VII. Espérances des Byzantin
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Autant rabattement des Grecs avait été profond avant le départ d'Héraclius. autant leurs espérances étaient illimitées depuis son retour. Toutes les villes avaient célébré cet événement comme leur jour natal (2). Pisidès avait chanté sa victoire avec la même foi et presque dans les * mêmes termes que Virgile avait chanté celle d'Auguste. Le poêle latin avait dit:
Nignni »b Inie'ro seclorum nucilnr ordo ; Jam nova pmgi-nii's i-:l::i> ■IcmiLIL'.nr allô (3).
Le poète grec s'écrie : « Ces! une vie nouvelle, un nouveau monde, une nouvelle création, qui se préparent!» Parole qui nous semble singulièrement prétentieuse, fi nous qui en voyons
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(3) EgluÊue IV.
la vanité, mais qui était alors l'expression du sentiment général.
Or, une pareille illusion suppose une immense confiance, et si elle eût pu durer, il en serait résulté, ceflu 'annonçait l'ami de Sergius, une résurrection , une rermii-sanee.
La renaissance, c'était la grandeur du pays au dedans et au dehors, c'était la liberté, c'était, pour les uns, la vi-uio. philosophie, pour les autres la religion épurée, c'était l'éclat littéraire; enfin, toutes les supériorités.
Après 1er. premières guerres médiques , on * avait eu de grands généraux , de grands politiques, de grands poètes , de grands artistes, parce que l'enthousiasme avait duré tout un siècle, parce que la nation qui les produisit n'eut pas un seul moment de défaillance. Après les secondes guerres médiques , on n'eut ni grands généraux , ni grands politiques , ni grands poètes, ni grands artistes, parce que l'enthousiasme fut éphémère, parce que la force do la nation résidait dans un seul homme, et que cet homme fil tout à coup défaut ù ses admirateurs.
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