Les Anglais au Thibet
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Gouverneur général, le fameux Waren Hastings dont le cès nous rappelle celui de Verrés. Celui-ci en prit oc- Um pour nouer des relations avec lui et lui envoya Sir *rge Bowl qui séjourna près de lui tout l'hiver de 4744 745. Cet anglais a déclaré, dans une correspondance tciale inédite, qu'il ne lui avait jamais trouvé un seul aut. Ce Pan-thseen r. p. she, sur les instances réité- » de l'Empereur Khian Lung, partit pour Pékin en juil- <779. Son voyage fut triomphal. Il fut admirablement ;u à Jehol par l'Empereur qui vint au-devant de lui avec lté sa cour, puis continua son voyage, sorte de pèlerine aux tombeaux de ses ancêtres. Le grand Lama se idit directement à Pékin où il s'établit dans la Lamasseï de Khuangsse. Il y fut comblé d'honneurs et de visi- >• Les fêtes recommencèrent à la rentrée de l'Empereur Pékin- Le saint homme dut même bénir les Favorites, paré d'elles par un rideau transparent et tenant les îux baissés à terre.
Il mourut subitemeat. Au Thibet on croit qu'il fut viorne d'un empoisonnement prémédité par l'Empereur, à iuse des rapports qu'il avait noués avec Warren Hastings. En 1782, son âme s'incarna dans un enfant auquel on >nna pour Régent le frère du grand Lama mort, personige qu'on avait gagné à Pékin par des présents. Waren astings envoya auprès du nouveau grand Lama un amissadeur, le savant Ttirner qui le trouva le plus bel enntdu monde. A sa majorité, il fut inauguré en grande >mpe par tout le personnel religieux de L'hassa. Il a vécu jusqu'à un âge très avancé, a été aussi honoré le son prédécesseur et a nourri de vastes desseins. Peu après son inauguration, sa résidence fut pillée par s Gorkas. Ce peuple guerrier de montagnes s'était emîré du Nepaul et de sa capitale Katamandu, avait formé ne armée à l'Européenne ayant des armes à feu, avait mmis ou rendu tributaire tout le sud des Himmalayas litre Tistha et Saddalhs et créé un État entre les possessions anglaises et chinoises. Selon la version la plus robable, ils furent après la mort du grand Lama Tescho Pékin, appelés dans le Thibet par les récits merveilleux ur les richesses en métaux de ce pays que leur fit un rère cadet du grand Lama qui s'était réfugié chez eux emportant une partie des trésors laissés par le défunt.
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L'Empereur Khian lung envoya contre eux une ai 70.000 hommes qui les défit dans deux sanglant tailles à Tingri Meïdan et dans le défilé de Coti. Ils < subir les conditions imposées par le vainqueur, ei très, celles d'être tributaires de la Chine et de le Sikkhin Cet événement assura définitivement prématie de la Chine au Thibet et lui permit de t soi la Mongolie à toute influence étrangère. Elle établit] tout le long de la frontière du Nepaul, du Bengale^ Boutan, un cordon de stations et de postes miiitaii ferma complètement l'accès du pays en deçà. Il fut dit à tout Européen de pénétrer dans le Tibet par 11 le milieu de la chaîne des Himmalayas. Même défei faite aussi aux Fakirs Indiens que l'on considérait pouvant être des envoyés ou des espions des Ai Cette interdiction a toujours été maintenue depi nos missionnaires eux-mêmes n'ont pu pénétrer Thibet par l'Inde ; M. l'abbé Desgodins a fait pendant sieurs années des efforts et des tentatives qui n'ont abouti.
