‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 115 sur 129 · Culte privé · texte numérisé non relu

Culte privé

m& Thibétains et les Mongols sont, en général, très refeax et très crédules, ils attribuent au surnaturel un pire sur tout le cours de la nature. Ils ne font jamais a dans une circonstance extraordinaire sans recourir | prière et aux hommes de prières, lans le pays de la neige et la Terre des herbes, la ère privée est incessante. On prie en se levant, en se Ichant et presque toute la journée, sauf quelques Bses pour les repas. On murmure constamment le Om feni Padme Oum. Cette prière interrompt même les |ats de joie et les élans de douleur. Dans beaucoup de billes, les membres se réunissent pour prier en coman tous les jours, le matin, à midi et le soir. Leur piété t bien plutôt d'adoration et de manifestation extérieure le de méditation ou de recueillement. La prière qu'ils citent sur leur chapelet est toujours la fameuse forule à six syllabes. Les caravanes, les troupes de voyasurs ou de soldats, la font entendre en concert. Le pmbre des Om mani padmé oum qui est lancé dans les îtes est effrayant. Ajoutez-y les prières par des matines qui se sont multipliées à Piniini, aussi bien pour îs laïques que pour les religieux ; celles par les livres OTtés sur les bras ou le dos, soit dans les processions, oit en faisant le tour des lamasseries, ce qui est une lévotion particulière ; celles comptées sur les chapelets nnombrables à 108 grains en bois, en noyau de prunier sauvage, en osselets, en corail, en ambre jaune, en argent pour les simples fidèles ou religieux, en perles et en pierres précieuses pour les princes et les grands lamas. Tout

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thibétain ou Mongol, si pauvre qu'il soit, a dans sa m; son ou sous sa tente un autel où il fait journellement s< offrande et où il accomplit son adoration. Beaucoup aus ont un directeur de cen science ; et ceux qui sont as* riches entretiennent pour eux seuls un confesseur. Ce le gourou thibétain, bien connu, qui est souvent aus un instituteur ou un précepteur, ou un pandit.

Les lamaïstes sont donc revenus au gourou brahmî nique, mais en faisant de lui, ainsi que de la confa sion, le môme usage que les catholiques. Cela se conçoi puisqu'ils ont les mêmes idées que ceux-ci sur l'efficacit de la confession.

D'après les vues du Bouddhisme sur l'existence, on de vine qu'il ne doit intervenir que très sommairement pou la consécration de ses différentes phases. Le lamaïsmi occupe au point de vue de la divinisation, de Féloi gnement des mauvais esprits et du rachat des péchés, uni place à part dans le Bouddhisme ; de là quelques pratiques différentes où en surcroît dans le culte privé.

On baptise entre le 3 e et le 10 e jour après la naissance. Le clerc plonge trois fois l'enfant dans un bassin, lui donne un nom et lui dit son horoscope. On note exactement le jour et l'heure de la naissance ; ce sont des renseignements pleins de signification pour les Lamas astrologues qui suivent pendant toute sa vie l'enfant baptisé.

Lorsque l'enfant marche et parle, il y a une sorte de confirmation du baptême que renouvelent même quelquefois des adultes. La mère conduit l'enfant au prêtre qui prononce une prière pour une longue et heureuse vie, lui coupe quelques cheveux et lui attache au cou un sachet rempli de daranis pour servir d'Aniulet contre la maladie, l'hérésie, les mauvais, esprits ; en un mot, contre tout mal.

Dans le mariage, les Lamas n'ont qu'un rôle : dire si le jour de la naissance de la fiancée est d»ns un rapport favorable ou contraire avec le jour de la naissance du fiancé, et, dans ce dernier cas, par quelles cérémonies le malheur peut être détourné — dire quoi jour il faut choisir pour le mariage d'après les pronostics astrologiques - Pendant la noce, bénir l'union par la prière et des thurifications.

Funérailles. Parmi les modes de sépulture usités en

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le plus en honneur au Thibet est celui par les Les chairs sont jetées à ces animaux, puis les os [dans des mortiers forment avec du miel des gàl'on leur jette également. On nourrit dans certamasseries des chiens sacrés qui n'ont d'autre emde manger les restes des religieux. Ce mode de :e remonte à une très haute antiquité, il est menpar Hérodote et par Çicéron.

