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y avoir simplement un pneumothorax sans emphysème, car l'air passera directement de la cavité pleurale à l'extérieur et réciproquement, et on pourra assister au phénomène de traumatopnée comme dans certaines plaies pénétrantes de poitrine.
La plaie du tégument venant à se cicatriser et devançant la cicatrisation de la plaie des plèvres, on verra alors se produire l’'emphysème qui au lieu d’être contemporain de la fracture de côtes, sera plus jeune qu'elle de quelques jours.
Et maintenant, abstraction faite de la plaie tégumentaire que nous supposons cicatrisée, il nous reste les plaies des plèvres viscérale et pariétale qui, ayant permis la production d’un pneumothorax, vont favoriser celle d’un emphysème mettant plus ou moins de temps à se montrer.
En effet, tant que la plaie pulmonaire et celle de la plèvre viscérale seront ouvertes et en communication avec les ramifiications bronchiques lésées, à chaque inspiration l’air affluera entre les plèvres; mais, à l'expiration, il s’en échappera par la même voie une grande quantité et la plaie pariétale n’en recevra qu'une mince part à diffuser dans le üissu cellulaire.
Mais si la plaie pulmonaire et celle dela plèvre viscérale se cicatrisent le pneumothorax ne peut plus grandir puisqu'il ne reçoit plus de gaz et c’est alors seulement que l’emphysème va rapidement s'étendre. Le poumon, en effet réagira peu à peu à chaque inspiration contre la force qui le comprime, celle de l'air emprisonné dans les plèvres, et à chaque réaction, la toux et les efforts du blessé aidant, l'air épanché dans la cavité pleurale ne pouvant plus revenir sur ses pas, puisque la plaie viscérale est oblitérée devra forcément s'engager par la seule issue qui luiest offerte, la plaie pariétale. Ainsi se constitue l’emphysème.