius, mûri par :

d'Hercule, se montra dans sa plénil

ude et dans

toute sa sérénité. En présence de t

langers qui

auraient troublé les plus eourag-eux

et les plus

habiles, il organisa rroidemcnt la

diM'pnsf! et

l'attaque, et combina ses plans a

«se tant de

précision qu'il ne fit aucune démari

Séjournant près de Trébïzonde.

il recevait

avec une égale facilité les nouvelles

de la Perse

et de l'empire. Or de fâcheux indi

duisaient aux rives de TEuphrate et

du Danube. '

Le khakan ne dissimulait plus se!

l projets de

destruction ; il préparait contre l'Orient une

expédition aussi terrible que celle qu'avait dirigée contre l'occident le sauvage Attila, grou-

ATTJTU1IJC d'hÊIUCUUS DEVANT COALITION. 209

pant autour de lut tout ce qu'il y avait de'barbares entre l'Oural et la Vislule, accumulant les armes et les engins meurtriers qui devaient lui livrer la capitale de la civilisation. Le grand roi faisait un effort suprôme : il avait recours à une levée en masse. Il armait tous les hommes valides que possédaient encore ses Etats après tanld'effusionsdc sang, les i-lrangers domiciliés en Perse, et même les habitants des territoires récemment conquis (1). Il confiait fi Sacs cinquante mille hommes qui avaient fait la campagne de Cilicie, et la garde aux lances d'or, élite que vingt années de luttes avaient laissée intacte (2). H lui ordonnait de poursuivre à outrance l'Empereur, et pour redoubler son zèle et son énergie, le menaçait, en cas d'insuccès, d'une mort ignomineuse. Quant àSarbar, ilélait chargé de discipliner ces recrues si inégales et si mêlées, et de les conduire à Chalcédoine.

Évidemment, ce n'était pas une coïncidence fortuite qui allait mettre en présenco, sur les bords du Bosphore, les Perses et les Avares.

C'était une alliance préparée de longue main,

dréoo», 1, p. TOT.

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