‹ L'Empire chinois: faisant suite à l'ouvrage intitulé Souvenirs d'un voyageChapitre 11 sur 39 · CHAPITRE V/ 19 S · texte numérisé non relu

CHAPITRE V/ 19 S

dînairement qi^'un rez-de-chaussée. Les premières Boot construites en briques ou en bois peint et verni à l'extérieur ; elles sont recouvertes de tuiles grises. Lés secondes. sont en bois ou en terre et ont des toits de chaume. Les constructions du Nord soat toujours inférieures à celles du Midi, surtout dans les villages. Dans les maisons des riches, il y a ordinairement [dilsienrs oours, l'une derrière l'autre; l'appartement des femmes et les jardins sont à reitrémité. L'exposition du midi passe pour la plus favorable. Las f^iêtres occupent tout un côté de l'appartement ; elles présenient des -dessins très-variés et sont igaraies de talc^' d'une espèce de coquille transparente, ob de papi«ï- blanc ei colorié. Les bords des toits sont relevés en lanae de 'gouttières, et Ifô angles, termina en arc, représentent des dragona mlésou des animauxi fabuleux. Lès boutiques sontsouteiiues par des pilastres ornés d'inscriptions sur de grandes planches peintes et vernies ; te m^nge de toutes ces couleurs produit de loin un efiet assez agréable. La magnificence est généralement exclue des codstruotioDs particulières ; elle se fait quelquefois remarquer dans les édifices publics.'.A Péking les hôtels des différents corps administratifs et les palais des princes sont élevés sur un soubassement et recouverts de tuiles Ternissées. Les monuments les plus remarqu&bles de la QÛDe BOQt les ponts, les tours et les pagodes. Lespcnts y sont très^multipliés, et nous en avons vu un grand nombre d'une beauté imposante. ; ils sont ai pierre, formés d'arcs en plein ciatre^ d'une solidité et d'une longueur remarquables. .. ' ''

' A peu de distance de toutes les villes de premier^d&

198 l'empim cbihois.

second et de troisième ordre, od voit presque toujours une tour plus ou moins élevée, placée à l'écart et dans risolement comme une colosaale sentinelle. Selon les tI^aditions mdiennes, lorsque Bouddha mourut, on brûla son corps, ensuite on forma huit parts de ses ossemoits, qu'on enferma en autant d'urnes pour être déposées dans des tours à huit étages. De là vient, dit-on, l'origine decessortesde tours si communesenChineetdans lés pays où le bouddhisme a pénétré ; pourtant le oombxe des étapes est indéterminé et la forme qu'elles afTecleot est aussi très-variable ; il y en a de rondes, de carrées, d'hexagones et d'octogones ; on en voit en pierre, ea bois, -en briques, en t^enœ même, comme celle de Naoking ; les ornements en porcelaine dont elle est revêtue lui ont fait donner le nom de Tonr de porcelaine. Maintenaut la plupart de ces monuments sont dégradés et tombwt éa ruine ; mais on trouve, dans les poéses anciennes, des passages qui attestent tout le luxe et la m^^niScence que les empereurs déptayaient dans la construction de ces édifices ; voici quelques-uns de ces passages. « Quand.j'élève mes regards vers la tour de ■ pierre, il me faut chercher son toit dans les nues. « L'émail de ses briques dispute d'éclat à l'or et à la « pourpre^ et réfléchit en arc-en-ciel^ jusqu'à la ville, les « rayons du soleil qui tombent sur chaque éb^e. » Un censeur, pour exprimer énergiquement l'inutilité êl les dépenses énormes de la fameuse tour de Tchang- Dgan, la nommait la mmtii (Tune ville. Un poêle, qudque peu satirique, en' parlant d'un de ces édifices qui avait cinq cents pieds de haut, après plusieurs strophes exprimant l'étonnement et l'admiration sur le projet et

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l'exécution d'uD si grand ouvrage, continne ainsi : a Je «xraiiis l'asthme, et je n'ai pas osé me risquera moD- « ter jusqu'à la dernière terrasse d'où les: hommes ne pa- « rai&sent qu'e comme des fourmis. Monter tant d'esca- « liers est réservé à ces jeunes reines qui ont la force de « porter à leurs do^ts ou sur leur tête les revenus de K plusieurs provinces. » 11 y a en,'disent les livres chinois, des tours en marbre blacc, en briques doréas, et même en cuivre, au moins en partie. Le nombre des étages était trois, cinq, sept, neuf, et allait quelquefois jusqu'à treize ; leur forme extérieure variait beaucoup, ainsi que leur décoration intérieure ; il y en avait qui étaient à galerie ou à balcon, et diminuaient, à chaque étage, de la largeur du balcon ou de la galerie ; quelques-unes étaient bâties au'milieii des eaux, sur un massif énorme de rochers escarpés, où l'on faisait croître des arbres et des fleurs, et sur lesquelles on ménageait des cascades et des chutes d'eau. On montait sur ce massif par des escaliers qui étaient taillés grmsiërelnent, totimaient sur les flancs d'un gros rocher, passaient sous un autre, ou même au travers, par des voûtes et des cavernes imitées de celles des montagnes, et suspendues comme elles en précipices. Quand on était arrivé sur la plate-forme, cm y trouvait des jardins enchantés ; c'est du milieu de ces jardios que s'élevaient les tours, qui devaient étr&d'une munificence extraordinaire, à en juger par les beaux restes qui existent encore aujom^'hui.

