‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 69 sur 90 · LA SOCIÉTÉ GRECQUE ET LA SOCIÉTÉ ARABE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ GRECQUE ET LA SOCIÉTÉ ARABE

politique. Voici pour la religion : des deux parts, nous saluons un Dieu tout-puissant, mais un Dieu qui reflète des peuples essentiellement distincts. Celui que nous révèle l'Evangile est maître de soi comme des humains, celui que nous transmet le Koran est passionné comme le Jéhovah de la Bible. Mais nous sommes surtout frappés des habitudes desprit, si dissemblables en deçà et au delà du désert de Palmyrc. Ici l'amour de l'analyse et des abslractions, et par conséquent la science, la philosophie, la Ihéodicée; là, l'amour de ce qui est visible et palpable, une pensée qui saisit le contour des objets sans jamais les pénétrer et s'envole sur les ailes du lyrisme. Ainsi, la société greoquo est composée de mathématiciens, de physiciens, d'at-listes, de rhéteurs, de controversistes, de jurisconsultes, d'hommes d'État. La société arabe est composée de ■juerriisrs, de poètes, de patriarches, de jug-es semblables à ceux d'Israël, de sages qui nous rappellent l'antique Job. Le négociant et le moine ; voilà les seuls traits

nance tout orientait' . et lis ermites donnent la main aux derviches. Quant à l'art du tralic, il

3]2 CHAPITRE MX-NEUVIÈME.

s'est développé avec un ég'al bonheur à Athènes e( à Médine, sous les auspices de l'intérêt personnel.

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