‹ L'empire chinoisChapitre 40 sur 154 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

donne pour base l'assentiment populaire qu'on trouve ainsi formulé dans la grande étude :

Le livre de la grande étude se termine par les paroles suivantes : « Si ceux qui gouvernent les Etats ne pensent « qu'àamasserdes richesses pourleur usage personnel, s ils attireront indubitablement auprès d'eux deshom- « mes dépravés ; ces hommes leur feront croire qu'ils a sont des ministres bons et vertueux, et ces hommes M dépravés gouvernerontleurroyaume.Mais l'adminis- « trationde ces indignes ministres appellera sur le gou- « vernement les châtiments du ciel et les vengeances « du peuple. Quand lès affaires publiques sont arri- « vées à ce point, quels ministres, fussent-ils les plus «justes et les plus vertueux, détourneraient de tels n malheurs? Ce qui veut dire que ceux qui gouvernent « un royaume ne doiventpas faire leur richesse privée « des revenus publics, mais qu'ils doivent faire de la «justice et de l'équité leur seule richesse.»

Le second livre classique, Tckouajtg-yoïmg on Invariable Milieu, est un traité de la conduite dusage dans la vie. 11 a été rédigé par un disciple de G nfucius,d 'après lesenseignements recueillis delabouche du maître. Le système de morale renfermé dans ce livre est basé sur ce principe fondamental que la vertu est toujours placée aune égale distance des deux déterminations extrêmes: In média consistilvirtus. Le milieu harmonique (C^injho) est la source du vrai, du beau et du bon.

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l'en PIRE CHINOIS.

> ConFudus répondit : Est-ce sar la force virile des contrées << méridionales, ou sur la force virile des conirées septentrionau les î Parlei-vous de votre propre force 7 •

c Avoir des manières bienTcillanles et douces pour instriiire

" les hommes, avoir de la compassion pour les insensés qoi se

B révoltent contre la raison : voilà la force virile propre aus

■ contrées méridionales ; c'est à elle que s'attachent les sages. >

« Faire sa couche de lames de fer el des cuirasses de peaoi H de bétes sauvages ; contempler sans frémir les approches de <> la mort, voilà la force virile propre aux contrées septenlriou nales, et c'est k elle que s'attachent les braves. »

« Cependant que la force d'âme du sage, qui vit ioi^onrs en « paix avec les hommes et ne se laisse point corrompre parles «passions, est bien plus forte el bien plus grande! Que la force « d'âme de celui qui se tient sans dévier dans la voie droite, « également éloigné des extrêmes, est bien plus forte el bien u plus grande ! Que la force d'Ame de celui qui, lorsque son « pays jouit d'une bonne administration, qui est son ouvrage, ne B se laisse point corrompre ou aveugler par un sol orgueil, est H bien plus forte el bien plus grande ! Que la force d'ftme de « celui qui, lorsque son pajs sans lois manque d'une bonne a administration, reste immobile dans la vertu jusqu'à la mort, B est bien plus forte et bien plus grande ! »

Confucius, dans VInvariable Milieu, comme dans les autres traités, s'étudie toujoursà appliquer ses principes de morale à la politique. Voici à quelles coadi-

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