‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 46 sur 90 · II. Assaut de la Muraille de terre ut ambassade · texte numérisé non relu

II. Assaut de la Muraille de terre ut ambassade

Il disposa d'abord tous ses eng'ins sur une ligne continue. Les béliers , les pierres lancées par des catapultes, ébranlaient les ibrtiBcations et décimaient leurs défenseurs. Mais à la grêle des pierres répondait la grêle des traits , cl les

ASSAUT DE LA MURAILLE DË TEHKE. 229

rangs (les Grecs, h chaque instant éelaîrcîa, se remplissaient à chaque instant (1). Le lendemain, douze tours cuirassées, dont la hauteur égalait presque celle des retranchements se dressèrent entre les Portes Polyandre et Sainl-fîomain (2). Mais l'un de3 matelots employés comme auxiliaires opposa à ces machines compliquées et formidables une machine

plancher mobile, un mât muni d'une nacelle que des poulies élevaient ou abaissaient à volonté et qui suivait les tours dans leurs évolutions: un soldat descendait do la nacelle pour les incendier. Celait là un poste d'honneur trèspérilleux, mais Irès-envié. « Lorsque les tours s'approchèrent, une vertu divine, rapporte Nice"phore,les renversa aussitôt, et détruisit ceux qui s'y trouvaientp (3).

I,e patriarche Sereins parcourait proeessionnellement les remparts aveu son clergé, tenant dans ses mains et présentant aux Barbares

crainte, qu'ils détournèrent le visage. » ■ lïeau-

{1)30 juillet.

(S) l- août.

:H, NLiYiiliure, p. S0.

coup périssaient soua les traila d'un invisible archer (1). »

Le khakau, pour ao procût'or le répit nécessaire h' l'accomplissement de son second dessein, fit semblant de modérer ses exigences. Il priaBonusde lui envoyer des députés. On choisit, & oc nue nemsappi-cii I le diacre, "des hommes à la parole harmonieuse e't conciliante > (2), de graves sénateurs, de hauts dignitaires de l'Kglisc, avant à leur tète le pa- - triée Athanase. Ils étaient à peine entrés dans le camp ennemi que, sur un signe du Réprouvé, i trois hommes vêlas de soie furent introduits avec de grands honneurs» (H). C'étaient les émissaires de Sarbar, «l'esclave de la Perse» (4), chargés d'ai-'mser u une épée déjà alflléc- (t>) et dfl «stimuler le feu par le feu. - « Le Barbare, fier d'avoir reçu en mente temps un si grand nombre de députés, les avait rassemblés par ostentation •> (6). S'il eilt été bon politique, «il aurait enveloppé sa

(() Beffum Avariât*, v. 311 etseq., — 419 cl aeq. (ij ld., v. m.

tf,i:hratùtjue l'alcali,?. 111.

(i, Brfiam jlont-iia™, v. 3M.

lïjM.,V. Ï3I (G; H., v.337.

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