Les pagodes ou temples d'idoles sont, pour ainsi dire, seinées dans l'eminre chinois «vec une profusion incroyable ; fl n'est pas de village qui n'en possède {dusieurs ; il y en a sur les chemins, au milieu des champs,

198 l'bhpiu ghihois.

partout. On dit communément qae, dans la ville de Péking et dans la banlieue, le nombre s'élève jusqu'à dix mille. 11 faut ajouter que la plupart de ces pagodes oediSèrent pas beaucoup des autres édifices. Souvent ce ne sont que des espèces de chapelles, ou des niches renfermant quelque idole ou des vases à brûler des parfums. Cependant il yen a |dusieurs qui sont d'une grandeur, d'une richesse et d'une beauté dignes d'attention. On remarque surtout, à Péking, les temples du Ciel et de la Terre, et, dans les provinces, plusieurs pagodes célèbres, où les Cbin(HS font des pèlerinages à certaines époques de l'année.

Les omemoits et tes décorations de ces temples sont, ' on le comprend, tout à fait dans le goAt chinois ; Vaal n'y découvre guère que confusion et bizarreries. Les peintures et les sculptures qu'on y trouye n'ont pas nne grande valeur artistique ; on sait que le dessin est trèsimparfaitement cultivé à la Chine. L^s peintres n'y excellent qne dans certains procédés mécaniques relatifs à la préparation et à l'application des couleurs ; dam leurs compositions, ils ne font aucune attention à la perspective, et leurs paysages sont toujours d'une uniformité désolante. On voit pourtant quelquefois des miniatures chinoises et des gouaches d'une rare perfection, mais trèfl-lnférîeures, par le style, aux tableaux les plus médiocres des peintres européens. Les sculptures qu'on remarque dans les pagodes ont de beaux morceaiix de détail; mais elles pèchent, le plus souvent, du côté de l'élégance et de la correction des formes. Les Chinois prétendent que les peintres et les sculpteurs des temps passés, surtout du cinquième et du sixième siècle de

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Qotre ère, étaient de beaucoup supérieurs i ceux d'aujourd'hui. On serait tenté desouscrire à cette opinion, après aToir visité les magasins des choses antiques, où ]'on rencontre en effet des objets d'un m^te réel.

Ou ne trouve pas, enChme, de temples d'une grande antiquité. Ils oe-sont pas d'assez forte construction pour résister aux injures du temps et des hommes. On ie iamp tomber en raine, puis ou en élève de nouveaux. Les Song, ditim proverbe 'Chinois, faisaient des routeis ^des ponts, lesTangs, des tours, les Mings, des pagodes^ Nous pouvons! ajouter que les Tsings ne - font rien et ne cherchent pas même à conserver ce qui a été fait par lasdynaaties précédentes.

A ne considérer que le nombl% prodigieux de temples, de pagodes et d'orabùres, qui s'élèvent sur tous les points de la Qiioe, on serait assez porté à croire que les Chinois sont un peuple religieux . Cependant, en y r»' gardant de près, il est- fadle de se ctmvaincre qné cm manifestations extérieures ne sont que le résultat d'un usage, d'une' vieille habitude, et nullement un indice d'un sentiment, pieux ou d'une idée religieuse. Nous avons déjà dit combien les Chinois actuels sont absorbés dans les intérêts matériels et les jouissances de la vie présente, et jusqu'à quel point ils ont poussé l'indifféren-' tisme en rdiigion. Leurs annales attestent toutefois qu'à diverses époques, ils se sont vivement préoccupés de plusieurs systèmes religieux qui, après de nombreuses' vicissitudes, ont fini par s'acclimater dans l'empire, et existent encore aujourd'hui, du moins nominalement.

