CHAPITRE VUl
<■ il y avait à Bassora un homme de la tribu des <t Copeïschites, appelé Ibn-Valiab etqui descendaitde « Habbar, fils d'Al-Asvad. La ville de Bassora ayant " été ruinée, Ibn-Vahab quitta le pays et se rendit à « Siraf. En ce moment un navire se disposait à partir « pour la Chine. Dansde telles circonstances, il vint à <i Ibn-Vahab i'idéedes'embarquersurcenavire, Quand « il fut arrivé en Chine, il voulut aller voirie roi su- « prème ; il se mit donc en route pourRhom-dan (1), « et, du port de Khan-fou (2) à la capitale, le trajet fut '< de deux mois. Il lui fallut attendre longtemps à la « porte impériale, bien qu'il présentât des requêtes et « qu'ils'annonçâtcommeétantissu du mêmesangque « le prophète des Arabes. Enfin l'empereur fit mettre « à sa disposition une maison particulière et ordonna « de lui fournir tout ce qui lui serait nécessaire; en n même temps, il chargea l'officier qui le^eprésenlait (< à Khan-fou de prendre des informations et de con- « sulter les marchands au sujet de cet homme, qui o prétendait être parent du prophète des Arabes, à « qui Dieu puisse être propice ! Le gouverneur de « Khan- fou annonça, dans sa réponse, que la préten- <( tion de cet homme était fondée. Alors l'empereur «l'admit auprès de lui, lui fit des présents considé- K râbles, et cet homme retourna dans l'Irak avec ce « que l'empereur lui avait donné.
(1) Aajourd'Iiui Si-ngan-fou. capitale de lu province du Ilo-nan, où fut trouïtfo l'inscription dont nous avons parlé, ot qui rôellemont ûtail, i, cette époque, la rdsidencfi des empereurs do la dynastie dos TanR.
(2) Port de mer dans la province du Tclie-kiang. — Noua avons fait une fois le mûme trajut que le voyageur arabe, et c'est bien !i pou pri'H le mCnie temps que nous y avons mis.
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366 L'EMPIRE CBINOIS.
« Cet homme était deveou vieui ; mais il avaitcoau serve l'usage de toutes ses facultés, Il nous raconta (I que",se trouTanlauprès derempereur,le prince lui fit u des questions au sujet des Arabes et sur les moyens « qu'ils avaient employés pour renverser l'empire des H Perses. Cet homme répondit : Les Arabes ont été « vainqueurs par lesecoursdeDieu.dequi le nomsoil Il célébré, et par ce que lesPerses.plongés dans le culte « du feu, adoraientle soleil et la lune, de préférence au « Créateur... — L'empereur reprit ; Les Arabes ont << triomphé,eQcetteoccasioo,duplus noble desempires, « du plusvasteenterrescultivées,duplus abondant en « richesses, du plus fertile en hommes intelligents, de « celuidontla renommée s'étendaitleplusloin... Puis Il il continua: Quel est, dans votre opinion, le rang des « principaux empires du monde? — L'homme répondit « qu'il n'était pas au courantde matières semblables. " — Alors l'empereur ordonna à l'interprète de lui Il dire ces mots : Pour nous, nous comptons cinqgrands u souverains. Le plus riche en provinces est celui qui « règne sur l'Irak, parce que l'Irak est situé au milieu Il du monde, etque les au très rois sont placés autourde « lui, IL porte, chez nous, le titre de roi des rois. Après <i cet empire vient le nôtre; le souverain est surnommé « le roi des hommes, parce qu'il n'y a pas de roi sur la Cl terre qui maintienne mieux l'ordre dans ses Étatsque (1 nouset qui exerce une surveillance plus exacte. 11 n'y " pas non plus de peuple qui soit plus soumis à son " princeque le nôtre. Noussommesdonc réellement les i< roisdes hommes. Après cela vient le roi des bêtes féu roces, qui est le roi des Turks et dont les Étals sont
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