CHAPITRE III
lions il accorde au souverain le droit de donner des institutions aux peuples et de leur commander.
« n n'y a, dans l'univers, que l'homme souverainement saint « qui, par la faculté de connaître À fond et de comprendre par- « fajtement les lois primilives des êtres vivanU, soit digne de " posséder l'autorité souveraine et de commander aui hom- « mes; qui, par la facullé d'avoir une âme grande, élevée, « ferme, imperturbable et constante, soit capable de faire ré-, u gner la justice et l'équité ; qui, par sa facullé d'être toujours " boonëte, simple, grave, droit et juste, soit capable de s'atli- " rer le respect et la vénération ; qui, par sa faculté d'être re- •I Têtu des ornements de l'esprit, et des talents que procure une « étude assidue, et de ces lumières que donne une exacte înu TQstigation des choses les plus cachées, des principes les plus D sublils, soit capable de discerner avec exactitude le vrai du u faui, le bien du mal, n
« Ses facultés sont si amples, si vastes, si protondes, que "C'est comme une source immense d'où tout sort en son <i temps.
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» Elles sont vastes et étendues comme le ciel ; la source ca- <i chée d'où elles découlent est profonde comme l'abîme. Que 0 cet homme, souverainement saint, apparaisse avec ses ver- >< tus, ses facultés puissantes, et les peuples ne manqueront pas <• d'avoir foi en ses paroles ; qu'il agisse, et les peuples ne n manqueront pas d'être dans la joie.
.' C'est ainsi que la renommée de ses vertus est un océan qui " iaonde l'empire de toutes parts ; elle s'étend même jusqu'aux ■1 barbares des régions méridionales et septentrionales; partout " où les vaisseauï et les chars peuvent aborder, ou les forces " de l'industrie humaine peuvent faire pénétrer, dans tous les
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'32 L'EHPIHB CHINOIS.
H liem qœ le cie! couvre de son dais immense, sur tona les K points que la terre enserre, que le soleil et la luoe éclaireot " de leurs rayons, que la rosée el les nuages du matin fertili- « sent, tous les fitres humains qui vivent el qni respirent ne ■ peuvent manquer de l'aimer et de le révérer. <
Le troisième livi^ «lassique, Lunyu, ou entretiens philosophiques, estunrecueil de maximes confusément rassemblées et de souïenirs des entretiensdeConfucius . avec ses disciples. Parmi un grand nombre de banalités sur la morale et la politique, on trouve quelques pensées profondes, des détails assez curieux sur le caractère et les habitudes de Confucius,qui parait avoir été un peu original. Ainsi le Lun-yu dit que son pas étail accéléré en introduisant les hôtes, et qu'il tenait les
bras étendus, comme les ailes d'un oiseau La robe
qu'il portait chez lui eutpendant longtemps la manche droite plus courte que l'autre ; il ne mangeait pas la viande qui n'était pas coupée en ligne droite ; si la natte sur laquelle il devait s'asseoir n'était pas étendue régulièrement, il ne s'asseyait pas dessus;... il ne montrait rien du bout du doigt, etc.
Enfin, lequalrièmelivre classique est celui de Mengtze ou Mincius, comme le nomment les Européens. Son ouvrage, divisé endeuxpartîes, renferme le résumédes conseils adressés par ce philosophe célèbre aux princes de son lempsetàses disciples. Minciusa été décoré par ses compatriotes dutitre de secojt(/saje,Confucius étant le premier, et on lui rend, dans la grande salle des lettrés, les mêmes honneurs qu'àConfucius. Voici ceque dit un auteur chinois du livre de Mincius : « Les sujets « traités danscet ouvrage sontdediverse natures: ici^les « vertus de la vie individuelle etde parentésont exami-
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