HÉROÏSME DES GRECS
particulière. La nature les avail séparés; mais ils étaient unis de longue date. C'étaient (les trompettes, des javelots, des épées, du feu, des tortues, des projectiles, '.li s nuidiiiies semblables a lie fausses tours (1). ■ Il résumait son impression par cette vive image : •• D'un cûté bouillonnait avec fureur Scylla conjurée avec les Scythes; de l'autre la Cliarybde de la Perse répondait avec fracas.»
Telle était .cette violente tempête (2)«, .ce vent pernicieux qui soufflait du la Thracea (3).
silence: il organisait ses légions indisciplinées. Tout l'espace compris entre la Porte d'Or et la Porle du Cirque, le seul accessible par le continen[, fut garni d'Avares, de Gépîdes et de Bulgares. L'extrémité du golfe qui est le grand port de la ville se remplit de monoxyles ou bateaux faits d'un seul tronc d'arbre, que les Slaves, leurs constructeurs, devaient manœuvrer sous le fouet du maître: Si on ajoute que les Perses étaient campés à Chalecdoine, tout, prêts o passer le détroit, on verra
(t) BellsmAwricum, y. 197-220.
(3) H., V, iTS.- it juillet.
qu'au triangle dessiné par Cunsfantinople, répondait un autre liiaujrk' dessiné par l'armée ennemie. Bien combinât!, cette triple attaque eût été mortelle. Bonus, général inacecssible à la peur, était tellement convaincu du péril, qu'il ne cessait île se montrer ans portes el sur les murs pour adresser aux Avares ces paroles suppliantes : « Acceptez le tribut que nous vous offrons ( » Il recevait une réponse bien faite pour lui inspirer nu sublime désespoir: u II nous faut vos biens, il nous faut votre ville; retirezvous I »
Mais le khakan, grâce à la vig-ilance, au courage et à la ruse des Grecs, échoua dans ses trois projets : l'assaut de la muraille de terre, la jonction avec les Perses et l'attaque de la Corne d'Or.