Cérémonies lamaïques
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:e guère qu'une demi-heure. A certains repos, des ieux musiciens exécutent une musique lente, à sons [ttids, bien supérieure à la musique Hindoue actuelle, qu'elle n'ait pas beaucoup de mélodie, elle a une une harmonie et un certain rythme. Son mérite fort isté varie très probablement beaucoup avec la situal et l'importance des lamasseries.
instruments sont surtout bruyants; en voici l'énuition : une conque marine. — Une grande trompette longue, très lourde au point qu'on peut à peine la îr dans les processions, elle est généralement faite Bc des os. — La grosse caisse de la religion, tambour 0 m ,6O à 0 m ,80 de diamètre et de 0 m ,20 seulement de lteur, couvert en peau de chèvre, et très retentissant De grandes cymbales. — Des sifflets en zinc ou en rne, en ivoire, en bois et en cuivre. — Enfin la clojtette semblable à la nôtre et sur laquelle sont tracés des ictères mystiques formant ou représentant des daras. On sait que les initiales suffisent pour cela. 'Les jours fériés qui sont au nombre de quatre par >is au Thibet et de trois en Mongolie et qui sont obliptoires pour les laïques, on ne mange que du miel et on boit que du thé ; beaucoup de dévots même jeûnent iplètenient. Mais on ne s'abstient point d'occupations surtout de distractions mondaines, car les Thibétains liment point passer toute une journée en prières et îs mouvement. Mais les religieux restent plus longtemps îs les temples ; ils y accomplissent la cérémonie du lisol pour laver les péchés et font leur confession d'une manière plus solennelle. Les temples sont bien ornés, les tables d'offrandes sont couvertes de figures allégoriques honorant la souveraineté, la sagesse et les vertus de Bouddha.
Quelquefois les exercices religieux et le jeûne sont prolongés les jours suivants par les plus fervents dévots religieux et laïques ; en général, les laïques se contentent de se prosterner devant les images des dieux particuliers et de répéter plus de formules que dans un jour ordinaire.
Comme tous les autres Bouddhistes, les Lamaïstes n'admettent point le sacrifice ; ils offrent comme dons méritoires sur les saintes tables, des céréales, du miel,
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du thé, du lait, du beurre et d'autres produits végétao Les dons les plus usités sont de petites pyramides pâte, de riz, d'argile (Tsa) et beaucoup d'encens, surta sous la forme de ces petits bâtons thibétains, si coma sous le nom de bâtons à parfums, ou bien des herbes oé riférantes.
L'encensoir est tout à fait semblable à l'encensoir c tholique.
Il y a aussi l'offrande par le feu analogue au borna brà manique ; elle se trouve dans quelques cérémonies, prà cipalement dans la pratique des incantations et est réputé procurer tous les biens possibles.
Le chant et la prière commencent dès le matin ; î sont naturellement plus solennels, se renouvellent pW souvent et durent plus longtemps que les jours ordinaf res.
On commence par l'acte de foi aux trois Joyaux ;pnï viennent, avec des intervalles, des cantiques, des hymnes^ des chœurs, etc. ~ 1
Les laïques ne prennent aux cérémonies qu'une part passive. Ils regardent et écoutent; récitent, à voix basse* des lèvres, ou mentalement des prières ou formules telles que les formules du Recours, la promesse, les cinq péché? à éviter ; ils envoient des millions de Oum mani padmfc Oum, dans la direction de l'Est à l'Ouest; ils s'inclinent devant chaque porte trois ou neuf fois en l'honneur de§ trois joyaux ; puis ils s'avancent jusqu'à la table sainte pour y placer les offrandes. Là ils s'agenouillent, frappent la terre avec la tête et les mains, et, dans cette posture, reçoivent la bénédiction du Lama supérieur. Dans l'offrande du blé, l'assiette qui figure le mont Mérou est remplie de grains de blé que l'on fait sauter en l'air. Ensuite on partage entre les fidèlos l'eau sainte et les grains bénis ; on chante des litanies et on termine la fête parla cérémonie du Tuisol : c'est la prière de la bénédiction du saint bain, le plus sacré des rites Lamaïques.
