‹ L'empire byzantin (volume 2)Chapitre 7 sur 24 · L EGLISE D ORIENT À, — INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L EGLISE D ORIENT À, — INTRODUCTION

Formation de [Église comme organisme religieux. — L'empire romain païen n'avait pas connu d'Église comme puissance sociale.

Le clergé romain se composait seulement de pontifes, dont un grand pontife, de flamines et vestales et de douze saliens. Il avait une influence sociale bien réduite par suite de TafFaiblissement dqs sentiments religieux et par suite de sa subordination visà-vis de Tautorité publique.

L'autorité religieuse appartenait : en e£Fet dans toute sa plénitude à l'État seul, au Séilat sous la République ; elle était confondue avec l'autorité publique et elle était désignée avec celle-ci par le même mot : V Imper lum.

Lorsque l'empereur absorba tous les pouvoirs de rÉtat, il fut investi de rautorité religieuse, à la fois comme pontife et comme consul et tribun. 11 devint même dieu ; au culte des dieux particuliers s'ajouta et se substitua presque celui d'un dieu pour tout l'empire ; il se créa alors un clergé d'empire dont les prêtres furent nommés soit par l'empereur, soit par les assemblées provinciales.

Ce fut en Asie Mineure que le culte de l'empereur prit le plus d'extension ; les nombreuses cités de l'Asie désiraient avoir chacune leur temple de

ganisation sociale en grandes nations iemtorlales, il ne semblait exister aucune puissance sociale. Il se formait cependant au-dessus du peuple deux nouvelles grandes puissances sociales : la noblesse d'empire et TÉglise. >

Les empereurs, après avoir favorisé dès le début de Tempire le dëTeloppement de la première, et après le commencement du quatrième siècle celui de la seconde, s'appuyèrent d'abord sur elles deux pour se dégager du pouvoir de l'armée et pour fonder un empire à caractère civil. Ensuite les empereurs byzantins, successeurs des empereurs romains, voulant fonder la monarchie absolu^^ combattirent tantôt l'une, laiiLùL Taulre; ils réa»j rent dans leur entreprise eenlcmcnt deux fois ; Justinien au sixième siècle et a^ftkBasile ^^ ^^ mencement du onzième sièç sociales tempérèrent très .^o empereurs, et dans leur lu

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l'église d'orient

INTRODUCTION

Formation de [Église comme organisme religieux. L'empire romain païen n'avait pas connu d'Église comme puissance sociale.

Le clergé romain se composait seulement de pon- ^^fes, dont un grand pontife, de flamines et vestales J\ ^ ^ ^^"3te saliens. Il avait une influence sociale "-^duite par suite de Taffaiblissement dçssenti- Sf^îcux et par suile de sa subordination vislorité publique.

l religieuse appartenait en e£Fet dans

îtudo à rÉlat seul, au Séilat sous la

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ganisation sociale en grandes nations territoriales, il ne semblait exister aucune puissance sociale. Il se formait cependant au-dessus du peuple deux nouvelles grandes puissances sociales : la noblesse d'empire et TÉglise.

Les empereurs, après avoir favorisé dès le début de Tempire le développement de la première, et après le commencement du quatrième siècle celui de la seconde, s'appuyèrent d'abord sur elles deux pour se dégager du pouvoir de l'armée et pour fonder un empire à caractère civil. Ensuite les empereurs byzantins, successeurs des empereurs romains, voulant fonder la monarchie absolue, combattirent tantôt l'une, tantôt l'autre; ils réussirent dans leur entreprise seulement deux fois : avec Justinien au sixième siècle et avec Basile II au. commencement du onzième siècle. Ces deux puissances sociales tempérèrent très souvent le despotisme des empereurs, et dans leur lutte contre ceux-ci elles finirent par l'emporter sur eux. Bien que très puissantes, elle ne constituèrent jamais un État dans l'État, comme cela eut lieu dans l'Europe occidentale; elles n'eurent jamais leurs assemblées représentatives.

Une troisième puissance sociale, beaucoup moins importante que l'Église et la noblesse d'empire, se forma aussi : ce furent les curlales. Cette puissance sociale disparut au neuvième siècle; ou elle fusionna alors avec la noblesse d'empire, ou elle participa à la création d'une nouvelle puissance sociale ; la bourgeoisie.

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