‹ L'empire chinoisChapitre 32 sur 154 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Tching-lou-fou, capitale de la proviuc« du Sse-tchoueii. — NombreuBos visites de mandariiiB. — Principe constitutif du gouvernement chinois. — L'empereur. — Bizarre organisation de la noblesse chinoise.

— Administration centrale do PéViiig. — Les six cours souveraine».

— Académie impériale. — Moniteur de Péking. — Gaiette de province. — Administration des provinces. — Rapacité des mandarins.

— Vénalité de la justice. -- Famille du juge de paix. ~- Ses deux Dis. — Le maître d'école. — Instruction primaire IvÊs-répandue en Chine. — Urbanité chinoise. — Système d'enseignement. — Livre élémentaire. — Les quatre livre» classiques. — Les cinq livres sacrés, — Organisation du départ. — Dernifro visite au vicfl-roi.

Tching-tou-fou, capitale de la province du Ssetchouen, est une desplusbellesvillesde l'empire chinois. Elle est située au milieu d'une plaincd'une admirable fécoûdité,arroséepardebelleseauxetbornée à l'horizon par des collines aux formes variées et gracieuses. Ses principales rues sont assez larges, pavées en entier avec de grandes dalles, et d'une telle propreté, qu'on serait tenté de se demander en les parcourant, s'il est bien vrai qu'on est dans une ville chinoise. Les magasins, avec leurs longuesetbrillantesenseignesj'ordre exquis qui règne dansl'arrangement des marchandises qu'on y étale, le grand nombre et la beauté des tribunaux, des pagodes et des établissements de la classe des lettrés, tout contribue à faire de Tching-tou^fou une ville en quelquesortee:iceptionnel le ;c'estdumoinsrim pression

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qui nous est restée, même après avoir visité, dans la suite.les cités lesplusrenomméesdesauiresprovinces. Notre commensal le juge de paix nous dit que la capitaledu Sse-tchouen était une ville toute moderne, l'ancienne ayant été complètement réduite encendres paru» cITrojable incendie. Il nous raconta, à ce sujet, une anecdote ou plutôt uoe fable que nousrapporteroas volontiers parce quelle est tout à fait dans le goût chinois: Quelques mois avant la destruction de l'ancienne ville, on vit apparaître un bonze qui parcoHrait,lesnies en agitant uneclocbette ets'arrêtant de temps en temps pour crier au peuple : « 1-ko-jen, leang-ko-yen-tsio, » c'est-à-dire : Un bommeetdeui jeux. D'abord on ne fît pas grande attention àcettebizarrerie ,iinhomme eldeux yeux,celaparaissaîtasseznatupel;une vérité de ce genre ne méritait certainement pas d'être proclamée si solennellement et avec tant de persistance. Commele bonze ne discontinuait pas de répéter sa formule du matin au soir, on désira savoir dans quel but il ne cessait de parcourir tes rues en redisant toujours lesmèmes paroles ; à toutes les questions qu'on lui adressait, il répondait invariablement: «Un bomme eldeux yeux.» Les magistrats s'en mêlèrent; mais ils ne furent pas plus avancés. OnQtdesperquisitions, et il fut impossible de découvrir d'où ce bonze était sorti ; personne ne l'avait jamais connu; on ne le voyait ni boire ni manger; il employait toute la journéeàparcourirla ville, très-gravement, les yeux baissés, agitant sa clochette et criant sans cesseau public: (tUnhommeetdeuxyeux.»Lesoir,il disparaissait sans qu'on pûtjamais découvrir oà il allait passerla nuit. Cela dura à peu près pendant deux mois, et pei>

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