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Le Tuisol.
mit tout est disposé devant le temple et à l'inté- >ur commencer cette prière à un signal donné, in se tient la tête découverte, les mains jointes et j, les yeux fixés à terre. Un certain nombre de relilésignés pour assistants ou officiants se lèvent et ^ncent le chant et la prière. L'officiant principal >pé d'un nuage d'encens et de parfums élève en miroir qui contient les images de Çakia-mouni. pistant tient le Bumba, petit vase de métal semblain pot à thé ; un 2 e , le mandai, assiette à cinq en relief figurant le Mérou et les quatre parties du ; un 3 e , le bassin appelé Darma et d'autres objets Les prières et la musique montent l'esprit des [g à un haut degré d'exaltation spirituelle. Par interle premier assistant fait couler de son bomba sur roir, l'eau saturée de miel et de safran, tandis qu'un essuie de temps en temps le bord du miroir avec de le. L'eau versée sur le miroir, tombe de là sur le lal et ensuite est reçue dans le bassin Darma qu'on au-dessous ou qui repose sur un trépied. Alors un Itant enlève tous les vases et un autre les tient tous jfe. L'eau étant écoulée, on rassemble le miel dans un Bomba et un autre assistant en présente à chaque ïe, chacun le reçoit en priant, le touche avec la lan- ,et s'en frotte le front, le crâne et la poitrine, voit que cette cérémonie est une purification en mn qui remplace dans le Lamaïsme la communion chrétiens. Peut-être l'idée générale en a-t-elle été >runtée à la messe des missionnaires Nestoriens ; it-être dérive-t-elle, ainsi que le partage entre les fidède l'eau sainte et des grains bénis, de cette sorte de )mmunion arienne qui, suivant M. Emile Burnouf, terminait le sacrifice védique dans la première patrie arienne, ou bien du partage qui se faisait dans TAriavarta, sur les bords des cinq rivières, des chairs des victimes. Peut-être enfin cette idée de partage, de communion entre les fidèles réunis pour un iîiême acte religieux, est-elle
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venue spontanément et tout naturellement à plusieud cultes séparément ; Sans imitation, ni communication les mêmes causes, les mêmes circonstances produisait les mêmes effets. i
Le Bouddhisme a emprunté au Brahmanisme ses trois! grandes fêtes annuelles; 1
1° La fête du nouvel an. Les lamaïstes comme les autres bouddhistes la célèbrent en commémoration de la victoire de Çakyamouni sur les six Tirthyas (par des prodiges) et en général comme la fête du triomphe de la religion, sur Terreur et l'incrédulité. Elle dure quinze jours. C'est l'époque des souhaits et des cadeaux, des prières et des processions, des festins, des danses, des illuminations, des représentations mimiques et dramatiques sous la direction et avec l'intervention des religieux, que les Lamas appellent : la bénédiction de l'instruction et enfin le carnaval.
Dans la nuit, entre l'ancien et le nouvel an, a lieu à L'hassa dans la Lamasserie de Mouru la représentation dite l'Eviction des esprits.
L'aclion se passe entre lesDragsheds, les hommes qu'ils défendent contre les mauvais esprits et les mauvais esprits.
Naturellement ce sont les Lamas qui ont le beau rôle, celui des Dragsheds qu'ils représentent sous des masques d'une grandeur énorme et d'un aspect féroce. Les mauvais esprits représentés par des novices ou des laïques ont aussi des masques très grands, mais bleus ou noirs et des habits rembourrés qui les empêchent de sentir les coups qu'on leur porte. Le groupe des hommes a des masques qui leur donnent une figure ordinaire.
On commence par réciter des hymnes et des prières avec accompagnement d une musique assourdissante. Les acteurs sont sur le théâtre. Les Dragsheds au centre un peu en arrière ; et, au fonds de la scène, les hommes à