Ainsi s'évanouit l'espoir des Anglais de conclure Thibet un traité de commerce qui aurait pu leur ouvi portes de la Chine. La cour de Pékin fut très mécont de leur conduite pendant cette guerre et de la prétei qu'eut lord Cornwallis de s'interposer entre les be\\ rants, alors qu'il était très vivement sollicité par le Lama de combattre les Gorkas. Aux yeux de l'Empei les Anglais étaient des alliés secrets des rebelles ; 01 surait qu'on avait vu des uniformes anglais dans camp. C'est pour cette raison que l'ambassade de Macertnay qui, Tannée suivante, (septembre J793) vii Jéhol, n'obtint aucun résultat.
La science doit à cette guerre le premier mémoire sa le Nepaul qui jusqu'alors était resté inconnu de nous. I fut rédigé par le savant Kirkpatrick envoyé dans cett vue par le Gouverneur général de l'Inde. On pût aussi s procurer ou faire rédiger un compendium statistique trè exact sur le Thibet, œuvre d'un ancien intendant de Tar mée chinoise.
Cette guerre resserra encore les liens qui enchalnaieD le clergé lamaïque à la Chine. La force militaire chinois* fut augmentée dans le Thibet ; on fit une nouvelle répar
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n des dignités temporelles et spirituelles. Les Résî* s Chinois intervinrent dans les principales affaires de t et surtout dans la nomination des ministres et des cipaux fonctionnaires civils qui jusque-là avaient été créatures ou même des parents des grands Lamas, a mode de désignation du nouvel incarné fut aussi ngé. Jusque-là on avait tenu grand compte à Lhassa indications que le défunt, dans son testament, sait sur le lieu, la famille etc. où il renaîtrait, et de la isultation de l'Augure officiel (le Tschaï-tsong). De te manière le choix dépendait des hauts dignitaires igieux. L'Empereur décida qu'à l'avenir, la désignation s incarnations chuhilganesques aurait lieu par le tirage sort entre plusieurs aspirants, réunissant les signes et i caractères voulus.
routefois le 8 e Dalaï-Lama fut acclamé par le peuple Lprès des signes certains et accepté par l'Empereur de line. Ce fut sans doute pendant sa vie que les Anglais irent aux Gorkas (guerre de 1814 à 1816) toutes leurs >ssessions, ce qui annula Feffet des victoires Chinoises rendit les maîtres de l'Inde très populaires à L'hassa i Ton nourrissait l'espoir de s'appuyer un jour sur eux )ntre les Chinois. A la fin de cette guerre, des Anglais de adak pénétrèrent jusqu'à L'hassa et s'y établirent comme égociants en 1819.
Il y eut un interrègne pendant lequel l'Empereur de Ihine et le clergé Lamaïque ne purent s'entendre pour le ,hoix d'un Dalaï-Lama.
Jusqu'en 1844 le Roi de la Loi gouverna pour des 3alai-Lama mineurs dont trois périrent avant d'avoir itteint leur majorité. Le premier fut étranglé ; le second écrasé par la chute du plafond de sa chambre ; le troisième empoisonné. Craignant un sort pareil pour le quatrième, les quatre ministres, de concert avec le R. p. k. 1. p, firent parvenir à l'Empereur Tso kouang une lettre signée d'eux tous où ils accusaient le Roi de la Loi de ces attentats.
L'Empereur envoya à L'hassa le fameux Ki-shan un des hommes d'état les plus éminents de la Chine, que le père Hue nous fait bien connaître. Quatre serviteurs du Roi de la Loi, mis à la question, avouèrent ce que l'on voulut Lui-même n'attendit pas la torture pour faire des aveux.
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II fut condamné à un bannissement perpétuel sur le fief Amour. Les lamas de son parti prirent les armes à L'h< pour sa défense ; mais il ne voulut point se mettre à tète et ils furent réduits par les troupes Chinoises Thibétaines.
On remplaça le Roi de la Loi exilé, par un Chubïlj de 18 ans. Le plus ancien des quatre ministres gouv* pendant la minorité du Ghubïlgan et du Dalaï-Lama.-j dernier né en 1837 fut intronisé en 1857.