‹ L'empire chinoisChapitre 113 sur 154 · CHAPITRE VllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VllI

LalangueappeléeAo«an-Aofl,c'est-à-direlaDgueuniversellcou commune, estcetlequelesËuropéensdésîgnent à tort par le nom de langue mandarine, comme si elle était exclusivement réservée aux mandarins ou fonctionnaires du gouvernement. Le kouan-hoa est la langueuniverselle, commune, queparlent les personnes instruites des dix-huit proviocesderempire. On distingue la langue commune du Nord et celle du Midi . La première est celle de Péking ; elle se fait remarquer par un usage plus fréquent et plus sensible de l'accent guttural ou aspiré. Elle est parlée dans tous les bureaux administratifs, dont les employés affectent d'imîter la prononciation de ta capitale, qui, en Chine comme ailleurs, est la régulatrice du beau langage. La langue commune du Midi est celle des habitants deNanking, qui ne savent pas faire sentir l'accent guttural comme ceux du Nord, mais dont la voix plus flexible rend plus exactement la différence des intonations 11 est probable que, au temps où Nanking(l) était capitale de l'empire, sa prononciation devait être la plus estimée.

Outre les deux subdivisions de la langue universelle, oulanguemandarine, suivant la locution européenne, il existe, dansdifférentes provinces chinoises, des idiomes locaux ou patois particuliers, dont la prononciation, diffère singulièrement de la prononciation pure delà langue universelle. Il arrive quelquefois que, d'un côté à l'autre d'une rivière, on ne se comprend plus ; mais, comme ce n'est qu'une affairede prononciation et qu'au

(1) Pélùng veut dire cour da nord, et Nuiking conr du midi.

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' fond la langue est toujours la même, on a recours au pinceau. Outre ces divers patois, on distingue, ea Chine, lesdialectes propres aux provinces du Kouangtongetdu Fo-kien.

La littérature chinoise est certainement la première derAsieparrimportance de ses monuments; leurnombre est prodigieux. On en peutjuger-par le catalogue de la bibliothèque impériale de Péking, qui contient âouzemiiletitresd'ouvrageSjaTecdesnotioQS détaillées. Dans les principaux catalogues, la littérature chinoise est divisée en quatre grandes sections. La première section est celle des livres sacrés et classiques ; nous en avoDsdéjàparlédans un cfaapitreprécédent. La seconde est celte desouvrages historiques. LesCbinois comptent, en tout, vingt-quatre histoires complètes desdîflërentes dynastiesantérieuresàladynastiemantchoueiSaoscompterun grand nombrede chroniques et demémoires. La première grandecollection d'anciens monumenishistoriques sur la Chine et les pays voisins est due au célèbre Ssema-tsien, historien impérialdu premiersiècleavaot notre cre. Elle est composée de cent trente livres divisés en cinq parties. La première comprend la chronique fondamentale des empereurs ; la seconde est forméede canons chronologiques ; la troisième traite des rites, de la musique, de l'astronomie, de la division des temps, etc. ; la quatrième présentedesbiographiesdetoutes les familles qui ont possédé des principautés; la dernière enfin, composée de soixante et dix livres, est consacrée à des mémoires sur les pays étrangers et à des biographies de tous les hommes illustres. Au milieu du onzième siècle, Sse-ma-ko(iang, celui dont aousavoûs

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