Il n'y a point, à proprement parler, de religion d'Etat en Chine, et tous les cultes y sont tolérés, pourvu que

SOO l'ehpisk chinois,

le gouTeroemeat ne les juge pas dangereux. Trois religions principales soDt admises et considérées comme ^^ement bonnes, et l'on pourrait dire comme également Traies, quoiqu'il y ait eu entre elles des guerres longues et acharnées. La première et la. plus aDcieone est celle que Voa nomme jou-kiao, « la docirîàe des lettrés^ » et dont Confucius est r^^ardé comme le réformateur et le patriarche. Elle a pour base un panthéisme philosophique, qui a été diversement interprété suivant les époques. On croit que, dans la haute antiquité, l'existeDce d'un Dieu toulr-pulssant et rémnnérateur n'en élait pas exclue, et divers -passages de Confucius donnent lieu de penser que ce sage l'admettait lai-même ; mais le peu de soiu qu'il a mis à l'inculquer i ses disciples, le sens vague des expressions qu'il a employées, et le soin qu'il a pris d'appuyer exclusivement ses idées de morale (l)et de justice sur le principe de l'amour de l'ordre et d'une conformité mal définie avec les vues du ciel et la marche de la nature, ont pei^ mis aux philosophes qui l'ont suivi de s'égarer, au pmnl que plusieurs d'entre eux, depuis le douzième siècle de

(1) El encore qaelle morale 1 Conuneat doit «e comporter on flUvl»t-Vls de renoemi de aon pèie? demanda Tee-hla iConfucias. — ■ 11

■ M couche en habit de deuil, lui répondit ConfucfuB, et n'a que ets t armes pour chevet ; Il n'accepte aucun emploi. Il ne gouffre pas que

■ l'eoDeml de son père raate sur la terre. S'il le rencontre, aolt dans le

* marché, ult dans le palais, Il ne retourne point chei lui pour

■ prendre ses armes, mais 11 l'attaque àur-le-champ... • Dans un autre passage,' ' ce fameux moraUste s'exprime ainsi : • Le meurtrier de

■ votre. père ne doit pas rester boub le ciel avec toubj 1! ne fout,

* pas mettre led armes bas, tandlB que celui de votre frère vit eaewe,

* et vous ne pcurei pas habiter un même ro jaume avec celui de voire

CHAPITU T. SOI

DOtre ère, sont tombés dans ud véritable spînosisme,-et ont enseigné, en s'appuyanL toujours de l'autorité de leur maître, un système qui tient du matérialisme et dégénère en athéisme. Confucius, en effet, n'est jamais religieux dans ses écrits ; il se contente de recommander, en général, d'observer les pratiques anciennes, la piété filiale, l'unour fraternel, d'avoir une conduite conforme aus lois du ciel, qui doivent être toujours en harmonie avec les actions humaines.

En réalité, la religion et la doctrine des disciples de Confucius, c'est le positivisme. Peu leur importent l'o»rigine, la créatitHi et la fin du monde ; peu leur importent les longues élucubrations pbilc^phiques. Ils ne prennent du temps que ce qu'il leur faut pour la vie; de la science et des lettres, que ce qu'il leur faut pour remplir leurs emplois ; des plus grands principes, que. les conséqu^ces pratiques, et de la morale, que la partie utilitaire et politique. Us sont, en un mot, ce que nous cherchons aujourd'hui à devenir en Europe. Ils laissent de c6té les grandes disputes, les questions spéculatives pour s'attacher au positif. Leur religion n'est, en quelque sorte, qtï'une civilisation, et leur philosophie, que l'art de vivre en paix, que l'art d'obéir et de commander.

L'État a toujours conservé, comme institution civile, le culte rendu' aux génies du cieletde la t«rre, des étoiles, des montagnes et des rivières, ainsi qu'aux âmes des parents morts : c'est la rel^lon extérieure des officiers et des lettrés qui aspirent aux chaires administratives ; mais, à leurs yeux, cette sorte de culte n'est qu'une institutioa sodale, sans conséquence, et dont le sens peut

iOS L'nmu omoiB.

s'interpréter de dMféwote» manièrB». Ce culte ne ooooalt pas d'iiDB^s et n*B pas de prêtres ; chaqae magistril le pratique dans la sphère de ses fooctîoDB, et l'empereur lui-m£me en est le patriarcale. GénâvlRneati tous les lettrés et ceuT qui ont ta préteation de le devenir s'f attadient, sans renoooer toutefois à des usages empinntés aux cultes. Mais ta' conviction n'eut» pour rieo daes leur conduite, et l'habitude seule les soumet à des pnt> tiques qu'ils tournent eux-mêmes en ricKenle, comme la distinction des jours heureux et melhenreox, les horoscopes, la divinatioo pdr les Sorte, et une foule d'atltnt superstitions du même genre, qui btttnne grande vogM dans tout l'empire. . .n. . *■ . ,

