‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 50 sur 90 · LES AVARES DE PISUJES · texte numérisé non relu

LES AVARES DE PISUJES

Ircvuc au palrice Bonus, ^our- ménager un accommodement entre les Romains et les Avares.

Le maître du la milieu répondit sans s'émouvoir : oj'ni disposé jusqu'à ers derniers jours du pouvoir dfi faire la paix; aussi bien vous l'avais-je proposée ; mais voici que le frère de notre Empereur arrive; il s'empressera devons reconduire chez vous , et là vous traiterez de paix tout à votre aise. »

Quand l 'arrière-garde du khakan eut disparu, le peuple de Canslantinople. par un mouvement instinctif, se précipita vers Blakhernes. Là s'était passé le dernier acte, l'acte le plus sublime de cette héroïque tragédie. Là s'élevai II 'église de la Vierg'e. Quel fut leur ravissement quand ils virent que ce temple révéré était presque le seul édifice que la fureur des Avares eût épargné !

«Si un peintre veut représenter notre récente victoire, qu'il se contente de mettre sous les yeux l'image de la Vierge, Mère de Dieu, ■ répétaient à l'envie les Byzantins (il. Le samedi de la cinquième semaine de carême, jour rie la délivrance de Conshintinople , une fête reli-

(I) Bellum Acaricum, v, i.

2t0 ■ CHAPITRE QUINZIEME.

pieuse rappelait aux Byzantins la gratitude qu'ils devaient «à la Totile-Sainle.» (1).

Pisidès, qui avait déjà payé sa dette à la Mère du Sauveur, dans le poème des Avares, composa encore eu son honneur ÏHymiie sain fin (2).

(I) ito,-,)..

(1) i«6,!T« Sfine.

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