CHAPITRE XI
€ tantes, «itourées de jolies lantenies, se meaveot et se ■ croiseot sans cesse, dans jamais s^embarrasser les unes c les aubrfiB. C'est vraiment admirable I On Toit bien que «c'astune population aquatique^' une population qui a ndt, vit et meurt sur l'eau. Chacun troure sur la ri- # vière ce qui est nécessaire à isa subaistance. Durant la «Quit^ je ai'amutai longtemps à Toir passer et ropasser s devant notre jotaque foule.de petites embarcations, ((■-qui n'étaient autne dhose que des boutiques d'apprcn «iTisïoBDenoent, desbazarsen miniature. On y vendit «-des potages, desfoissons frits, duriz^.des g&teaux, des « ifruitfi, etc. ;'eaGn, pour compléter cette fantasma^rie^ < ajoutez le; bruit continuel du tam-tam et tes détona- «'tionsineessantesi^eS'péterds. . ' > - ' « Le' lendemain :Jnercredi, noua parttnes d^ grand «.natte, le oceurifileln'^d'espoîr. Notre, petite burque « nous £ODTenait à ram ;i l'équipage étdt peu nom- « breux ; to»b jeunes gens oous.Benaiéot de matelots, « et leur vieille mère, assise an gouvemail, faisait l'offt £ce de pilote, ^ee jeunes gens nqus paraissaient.d'une liprécieuae. simplicité,, et d^ Doua^disionstout douce- «.meDt'Caititei nous.:, Voilà qui va bien, ces .candides « nal^lols^n'iauront paala malice ije nous soupçonner. -.. «Le Tigre ne m'a paru loSnr qur ses bords riepde «.bien remarquable. Il serpmte et.sQ b-aîne ordinaire- «.naenià trayers une longue cba)nç de montagnes ; et, «lorsque son lit- peu profond a'est pas. strictenient « «DGaissé dan» de haubsB-rocbes taillées à,pic, il laisse «de cAtéât d'autre, sur les deux rives, des plaines. plus « ott moins étendues d'un.sable tin et Uandiâtre.. Quel- K i]MB cbampa de. fïq et de froment, de riches |^ta-
D,q,i,.cdbvGoogie
« tiens de bambons et de saules pleureurs, beaucoup de « hautes collines, la plupart stériles et décbamées, quel- « ques-uues offrant pour toute parure, sur une I^ère « couche de terre rouge, de rares bouquets de pins et H une herbe desséchée que broutent noDchalamment de « grands troupeaux de buffles ; voilà ce qu'on rencontre
■ le plus souTent en remontant son cours. En plusieurs
■ endroits, on voit d'énormes masses de pierres calcaires « qu'on dirait taillées de main d'homme, depuis la base a jusqu'au sommet, ou coupées en deux pour çuvrir un « lit à la ririère. J'ai demandé aux Chinois d'où venaient a ces singularités. La question ne les a pas embarraraés
• le moins du monde. — C'est le grand empereur Ya0, « m'ont -ils répondu, qui, aidé de son premier ministre « Chun, a fait partager ces montagnes, pour faciliter « l'écoulement des eaux, après la grande inondation. « Vous savez, mon cher ami, que, d'après la chronolo- « gie chinoise, cette grande inondation correspond an « temps du déluge de Noé.
d Une de ces rives, qui s'élevait perpeodiculairemoit « comme une muraille colossale d'un seul bloc, était « enrichie, parnn surcroît, d'un phénomène que je fus € longtemps à comprendre. On voyait, à une grande « hauteur, deux espèces de galeries creusées dans le
* rocher. Sur ces galeries apparaiss^ent comme des « figures humaines, qui semblaient se mouvoir panai a d'innombrables lumières ; de temps en temps des ma- « tières enOammées en descendaient et venaient s'étein- « dre dans le fleuve. Nofa« jonque approcha, et alors
■ nous vtmes amarrées au pied de la colline une foule « de petites nacelles remplies de passt^ers. Cet endroit