Or peut dire que tout ce qu'il y a àe moins vague e( de plus sérieux dans laTetigieu' des lettrés est absorbé par le cnlte de Gonfucius lui-même. Sa tablette est dans toutes les écoles; les maîtres et les élères dolTentïe prosterner devant ce nom vénéré an commencement et à la fin des classes ; son image se trouve dams les acadé^ mies, dans les Heux où se rénmtsMnit Ira lettrés et où l'on fait subir les examens littéraires. Tontes les villes ont des temfdes éterés en soa honneur, et plus de trois cents millions d'hommes le proclament, d'ime toïx unanime, le saint par excellence. Jamais, sans contredit, il n'aété donné à aucun mortel d'exercer, pendantlant-de siècles, un si grand empire sur ses semblables, d'en reoevcâr des hommages qui se traduisent en véritable coite, qu(»que tout le monde sache bien que Cmfndus était tout simplement un homme né dans la principauté de Lou, six siècles avant l'ère chrétienne. On ne trouve certainement rien, dans les annales humain», de comparable

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à oecoltejiout à la fois civil et rel%ieoj, rend» à qd simple ciloyea par un peuple iramaDEe, et durant -Tiùgtquatre sièdee. Les deaceodants da Gonfucius, qui exia-. teot encore ea grand nombre, participent aux bomiears extracvdinaires qne la nation chinoiâé loiri mtière rendi à Imr glorieux aooètre ; ils constitnent la seule noblesse héréditairerde l'empire, et jouissent de certains pnvîlé>i ges qui ne peuvent appartenir qu'à eux seuls.

La 8ecoDdereli^on,.à la Chine, est regardée, par< sectateurs, oomme étant la religion primitiTe de ses |d|i»i anciens habitante. Elle a,.parcoDséquentt de nombreuses analo^es avec la précédente ; seulement, l'existence individuelle des génies et des démims, indépendants ides> parties de la nature auxquelles ils président, y est mieux reconnuei.Lesprétres~etpràtres5eEdeceCuUe, vouésau. c^bat, pratiquent' la magie, l'astrc^f^e, la nécromao-n cie, et mille autres superstitions ridicules. On les nomma tao~ue, ou u docteurs lie la rùsoa, » -parce que leur' dogme fondamental, enseigné par le fameux Lao-tze, contemporain de Confucius, est celiù de l'existence de la raison primordiale qui a créé le monde.

Lao-tze étant peu connu des Européens, nous pensons» qu'il ne sera pas hors de propos de donner quelques dé^ tails sur la vie et les opinions de ce philosophe. Nous les empruntons à une excellente notice publiée par M. Abel Rémusat, dans ses Milangta asiatiquei (I).

«J'ai soumis à un examen approfondi la doctrine a d'nn philosophe très-célèbre à la Chine, fort peu « connu eu Europe, et dont les écrits, très-obscurs, et,

[D Tome I, p. 91 et iniv.

t04 l'rHPIHB CHlIfOlg.

« par conséquent, très-peu lus, n'étaient guère mieux « appréciés dans son pays, où oo les eutendait mal, que • dans le ndtre où l'on en avait à peine ouï parier.

a Les traditions qui avaient cours au sujet de ce philo- « sophe, et dont on devait la connaissance aux mission- « naires, n'étaient pas de nature à encourager des re- « dierches sérieuses. Ce qu'on savaitde plus positif, c'est . « que ce sage, qu'une des trois sectes de la Chine recoo- « naît pour son chef, était né il y a environ deux mille « quatre cents ans, et qu'il avait fait un ouvrage qui est m venu jusqu'à nous, sous le titre pompeux dç Livre de *laraiion et de la vertu {l). De ce titre est venu celui de a ses sectateurs, qui s'appellent eux-mêmes doeteurt de « la roMon, et qui soutiennent par mille extravagances € cette honorable dénomination. C'est d'eux qu'où avait « appris que la mère de leur patriarche l'avait porté « neuf ans dans son sem, et qu'il était venu au monde « avec les cheveux blancs, ce qui lui avait valu le nom «t de Lao-txe, n vieil enfant, o sous lequel on a coutume « de le dée^er. On savait encore que, vers la fin de sa « vie, ce philosophe était sorti de la Chine, et qu'il avait c voyagé b>en loin à l'Occident, dans des pays où, sui- « vaut les uns, il avait puisé ses opinions, et où, sd(Hi « les aub«s, il les avait enseignées. En recherchant les « détaib de sa vie, j'ai rencontré beaucoup d'autres traits « merveilleux qui lui sont attribués par les sectaires ignoc rants et crédules qui s'imaginent suivre sa doctrine. «Ainsi, comme ils ont admis le dogme de la transmi-

(I) SUniaU» Julien en a donné une traduction qui, comme tout la traTBui de ce Mvant linologue, est marquée au coin d'nne rare perfection.

CBAPrniB T. SOS

« gration des âmes, ïIb supposent que celle de leur If maître, quand elle viat animer sou corpSj u'en était « pas à sa premi^e naissance, et que déjà, précédem- « méat, elle avait paru plusieurs fois sur k terre.