'fiinérailles d'un laïque finissent généralement par ibustion du corps, sur un autel de forme cubique ; ibet où le bois fait défaut, il arrive souvent que >up d'ossements ne sont pas consumés ; on les re- |e alors soigneusement avec les cendres, ne brûle pas les corps des Lamas; on les dépose sol dans l'attitude de repos (ils ne sont pas tout à sis), les genoux rapprochés du menton et tout le attaché aussi serré que possible ; quelquefois on les lérme dans un sac de toile.

mdant la durée de la combustion et de la sépulture, -lit des prières et on pratique diverses cérémonies ; on iente des offrandes au dieu du feu, Melha ; on accomaussi le Zibaï chinsreg pour le rachat des péchés du it (voir page ).

kvant la sépulture, on en achète l'emplacement au signeur du sol », Sadag, réputé ainsi que les démons lui obéissent, nuire par méchanceté innée au défunt is son existence future et aux parents survivants dans srie présente. Les astrologues sont les intermédiaires pUgés de cet achat dont ils reçoivent le montant ; lors l'ils l'ont touché, ils expulsent Saday et les autres déions par une conjuration.

La sépulture dans l'eau est considérée comme portant malheur. 11 n'y a que les indigents qui s'y résignent. Il est probable qu'on l'interdira quelque jour comme on Ta interdite dans l'Inde, il y a quelques années, pour raison de salubrité.

L'enterrement proprement dit, n'est point usité, bien que Ton recouvre les cadavres non brûlés ou les restes de la combustion d'une épaisse couche de terre ou de pierres, sorte de tumulus marquant le lieu de la sépulture.

Ces usages funéraires issus du mépris des Bouddhistes « pour ce triste corps » ne comportent guère de cérémo-

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nie religieuse. Malgré cela, les cas de mort sont h source la plus abondante des revenus pour les religieux par le désir qu'ont les proches de procurer au défunt uni bonne renaissance. Quand tous les moyens temporels e spirituels ont échoué contre une maladie, on appelle h Lama pour prier au lit de mort, pour placer son corps dans la position la plus propice et surtout pour noter exactement l'heure de la mort. Aussitôt qu'elle a eu lieu, le religieux arrange avec ses doigts la tête du mort, la presse, la tire, la remue, jusqu'à ce qu'il en sorte ui bruit ou un son qu'on puisse entendre, ou bien fait une incision ou une fracture au crâne pour obtenir une fissure Par là» il dégage Pâme du corps. Il indique les rites à accomplir, le mode de sépulture à choisir, le lieu pour les funérailles, son orientation, le jour et l'heure. Tout cela dépend d'un grand nombre de combinaisons astrologiques, surtout de l'époque de la naissance et de la mort du défunt ; et ces combinaisons, les religieux seuls les connaissent.

Le plus important ce sont les prières pour les morts en vue d'abréger les peines des purgatoires, etc. Elles durent chez les plus pauvres, quelques jours, chez les riches, sept semaines ou 49 jours, période pendant laquelle l'âme reste dans les tourments, à moins toutefois que tout le bien du défunt ne soit donné à la lamasserie, auquel cas, il est immédiatement délivré. L'efficacité des prières dépend du plus ou moins de pompe et de ferveur que déploient les lamas en proportion des dons qui leur sont faits.

Pour les princes, les prières durent un an et on cède aux Lamas très souvent tout le bétail et tous les objets en argent. L'usage le plus constant est d'abandonner aui Lamas tous les effets à l'usage personnel du défunt.

Généralement, chaque lamasserie a. un ressort sur lequel elle a le droit de prières. Souvent ce droit est une véritable redevance exigible des laïques du ressort qui ne peuvent se refuser à payer sinon à entendre certaines prières tarifiées et dites publiquement. Il arrive aussi que

i Cette pratique est empruntée au Brahmanisme (voir l'Inde après le Bouddha.)

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tots invitent spontanément les Lamas à venir les lez eux.

cette cérémonie, volontaire ou non, les Lamas se it avec pompe dans leur plus beau costume au lieu

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