‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 59 sur 90 · VI. La Vraie Croix rapportes a Jérusalem <82t · texte numérisé non relu

VI. La Vraie Croix rapportes a Jérusalem <82t

Héraclius crut que, pour assurer la fortune ik l'Empire, il fallait rendre la Vraie Croix à ' Jérusalem et à l'église, iln Suint-Sépulcre. Aussi Lien, dès les premiers jours de printemps, il quitta Constanlinople. Il parcourut sans doute l'Asie -Mineure, se rendant compte des maux causes par la guerre et les soulageant autant qu'il le pouvait. Il pénétra ensuite iliins la Syrie et descendit le Jourdain. Il voulut s'arrêtera Tibériade, sur les bords de ce fumeux lac de Géaéaoreth, où s'ijtait accomplie la mission de Jésus-Christ. Il eut même le bonheur d'opérer en cet endroit une conversion que ses contemporains ont qualifiée de miracle, t'u Juif, nommé Benjamin, qui possédait une richesse extraor-

de Loilis-lo -Grand. -If- l'èrrs (!sla Cnmpi.snii) fie Jésus, pour la dislribulion de* [.rii fotidr's pr sa Msjrsic. Paris, 1688.

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sou l'Empereur et son c*tége. Mais les Chrétiens le dénoncèrent comme l'un de leurs plus terribles persécuteurs:» Pourquoi tourmentes-tu

sont les ennemis Je nul fui. « OI.>sr.Tvanl une modéralion dont il se départira malheureusement plus tord, l'Empereur se conlenlu de le faire catéchiser par un de ses anciens eoréligion noires, et lui servit gracieusement de parrain (t). Il entra ensuite dans la eilé sainte : il portait lui-mÈme la Croix, el il gravit le Calvaire, chargé de ce précieux fardeau (2). Il la remit au patriarche Zacharie, le plus illustre confesseur de celto époque de persécution. Le sceau qu'Hélène y avait apposé élaït resté intact : on constata qu'aucune main, im;ie ou profane, ne l'avait effleurée. De grandes actions de grâce furent rendues pour cette céleste conservation. Elle patriarche put, comme le vieillard Siméon, s'endormir paisiblement dans leSeig'neur. Heureux Héraclius, s'il eût fait la même fin, au comble de la gloire, de la sainteté et de l'enthousiasme,

(1) CF. Théophtne, I, sot, et Nicépbore, p. ïâ.

(2) C'o't celtf drri'rulïciri: rqu i semble avoir lo plus frappé l imasi nation dos romanciers do moyen Sgn dnn? l'siliUmee oitr.iordinaire d'Hdrucliiu.

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