« On sait que Pythagore prétendait aToir régné en « Pbrygie sous le nom de Midas ; qu'il se fiOUTenaîl d'à- « Toir été cet Euphorbe qui blessa Aféuélas, et qu'il re- « conDut, dans le temple de Junon, à Argos, le bouclier « qu'il avait porté au siège de Troie. Ces sortes de gé- « néalo^es ne coûtent rien à ceux qui les fabriquent; a aussi, celle qu'on a faite à Lao-tze est-elle des plaï « magnifiques. Entre autres transformations, sou âme « était descendue, bien des siècles auparavant, dans les « pays occidentaux, et elle avait converti tous les hal»- « tants de l'empire romain plus de eix. cents ans avant la « fondation de Rome.

a H me parut que ces fables pouvaient se rapporter i « l'origine des principes enseignés par Lao-tze, et, peut- « être, offrir quelque souvenir des circonstances qui les <r avaient portées jusqu'au bout de l'Asie. Je trouvai cu- « rieus de rechercher si ce sage, dont la vie fabuleuse « offrait déjà plusieurs traits de ressemblance arec celle « du philosophe de Sa'mos, n'aurait pas avec lui, parées a opinions, qiïelque autre conformité plus réelle. « L'examen que je fis de son livre confinna pleinement « cette conjecture et changea, du reste, toutes les idées ■ que j'avais pu-me former de l'auteur. ComMue tant « d'autres fondateurs, il était, sans douter bien loin de «( prévoir la direction que devaient prendre les opinions « qu'il enseignait, etj s'il reparaissait encore sur la terre, « il aurait bien lien de se phûodre du tort que lui ont fait

toc l'oipiu CBIltOlS.

« ses indignes disàples. Au lien iu pairiarche d'une « secte de jongleurs, de magiciens et d'astrolf^ues, € cherchant le breuvage d'immortalité et les moyens de € s'jélerer au ciel en traversant les airs^ je trouvai, dans c son livre, un véritable philoso[^e, mcMraliste judiùeui, c théologien disert et suhtil métaphysicien. Son style a « la majesté de celui de Platon, et, il faut le dire, aussi « quelque chose de son obscnrité. Il expose des concepc tions toutes semblables, presque dans les mémee « termes, et l'analogie n'est pas moins frappante dans « les expressions que dans les idées.Voici, par exem{de, « comme il parie du souverain Etre : « Avant le chaos « qui a précédé la naissance du ciel et de la terre, un seul ■« être existait ; immense et silendeux, immuable et lou- 41 jours agissant : c'est lamèrederunivers.J*ignore son *E nom, maisjele désigne parle mot Raison... .L'bomme « a son modèle dans la terre, la terre dans le ciel , le ciel « dans la raison, la raison en elle-même. » La morale « qu'il professe est digne de ce début. Selon lui, la per- « fection consisteÀ être sans payions, pour mieux con- « templer l'harmonie de l'univers. « Il n'y a pas, dit-il, c de plus grand péché que les désirs déréglés,, ni de fdus s grand malheur que les tournients qui en 6(Hit la juste « punition. » 11 ne cherchait pas à répandre sa doc- « trine. «Oncacheavecsoin, disail-il, untrésorqu'cua >« découvert. La plus solide vertu du sage consiste à savoir « passer pour un insensé, n 11 joutait que le sage devait c suivre le temps et s'accommoder aux circonstances; -« précepte qu'on pourrait croire superflu^maisqui, sans /i doute, devait s'entendre dans un sens un peu difiërent « de celui qu'il aurait parmi nous. Au reste, toute sa

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a philosophie respire la douceur et la bieuTeitlaDce, « toute son aversion est pour les cœurs durs et les « hcHumes Tioleute. Oa a remarqué ce passage sur les « cwiquéraots :. <( La paix la idoîds glorieuse est préfé- « Fable aux plus brillants succès, de la guerre. La vic- «■toire la pliU' éclatante n'est 4|ue la lueur d'un ini« candie. Qui ae. pare de aes latmers ajme le sang, et •« mérite d'être efiacé du noml»^ des honnnes. Les aoit 'Ciens,dieaifint : Pte rendez aus «aiDqueurs.que4e8 hon- <« wurs fanèbres ; accueillez-les avec. des pleurset des ^orîs, en Hiémoired^ tioinici^es qu'ils ont faits, etque at les monuments de leurs victoires soient environnés de ■« tombeaux. » - .

