‹ L'empire chinoisChapitre 31 sur 154 · CHAPITRE 11. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11. m

I Kiclian ('taitoti non l'expression île lavi''rité;maisjp

< n'en pus découvrir par moî-mêine la preuve irré-

< fragable. J'examinai alors leur barbe et leurs sour- [< cils, leurs yeux et leur teint; je les trouvai tout à i fait différents des hommes du royaume du Milieu, :i et il me fut parfaitement démontré que c'étaient des i< étrangers venus d'un royaume lointain, et qu'il ne ( fallait pas les prendre pour des mauvais sujets ap- » partenant au territoire intérieur (la Chine); là-desi< sus il ne me reste pas le plus léger doute.

« Si l'on veut rechercher encore ce que disent leurs

II lettreset leurs livres en langues étrangères, je pense « qu'il faut les envoyer avec eux dans la métropole u de la province de Canton, pour que là on cherche ic un homme versé dans les langues étrangères qui « les traduise et en fasse connaître le contenu.

V Si l'on ne découvre pas autre chose, on remettra <t ces étrangers entre les mains du consul de France. " pour qu'il les reconnaisse elles renvoie dans leur « royaume. Par là, la vérité de l'enquête sera mise 'I dans tout son jour.

« Quant à Samdadchiemba, comme il résulte de '< son interrogatoire qu'il n'était attaché à ces étran- 'I gers qu'en qualité de serviteur à gages, il paraît ■(Convenable qu'on le renvoie dans son pays natal, « savoir, dans le district de Nien-pé, de la province « de Kan-sou. Là, on le remettra au magistrat local,' M qui pourra le relâcher sur-le champ.

u S'il se présente plus lard d'autres circonstances u dont l'exposé réponde au but de votre premier dé- « cret, j'en écrirai, cojnme c'est mon devoir, le ré-

8« l.'ENPIKE CHIKOIS.

" sumé fidèle, et j'en ferai l'objet d'un nouveau rap- " port que j'adresserai à Votre Majesté.-

« Au moment où vos instructions me parviennenf, '< la température est excessivement chaude, et les u vêtements ainsi que les provisions alimentaires des « susdits étrangers ne sont pas encore prêts.

« Moi, votre sujet, après avoir écrit et cacheté ce « rapport exact et détaillé, j'ai chargé un fonctionnaire « public de prendre la route impériale et de les coni< duireàleur destination, par la province du Hou-pé " et autres lieux. «

Ce rapport, que nous pûmes nous procurer seulement un an après, pendant que nous étions à Macao, reflète avec fidélité le caractère franc et loyal du vice-roi du Sse-tchouen, On n'y trouve pas un seni mot de cette antipathie invétérée que nourrissent ies Chinois contre les étrangers et les chrétiens. Il ne pouvait se douter que son écrit tomberait un jour entre nos mains, et, en faisant du missionnaire français l'éloge qu'il a cru devoir faire, il cédait à un entraînement de conviction et de sincérité.

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