CHAPITRE PREMIER
tirions. DeTa-tslen-lou,ville frontière, jusqu'àTchingtou-fou (1), capitale du Sse-tchouen, nous avions eu pour douze jours de marche, et nous avions parcouru à peu près mille Us, qui équivalent ù cent lieues.
(1) Fou désigne, en Cliiue, une fille de premier ordre ; tcheou, de second ; hiai, di troisième. Les fou, le» tcheou et les liien sont tonjoura enfermées dans.une enceinte de remparti.
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Entretien arec le préfet dn Jardin de ftours. — Logement dans te tMbunal d'an Juge de paix. — Invitation k dîner avec lei deax prérets de la TÎlle. — Conrersation arec ces deni hauts ronctiônnaires. — On nous assigne deux mandarins d'honnear peur charmer nos loi^ sirs. — Ju^nient solennel par-devant tons les tribanaui rénnis. — Divers inddents de ce jugement- — Rapport adressé k l'emperenr h notre sujet, et répnnse de l'emperenr. — Édils impériaiu en favenr des chrétiens obtenus par l'ambassade rrançaise en Chine- — Insuffisance do ces édits. — Comparution devant le vice-roL — Portrait de ce personnage. — Dépêche du vice-roi k l'empereur. — Entre-
La capitale de la province du Sse-tchouen est divisée eu trois préfectures chargées de la police et de l'admi- DistratioQ de la ville tout entière. Chaque préfet a un palais-tribunal oùil juge les affaires de sou ressort : c'est là qu'il habite avec sa famille, ses conseillers, ses scribes, ses satellites et son nombreux domestique. Le tribunal préfectoral où nous fûmes introduits se nommait Boa-yuen, c'est-à-dire Jardin de fleurs. Ce fut donc au préfet du Jardin de fleurs que nous eûmes tout d'abord affaire. Ce mandarin était \\x^ homme d'une quarantaine d'années, court, large et tout rond d'embonpoint. Sa ligure ressemblait à une grosse boule de chair, où le nez était enseveli et les yeux éclipsés ; on remarquait tout au plus deux petites fentes obliques par oii notre Chinois nous regardait. Quand il entra
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