, «LamétephyBiquedeLap-tzeoSre bien d'autres trails •«remarquables .'que' nous sommes contraint de passer •« sous sUence. Gomioent, en .efiet, donner une idée de «ceshaulesaiatraclionaet de ces subtilites inextricables «<Hi se joue et s'égare l'imagination orientale? Il suffira « de dire que les^ opinions du philosophe chinois, sur «l'origine et.la constitution de l'univers,. n'oBrent ni ft faUe» ridisote»,- aï-, choquantes absurdités; . qu'elles .«,portentrem|ireinted'un«sprit.DobJeet élevé, etque, « dans les subUmes rêveries qui' les distinguent, elles K. présentent une. couforimté frappante et incontestable .«. avec la doctrioe quf;<profes3èreut, un ' peu plus tard, «^ les écoles ,4eiPjthagaTe et de Platon. .Comme les «.^jtiiagoricieDS et les platoniciens, notre philosophe 41 .admet pour première cause la raison, être inefTabtei -aiociréé, qui est le type de l-uniTers et n'a de type que «lui-même.' Ainsi que Pythagore, il regarde lésâmes «'humaiiws^oomme des.éaianatiops de la substance

t08 L KHPIIB GHINOIS.

• éthérée qui vont s'y réunir à la mort, et, de même que « PlatoD, il refuse aux méchants la faculté de renfa^ «. dans le seia de Tftme universelle. Avec Pythagore, il « doDue aux preniiers principes des choses les^noms des « nombres, et sa cosmogonie est, en quelque scwte, -I* algébrique. U rattache la chatne des êtres à celui qu'à « appelle un. puis à deux, puis à trot*, qui, dit^l, ont fait « toutes choses. Le dirin Platon, qui avait adopté ce « dogme mystérieux, semble craindre de le révéler aux « profanes -j il l'enveloppe de nuages dans sa fameuse « lettre aux trois amis; il Tense^e à Denys de Syraa cuse; mais par énigmes, comme il le dit lui-même, « de peur que, ses tablettes venant, sur terre ou sur « mer, à tomber entre les tnaius de quelque inconnu, « il ne puisse les lire et les entendre. Peut-être le souci venir récent de la mort de Socrate contribuait-il à loi « imposer cette réserve. Lao-tze n'use pas de tous ces « détours, et ce qu'il y a de plus clair dans son livre, « c'est qu'un être trine a formé l'univers.... i»

Cette dernière pensée ctHifirme tout ce .qu'indiquait déjà la traditiond'un voyage de Lao-tze dans l'Occident, et ne laisse aucun doute sur l'origine de sa doctrine- Vraisemblablement, il la tenait ou des Juifs des dix tribus, que la conquête de Salmuiazarvenait deJispérsa dans toute TAsie, ou des apêtres de quelque secte phénicienne à laquelle appartenaient aussi les philosophes qui furent les maîb^s et les précurseurs de Pythagore et de Platon. En un mot, nous retrouvons dans les écrits de ce philosophe chinois les dogmes, et les<^ nions qui faisaient, suivant toutes les apparences, U base'dela foi cophique et de cette imtique sagesse ariea-

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taie dans laquelle les Grecs allaient s'instruire à l'école des Egyptiens, des Thraces et des Phéniciens.

Maintenant qu'il ^t certain ((ue Lao-tze a puisé aux mêmes sources que les naaitres de'la philosophie aucienne, on voudrait savoir quels ont été ses précepteurs' immédiats et quelles contrées de l'Occident il a visitées^ Nous savons par un témoignage digne de foi qu'il est allé dans la Bactriane ; mais il n'est pas ïraptrasible qu'il ait poussésespasjusque dans la Judée ou même dans ta Grèce. Un Chinois à Athènes offre une idée qui répugne à nos opinions, où plutôt à nos ppéyugés, sur les rapports des natious anciennes, ie crois, toutefois, qu'on doit s'habituer à ces singularités, non qu'on puisse démontrer que notre philosophe chinois ait effectivement (ténétré jusque dans ta Grèce, mais parce que rien n'assure qq'il n'y en soit pas venu d'antres vers la même époque, et que les Grecs n'en aient pas confondu quelqu'un dans le nombre de oes Scythes et de ces Hyperboréens qui se fusaient remarquer par l'élégance de leurs mœurs, leur douceur et leur politesse.

Au reste, quand Lao-fae se serait arrêté en Syrie, après avoir traversé k Perse, il eût déjà fait les trois quarts du ctiemin et parcouru la partie la plus difficile de la route, au travers de )a haute Asie. Depuis qu'on s'attache exclusivement à la recherche des faits, oa conçoit à peine que le seul désir de connaître des opinions ait pu faire entreprendre des courses si pénibles ; maïs c'était alors le temps des voyages philosophiques ; ea bravait la £at^e pour aller' cberclier la sagesse, ou ce qu'on prenait pour elle, et l'amour de la vérité lançait dans des entreprises où l'amour du gain, encore peu

