‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 87 sur 90 · VI. Siège d'Alexandrie · texte numérisé non relu

VI. Siège d'Alexandrie

Alexandrie, située sur une langue de terre, protégée par la mer et le lac Maréolis, semblait devoir délier pendant rlfs siiVhis les efforts des Musulmans. L'énergie de la défense devait d'ailleurs répondre E( eelle de l'attaque. Cette ville était, depuis la chute de Cartilage, la capitale du commerce et la reine de la Méditerranée.

Elle renfermait a quatre mille palais, quatre mille bains, quatre cents théâtres ou lieux de plaisir, douze mille magasins de comestibles •(!). Le mauvais sort, qui s'acharnait contre les impériaux, les empêcha de profiter d'une heureuse occasion. Amrou, dans une reconnaissance, s'aventura témérairement aVec Verdan son esclave. Conduit devant le gouverneur, sa fierté naturelle le trahit : a C'est Amrou lui-même, dit le général romain, qu'on lui trancha la téte! »

« T'a vise rai s- lu de répondre? s'écria Verdan en menaçant son maître. Tu n'es que le dernier des Musulmans; laisse parler les supérieurs! «L'ordre fut révoqué, et Alexandrie perdue.

(lj Amrou, cité par Gibbon.

*fU CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME-

Conserver Alexandrie était le vœu d'Héraclius mourant. Aussi bien, quand il vit la seconde ville de l'Empire et du monde, réduite à la dernière extrémité, il prêta l'oreille aux discours de Cyrus et l'autorisa enfin ù déclarer que l'Empereur paierait tribut aux Musulmans'. Le patriarche s'embarqua immédiatement, en ambassadeur qui nedoule pas du succès de sa mission. Arrivé au camp de l'émir, il protesta (le la sincérité de ses premiers engagements, méconnus par les généraux d'Héraclïas et l'adjura de se retirer en Asie. Amrou, impassible, se contenta de lui montrer une énorme colonne: " Tu vois cette colonne, dit-il à Cyrus, peux-tu l'avaler 7 — Comment le ferais-je ? répondit le patriarche élonné de celle question. — Eli bien ! nous ne pouvons pas davantage sorlir de l'Egypte U(l).

Au bout de quatorze mois Alexandrie se rendait, subjuguée par la force des armes, sana traité ni capitulation, « J'ai pria la grande ville de l'Occident, mandait Amrou à Omar; les Moalems sont impatients de jouir des fruits de leur

T bd à p liane, I, p. 519.

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