I. SlÉs e dH Constantlnople par les Avares
héroïsme des Grecs [ton].
L'heure du danger et de l'héroïsme était venue pour Consuintinopli.'. lléjà le Sanglier l'oyal avait pris position sous lus murs de Chalrédoine, en vue de la cité impériale, lorsque l'avant -garde du Réprouvé, forte de trente mille hommes, franthil le Long-Mur et s'empara du bourg de Mélantiade. Aussitôt les habitants des eainpagiifs ?e réfugièrent dans l'ertceinle Théodosienne (i). Une sortie ma) Concertée, qui avait pour but de moissonner quelques champs de blé, amena un premier engagement où les' barbares obtinrent un l ; ger avantage (2). Il s'enhardirent alors, et faisant à gauche un long circuit, vinrent cani-
(l( «juin 636.
[i, 9 juillet.
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per à Syeœ, sur les rives du Bosphore. De grands feux furent simultanément allumés en deçà et au delà du détroit : c'étaient les Avares et les Perses qui s'informaient mutuellement
gius. Appelé à diriger les affaires en l'absence de. l'Empereur, il comprit que son intervention devait être avant tout religieuse. La re- . %ion n'étail-elle pas en réalité la source de la politique lorsqu'on faisait 'on Asie une croisade ? Il fut le premier homme d'État de l'époque, parce qu'il sut rester dans l'Église et dans ses fonctions sacrées. Aux citoyens qui se pressaient eu l'utile union t- <W. sa chaire, il inculqua profondément cette idée « que les envahisseurs voulaient les contraindre d'abjurer leur foi a toute épreuve » (M), assertion qui n'était qu'à
£22 CHAPITRE qUCiZlÈME.
moitié vraie, car si Sarbar obéissait au fanatisme, le khakan ne voulait que le pillage.
Mais la perspective d'un retour forcé à une idolâtrie détestée était plus terrible aux yeux des Grecs du moyen âge que la captivité , la
laines d'une défaite ou d'une défaillance (1).
Il leur démontra, dans des raisonnements subtils et appropriés à son auditoire, que la surprise d'Héraclée avait eu une seule cause, le péché (2). 11 en conclut la nécessité d'une confession universelle pour détruire ce principe de loutes les infortunes nationales. «Lorsque la tourmente se fut approchée, lorsque le danger apparut de foutes parts, il exhorta ceux qui avaient commis des fautes à se débarrasser d'une charge accablante, de peur qu'entraîné par le poids du jugement de Dieu, le vaisseau du monde ne pérît avec eux. s (3) •> 11 savait bien, ce laboureur des âmes, qu'un cœur ne peut rien produire,
[(] aroaipt Panait, p. TI6.