iima1ir,.Q'fiâttwé se hascrder. ILy «dsastescaeanMlH kHDtaiaee quelque chose de romanesque qui nous les Bend i peine croyables. Noos ne Eaurlom mui knigkier qu'à eesépoques loculées, où la géogni|4iie état ai paa perfeetiminéeetle mopdeencoreeav^ppéd'ôbsôirMé, de» fUknophes puasent, pu* l' effet d'une iouaMe oorio* BtéyqMitterleor patrie et parcourir, nudgré iniHe cAit- IjBcles et ea traversant des régiooB iuconinies, des paHîM oonsidérables de i'aucien ceutioeot. Haia on ne peot pu nier tous les bits qui embarrasoent, et ceux de te genre ■e.ninUi];^ot cbaquejour, à mesure qu'on appmfondîl l'bistoiEeancieODederOrient.. Ce qu'on sertûtteatéd'en ûDoclure, c'est que les obstacles n'éttùent pas auBùi grands ^e nous le sappoeons, ni les contrées à traYeiser aoaii paiGiMtBues. Des souvenirs de parenté liaient enooicks nations de proche en proche ; l'hospitalité, qû est la vertu des peuples barbares, lUspenftait leavoyageors ds mille 'précautions qni sent néceesairet pamu nous. La wlifpoit hvorisait leur marche, qui n'était, en que%M sorte, qu'un long pèlerinage de temple en toupie etd'^ calemécole. Detousteoi^sausttle commente a en ses earaiTEttaes, et, dès la plus hante antiquité, 'il y Mxaàt, «oAiie, des routes tiacéesqu'onasuiTies naturdloBoit jusqu'à l'époque ou la découverte. du cap de BoiUMh Espérance a changé, la direottoo des tojo^ de Img opius. En un mol,, on a cru. les nations dviliséea de l'an- (àai monde- plut coBiplétement isslses, et. plus étran* gères les unes aux autres, qu'ellesue l'étaient rédlement^ pareeque les moyeoftqu'eUes avaient pour coquBuiBqau' entre elles, et les motilis qui les y aogagaaieut,.aous aOBt paiement inconDUS. Noua sommes peut-être Bn pev

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tH^ disposa l asUre sur le compte ée letir ignennce et (^i n'esl qu'UD effet de la nMiv. A cet ^wd, noiiB pOQiriaasjuilçtiieDt naa» npfiiqpeT ce qœ dit, par rap^pert i Ja morale, «a dâ> disàples 1«8 plas cabres do flage dont nous Tenons de rechercher les opinions : « Uoe c Tive lumiàte éclairait la haute antiquité, mais-àpMne « cpielqoes raycHis sont lémia jusqu'à nous. D nbus « semble que les anciens étaient dans les ténèbres, parce « que nous les ToypnS'à trarors les nuages épais dont « nous venons de sortir. L'honame est un enfant né k c minuit ; quand il Toittever lesolNl.-il croH'qn'Ater « n'a jamais existé. »

C(H]f acâus eut de fréquentes relations htm LaMore ; mais il-esl difficile de satoir quelle âlait roj^oion du ^ef des lettrés sur la doctrine du patriarche des doctenn de h raison (1). Un jour U alla ki rendre vinte ; étant revenu près de ses disàples, il resta trois josrs sans prononcer un moti Tseo-kong^en fut surpris et loi en demanda ta (»use.

« Quand je Tois un homme, dit GoofHciuis, se sêrrâ' « de sa pensée ponr m'échapper comme l'oiseau 4{ni « Tole, je dispose la mienne comme un arc armé de sa c flèche pour le percw ; je ne manqne jamais de l'at- « teiiidre et- de me rendre maître de lui. Lorsqu'un « homme se sert de sa pensée po^r m'échappw comme «un cerf agile, je dispose la mienne comme un chien « courant pour le pourspivre ; je ne manque jamais de < le saisir et de l'abattre. Lorsqu'un homme se sert de ai sa pensée pour m'écbapper comme le poisson de !'»•

(1) Le lÀnre de la Voie et de la Vertu, par Lao-tié, tradacUm de U. Stantslu Julien ; Introdaetloa, p. iih.

,.cdb.GooyIc

11$ l'ridiik cBmou.

« Urne, je dispose ta iqieiuie comme l'hameçm da « pêcheur ; je ne loanqae jamsis de le prent^ et de « le faire tomber en mon pouvoir. Quant an dragon qui «s'élèrê sur les nuages et rogue dans l'étherje ne «puis le poursuivre. Aujourd'hui j'ai tu Lao-tie j fl «L est comme le dra^oo 1 A sa vois, ma bouche est res? ■ tée béante, et je n'ai pu la fenner ; ma langue est «sortie àforCe de stupeur, et je n'ai pas en la force de « la reUrer ; mon &me a été plongée dans le trouble, « et elle n'a pu reprendre son premier calme, n

