CHAPITRE VIII
fait connaître le poétique Jardin (1 ), a rédigé les annales coinplètes,depuis le cinquième si ècleaTantJésus-Christ jusqu'à l'an 960, date del'avénement delà dynastie des Song, sous laquelle il vivait. Le P. de Maîllaa donné une traduction française de ces annales sous le titre de Sistoire générale de la Chine, en la-continuant jusqu'aux premiers empereursde la dynastie mantchoue. Vers la fin du treizième siècle, Ma-touan-lin publia sa célèbre encyclopédie intitulée:i{ecA'we^e5appro/ojirfws sur les documents anciens de toute nature. Ce fameux historien ne se contente pas d'enregistrer les documents, il les discute et les explique. Son ouvrage est la mine la plus riche qu'on puisse consulter pour tout ce qui se rapporte à l'administration, à l'économie po-' litique, au commerce, à l'agriculture, à l'bistoire scientifique, a la géographie et à l'ethnographie.
La troisième section est celle des ouvrages spéciaux relatifs aux sciences et auxprofessioDs. Elle comprend : 1' les traités moraux, Icsentretiensfamiliersde Confu^ cius, les leçons élémentaires et les conversations du célèbre Tchu-hijdes traités sur les passions et sur l'éducatioD tant des hommes que des femmes ; 2° les ouvrages sur l'art militaire ; 3° les traités spéciaux sur les lois pénales ; 4° le traité sur l'agriculture des vers à soie ; 5° les traités de médecine et d'histoire naturelle, qui comprennentladescriptiondes espèces animales, végétales et minérales ; 6° les traités pratiques d'astronomie et de mathématiques; 7° les traités delà science divinatoire ; 8° les traités des arts libéraux, comprenant la
(1) Voir chap. t, p. 503.
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peinture, l'écriture, la musique et l'art de tirer l'arc; 9* des mémoires sur ta fabrication de la moDuaie, de l'encre, du thé, etc. ; iO*des encyclopédies géoérales avec figures ; 1 1* les ouvrages descriptifs et illustrés des peuples anciens et modernes; 12° les traités delà religion bouddhique ; 13* les nombreux traités des adeptes de la secte du Tao; 14° les ouvrages mythologiques.
La quatrième et dernière section comprend les œuvres de littérature légère, telles que les poésies, les drames, les romans et les nouvelles.
En Chine, iln'existe pas,commeeo Europe, des bibliothèquesetdes salons htléraires. Cependant ceuxqui ontlegoûtdela lectureetledésirdes'instruire peuvent satisfaire leur inclination avecune extrême|facilifé; car, en aucun pays, les livres ne se vendent à si bas prix. D'ailleurs, les Chinois trouvent partoutàlire. Ils ne peuventallernullepartsansavoiraussitôt sous leursyeux quelques-uns de ces caractères dont ils sont fiers. On peut dire que la Chine est, en quelque sorte, comme une immense bibliothèque ; les inscriptions, lesseatences, les maximes ont tout envahi. Ou en rencontre partout, écrites de toutes couleursetdanstoutesles dimensions. Les façades des tribunaux, despagodes et des monumentspublics,lesenseigDesdesmarcbauds, toutes les portes des maisons, l'intérieur des appartements, les corridors, tout est rempli des plus belles citations des meilleursauteurs. Lestassesà thé, les assiettes, les vases de toute forme, les éventails sont aulant de recueils de poésies ordinaîremenlchoisiesavec goutetgracieusement imprimées. Les Cbinois n'ont pasbcsoin de se donner beaucoup de peine pour se régaler des plus
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