CHAPITRE IV
H l'envoyé de Ta-thsin, les sacrifices chrétiens dans le H palais de Him-kim. Alors l'empereur fît suspendre, » àlaportedel'église, une inscription écrite de sa maiu. H Cetteaugustetableltebrillad'unviféclat; c'est pource quoi toute la terre eut un très-grand respect pour la K religion. Toutes les affaires furent parfaitementhien it administrées, etla félicité, provenant de la religion, i( fut profitable au genre humain. Tous les ans, Tempe* H reur Taï-tsoung, au jour de la Nativité de Jésus- « Ctirist, donnait à l'Eglise des parfums célestes; il 1' distribuait à la multitude chrétienne des viandes X impériales, pour la rendre plus remarquable et plus i< célèbre. Le prêtre Y-sou, grand bienfaiteur delà re- « ligion et tout à la fols grand de la cour, lieutenant du m vice-roi de So-fan et inspecteur du palais, à qui l'emi( pereur a fait présent d'une robe de religieux d'une ■-( couleur bieu clair, est un homme de mœurs douces :< et d'un esprit porté à faire toute sorte de bien. Aus- :( sitôt qu'il eut reçu dans son cœur lavéri table doctrine, !< il la mit sans cesse en usage. Il est venu à la Chine H d'un pays lointain ; il surpasse en industrie tous ceux !( qui ont fleuri sous les trois premières dynasties ; ii a t< une très-parfaite intelligence des sciences et des arts. :< Au commencement, lorsqu'il travaillait à la cour, il « rendit d'excellents services à l'Etat, et s'acquit une H très-haute estime auprès de l'empereur.
« Cette pierre, conclut l'inscription, a été établie et H dressée la seconde année du règne de Taï-tsoung a (l'an 781 de J.-C). En ce temps-là. le prêtre Niu- » chou, seigneur de la loi, c'est-à-dire pontife de la :( religion, gouvernait la multitude des chrétiens dans
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« la contrée orieulale. Liou-siou-jen, cooseitler du « palais et auparavant membre du conseil de guerre, « a écrit celte inscrîplîon. h Ce monument précieux, dont Voltaire'a eu la témé- ' rite, ou, 'pour mieux dire, la mauvaise Toi de contesler l'authenticité, parle encore d'un personnage célèbre en Chine nommé Kouo-ize-y. 11 fut l'homme le plus illustre de la dynastie des Tang, et dans la paix et dans la guerre. Plusieurs fois il remit sur letrône les empereurs chassés par des étrangers et des rebelles, il vécut quatre-vingt-quatre ans, et mourut en 781 , l'année onême où ce monument fut érigé. Son nom est resté populaire en Chine jusqu'à présent. Il est souvent le héros des pièces que l'on joue sur le théâtre, et nous-mêmes nous avons souvent entendu son nom prononcé avec respect etadmiration dans des réunions de mandarins. Tout porte à croire que ce grand homme était cfarélien ; voici, du reste, de quelle manière en parle le monument de Si-ngan-fou.
« Kouo-tze-y, premier président de la cour ministé- « rielie et roi de la ville de Fen-yen, était, au commente cément, généralissime des armées de So-fan.c'est-à- « dire dans les contrées septentrionales. L'empereur « Sou-tsoung sel'associa pour compagnon d'une longue " marche ; mais, quoique, parune faveursingulière,!! (t fût admis familièrement dansla chambre de l'empe- « reur, il n'était pas plus à ses propres yeux que s'il Il n'eût été qu'un simple soldat. Il était les ongles et les « dents de l'empire, les oreilles et les yeux de l'armée ; « il distribuait sa solde et les présents que lui faisait « rempereur,etn'accumulaitrieQdanssa maison. On
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