Quoi qu'on puisse dire -des idées, philosophiques de Lao-tze, ses disciples, les docteurs dç la raison, ne jouissent pas aujourd'hui d'une' grande popularité. Les supersti^ons aniquelles ils se livrent sont si çxtravagante8,,que les plus ignorants mêmes en font l't^jet de leurs plaisanteries et de leurs sarcasmes. Us se sont rendus principalement célèbres par leur prétendu secret d'un élixir d'immortalité. Ce breuvage leur a donné beaucoup de crédit auprès dé plusieurs empereurs fameux. Les annales chiaoîscs sont remplies des débats et îles querelles .d«s tao-sse avec les sectateurs de ' Conf ucius ; ces (Jemjers se sont servis contre eux, avec le plus.grand succès, de l'arme du ridicule, et ils n'ont, jamais manqué d' envelopper daqs leurs railleries, et les docteurs de la raison et les bonzes, preuves, du bouddhisme^ qui est la trôidème religicui de la Chine. . Vers le milieu du premier siècle de notre ère, les empereurs de la dynastie des H^n admirent officielle^ ment, en Chine, le .bouddhisme indien. Cf^tte religion k représentaUoDS matérielles de la Divinité se répandit rapidement parmi les Chinois, qui l'appelèrent religion

de Fo^ par une transcription incomplète du nom de Bouddha. Le bouddhisme, ce vaste système religieux auquel on peut attribuer plus de trois CÈots millions de sectateurs, mérite bien que nous entrions dans quelques détails sur.son bri^ne, sa doctrine et sa' propagft> titm parmi les peuples de la haute Asie.

Le mot Bouddha est un nom générique trèe-ancien, et qui a une double racine en sanscril. L'une signifie être, exister, et l'autre sagesse, intelligence supérieure. C'est le nom par lequel on désigne l'Être créateur, tout^ poissant, Dieu. Mais on l'applique aussi, par exteoàon, & ceux qui l'adorent et cherchent à s'élever jusqu'à lui par la coatemplation et la sainteté. Cependant tous les bouddhistes que nous avons vus en Chine, eo Tarlarie, an Thibet et à Ceyiaa, entendent désigner par ce nom un personnage historique devenu célèbre dans toute l'Asie, et qu'on regarde comme le fondateur des institutions et de la doctrine comprise sous là dénomination générale de bouddhisme. Aux yeux des bouddhistes, ce personnage est tantôt un homme, tantôt un dieu, ou plutôt il est l'un et fI' autre. C'est une incarnation divine, un homme-dieu, qm est venu en ce monde pour éclairer les hommes, les racheter et leur indiquer la voie du salut. Cette idée d'une rédemption humaine par une incarnation divine est tellement générale et populaire parmi les bouddhistes, que partout nous l'avons trouvée . nettement formulée en des termes remarquables. Si nous adressioiu à un Mongol ou à un Thibétain cette question : Qu'esta ce que Bouddha ? il nous répondait à l'instant : C'est le sauveur des hommes. La naissance merveilleuse de Bouddha, sa vie et ses enseignements, renferment un

tl4 l'ehpiu ClUOIS.

grand Domltav de TériUfi moraks si do^nutiqBes profes- ■ées dans le chnstianinne, et qu'on ce doit pBs èbe Mtrpris de retrouTer aussi dans d'autres religions, parce que cet T&itée sont traditionnelles et ont toujounété dndomaiDtf de rhumamlë tout entière. Il doit y avoir diez un peuple païen pins ou moins de vérités chrétie*. net, sdonqu'ilaété plus ou mains fidtieicoosa^er le dépôt de8traditicHiBpriinitrnH(t).

lyapriB la concordance des lÎTTes indiens, chioois, ttlibétaÎDS, mongols et cingalais, <m peut faire remontar la naissance de Bouddha à l'en 960 avant Jésus- Christ. Les variantes de quelques années en plus ov en moins ne août d'aucune importance. Klaprotb a ^trait des livres mongols, qui ne lontque des tradoctioBsdn tbibéiain on du sansôit, la légende de Bonddha dont nous allons donner une analyse succincte.

Soutadanna, chef de la maison de Chakia, de la casie des brahmaocB, régnait dans l'Inde anr le paissant en»pire de Magadba, dans le' Bahar méridional, dcmt la capitale était Kaberchara. Il épousa MahatagHm, « la grande iltasion, % mus ne oGqsomma pas son mariage avec elle. Celle-ci, quoique vierge, conçut par l*nifluence divine, et, le quiine do deuxième mois du {in»tempe, elle mit au monde un fils qu'dk avut porté trms cents jours dans son sein. Le prenant dans lef bras, elle le remit à un roi qui était égalem«it une îqcarBatien de Brahma (en mongol, Etrmm~Tim§n);

(DNatunmt proposoiwdedéviidfiper Mte peoiéedsniuiijbBnll lyédBl. où non» esM^erona d'eipoBer la rellslon boaddhiqDe telle q« IHMU l'BTODs compriw par nos rappoftg avw le» peuple» qui la pn-

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