‹ L'Empire chinois: faisant suite à l'ouvrage intitulé Souvenirs d'un voyageChapitre 23 sur 39 · CUPIT» X · texte numérisé non relu

CUPIT» X

wân-tchang-koun ! répétèrent les porteurs, nous obéîs-

SODS Ils chai^nt aussitôt les palanquins sur leurs

épaules, et Wei-cban,. qui avait une parfaite intelligence de ces brusques évolutions, se mît à la tète du coutoI, en criant à la foule de s'écarter avec respect. Les flots de la multitude se divisèrent comme par «ttcbantement, le Saille pleureur et les autres maudariDs, qui étaient encore à délibérer, se mirent d'instinct à notre suite, tous les membres de la caravane en firent autant, et nous entrâmes ainsi au palais des compositions littéraires avec cette majesté hautaine qui«st tout à fait daifi le goût du peuple cbinois.

Les gardiens de l'établissement, voyant arriver un convoi accompagné d'une population innombrable, s'imaginèrent tout naturellement avoir affaire à quelque fameux personnage. Toutes les portes furent ou- Tertes à deux battants, et nous pénétrâmes, après avoir traversé plusieurs salies et plusieurs corridors, jusqu'à la cour la plus reculée. C'est là que s'arrêta Wei-cban. qui conduisait l'entreprise avec une merveilleuse audace. Nous sortîmes de nos palanquins, et nous fîmes venir le gardien en chef du wen-tchang-koun. — Ouvre tout de suite, lui dimes-nous,-les appartements supérieurs, et fais préparer le repas du soir ; nous resterons ici quelques jours. Que chacun fasse son devoir et tout le monde sera content. Nous nous adressâmes ensuite aux fonctionnaires venus pour nous recevoir à notre débarquement, et qui n'avaient pas su deviner ce qu'il fallait faire de nous. — Vous autres, leur dîmes-nous, allez tronver le préfet de la ville, annoncez-lui que nous jouisamftd'nne bonne santé, et que nous sommes installés

an wen-tchang^ouD, «l'une mafaikc conforme à nos ^ts. Nous fîmes une profonde révéreDce à ces globules de diverses couleurs, qui s'en retournèrent d'un aip tout mystiBé, et comme des gens qui ne complrënnent rien au rôle qu'ooleurfait jouer.

Tout le monde étant parti, le Saule pleureur resta planté devant nous, sans rien dire. 11 nous regardait avec ses jeus humides et clignotants, et semblait nous demander ce que nous allions faire de lui. -^-Maître Lieou, lui dîmes-nous, tu devais nous conduire jusqu'à la capitale du Kiang-sl; nous y voilà, ta mission est terminée. Où es-tu logé ? — Où jésuis logé ! fit'^l, d'un air tout ébahi; mais qui esUce qui peut savoir cela? — Toi, sans doute ; au moins ta as plus que tout auire le droit de le savoir. — C'est possible ; loujonr* iest-i! que je ne sais trop ce que je vais devenir. — Va trouver le gardim de l'établissemËnt, il te colloquera quelque part. Demain prr^blement nous, recevrons ta visite des antorités,^ tu râleras tes aflaires avec elles... Le Saule ptéureiR' trouva que nos paroles avaient un certain sens ; il alla doncàlarecberchedu gardien, et nous mwitâm^ visiter le logement que nous sous étioris octroyé.

Wei-cban, aidé de quelque^ serviteurs de la maismi, avait déjà mis tout en ordre dans de vastes- et frais aippartemenis, d'où la vue dominait la ville, le cours du fleuve que nous venions de traverser, et la campagne des environs. Une galerie ouverte, ornée de grands sièges en porcelaine et de nombreux vases ti fleurs, donnait sur le quai, oùlafoules'étaitrassemblée autour de uous, pendant que le Saule pleureur et quelques petits mandarins dé Nan-tcbang-fou "ae- creusaient le

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