‹ L'empire chinoisChapitre 30 sur 154 · CHAPITRE il · texte numérisé non relu

CHAPITRE il

jaune et de la teinture rouge. — Votie costume, nous dit-î], n'est pas celui de la nation centrale, il ne faudra pas -voyager de cette manière. — Voilà, lui répondîmesnous, que maintenantvousavez le droit, non-seulement deDOus empécherd'alleroù nous voulons, mais encore de nous habiller à notre fantaisie. — Pao-hing se mita rire etnousdit, en noussaluantde lA main,que, puisque nous tenions a ce costume, nouspouvionsle garder.

Le vice-roi rentra dans ses appartements au son de la musique, et les mandarins nous accompagnèrent jusqu'à la porte du palais, en nous félicitant de la toute bienveillante et cordiale réception que nousavions reçue de rillvjsfrissime représentant du Fils du Ciel dans la province du Sse-tchouen.

Nous avons déjà parlé du rapport que Pao-bing adressa à l'empereur à notre sujet. Nous plaçons ici la suile, qui est une réponse à la dépèche impériale que nous avons déjà citée (1).

« Moi,votre sujet(ajoute le vice-roi du Sse-tchouen), « j'ai recherché avec soin dans quel but lesdits étran- « gers voyageaient au loin pour prêcher knrreligion, « d'oii ils tiraient, quand ils résident au dehors pcn- « daot plusieurs années, les sommes nécessaires à '< leur subsistance et à leur entretien de tous lesjours; " pourquoi ils restaient longtemps sans retourner dans " leur pays; si leur absence avait une durée déter- 11 minée; que! était le nombre de prosélytes qu'ils Il avaient formés, quel but ils s'étaient proposé en i< allant ensemble au Si-tsang(Thibet), qui est la rési- «dence des lamas.

Dg.l.z«lt,,CoOgle

Si. [/EMPIRE CHINOIS.

Il I) résuUc àùs informations que j'ai prisesquo ces « étrangers vont en différents lieux pour prêcher leur « religion et que leur mission a une durée indétermi- (< née. Si, lorsqu'ils sont en voyage, ils craignent de « manquer des ressources nécessaires, ils écrivent au « procureurdeleur nation qui réside à Macao, etcelui- « ci leur envoie immédiatement de l'argent pour subit venir à leurs besoins. Dans toutes les provinces de '1 la Chine, il y a des hommes du même pays qui se « sont exiiatriés pour prêcher la religion, et il n'y en H a pas un seul qui n'exhorte les hommes à faire le « bien ; ils ne se proposent pas.d'autrehut. Ils ne se « rappellent pas le nombre ni les noms de ceux à qui « ils ont enseigné la doctrine. Quant à leur voyage f< au Thibet, ils voulaient, après y avoir prêché la <i religion, s'en retourner dans leur pays par la voie 1. du Népal. Or, comme ils n'étaient pas suffisamment Il versés dans la langue du Thibet, ils n'avaient pas 11 encore pu y former des prosélytes. A celte époque, u le haut fonctionnaire (Ki-chan) qui réside dans ta « capitale du Thibet ordonna une enquête, par suite « de laquelle ils furent arrêtés et envoyés sous escorte Il au Sse-tchouen.

" Après avoir fait ouvrir leur caisse de bois et exa- « miné les lettres et les écrits en langue étrangère (I qu'elle renfermait, je n'ai trouvé personne qui pût Il reconnaître ces caractères et les comprendre. Ces Il étrangers, interrogés à ce sujet, me répondirent que Il c'étaient des lettres de famille et les certificats au- •I thentiques de leur mission religieuse. Je voulus re- II chercher avec soin si leur déclaration faite devant

Page 1