Importation en Chine et traduction des livres Bouddhistes
de Vlnde.
Dans ses périodes de domination paisible, l'Empire chinois comprenait le bassin du Tarim et communiquait librement avec celui de TOxus par les passes du Pamir ; c'est par là que pénétrèrent les pèlerins Bouddhistes. Comme ils arrivèrent successivement par groupes partiels et isolés, le Bouddhisme qu'ils importèrent, avec les ménagements et les compromis familiers à ses missionnaires, changea peu de chose à la vie des Chinois. Il s'accomoda à la Chine plutôt qu'il ne l'imprégna. La Religion des Rites en l'honneur des ancêtres se maintînt ; de même la croyance aux Esprits et leur conjuration et, par dessus tout, l'observance des formes traditionnelles.
« En 207 avant Jésus-Christ des missionnaires Bouddhistes venus de l'Inde entrèrent en (JJiine et s'établirent dans la capitale de la province de Cl*en-si pour y prêcher. Ensuite vers Tan 122 avant Jésus Christ, une statue d'or de Bouddha fût envoyée du Yicou Hou à l'Empereur par ses généraux qui avaient pénétré jusqu'à cette province située au delà de Yarkand. Ce fut là l'origine et le modèle des statues de Bouddha en Chine (de Rémusat). »
Le bouddhisme se répandit assez rapidement pour que, l'an 61 de notre ère, l'Empereur Meng-Ti se décidât à
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faire partir pour l'Inde des envoyés chargés d'y demander des livres et des missionnaires. Ils revinrent avec plusieurs religieux dont l'un Kaschiapamadanga, originaire de Tlnde centrale, traduisit le court mais important sutra de quarante deux sections. (Petit Véhicule). Ce traité enseigne qu'il y a dix vertus, efcfïx vices qui en sont le contraire. Trois de ces vices appartiennent au corps : le vol, le meurtre et l'adultère ; quatre à la parole, la diffamation, l'injure, le mensonge, la séduction ; trois sont intérieurs, la jalousie, la haine et l'égarement de l'esprit. Ce dernier comprend l'absence de foi dans les trois joyaux 1 et VhtnHie, c'est-à-dire la croyance au brahmanisme.
Ce soutra fait dire à Bouddha : « A celui qui ne se repent point de ses fautes, le péché afflue comme l'eau à la mer et il lui devient très difficile d'y renoncer ; mais si un pécheur se repent et change de conduite, son péché diminuera tous les jours jusqu'à ce qu'il obtienne la pleine lumière. »
Dans ce livre et d'autres traités relativement peu étendus, on trouve les préceptes du Bouddhisme primitif tel qu'il fût enseigné par Çakyamouni et qui consiste essentiellement dans la morale.
La vie religieuse y est tracée clairement avec ses devoirs; mais bien qu'elle soit fort recommandée ainsi que le célibat, elle n'est point considérée comme absolument essentielle. Dans le Wei-mo Soutra, Vimakita, un laïque de Naishala, est dépeint comme ayant fait de grands progrès dans la vertu bouddhique; on le met bien audessus de beaucoup de religieux, et au niveau de Manjukri. On les donne tous deux comme modèles également excellents ; Vimakita pour Faction, les œuvres; Mandjukri pour la vie intérieure.
Chufalun traduisit le Sutra des dix articles du repos. !
On signale en Tan 150 après Jésus-Christ, comme un excellent traducteur, un religieux de l'Est de la Perse.
Vers l'an 170 après Jésus-Christ, Chiltin, un religieux de la nation des Gêtes fit une traduction du Sutra du Nirvana.
Sun kiuen souverain de l'Etat de Vu (un des trois * Bouddha, la Loi et l'Assemblée des Parfaits.
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royaumes qui composaient alors la Chine) quelque temps après l'ambassade de Marc-Aurèle à la Chine, reçut à sa cour, avec les plus grands égards, un commerçant Romain et ensuite un religieux de Tlnde qui traduisit pour lui un des livres attribués à Bouddha.
Vint ensuite l'Indien Dharmakakala qui traduisit le Vinaya à Loyang.
Vers la fin du m* siècle de notre ère, un Indien Chi- Kun-Ming en résidence à Si an Fu, fit la première traduction du Lotus de la bonne Loi (Grand Véhicule).
Mais comme cette traduction était fort imparfaite aussi bien que celles de plusieurs autres livres, le bouddhiste Chinois Tau an s'efforça dè corriger les fautes qui s'y trouvaient en suivant les instructions de Ruddhajunga.
Vers 290 après Jésus-Christ le chinois Chu-si-hing traduisit à Ho-nan un sutra de 90 sections, le Pradjna Sutra de la lumière qu'il était allé chercher dans le Nord de l'Inde à khoten. En même temps, Chufaka, un religieux Gête qui avait voyagé dans l'Inde 4 f traduisit plusieurs ouvrages de la même école (Pradjana). Des traducteurs et pèlerins vinrent aussi du pays des Ouigours. Il y eut encore d'autres traductions, parmi lesquelles le Sutra de la lumière dorée et le Sutra éclatant par l'Indien Dharmaraksha qui prétendait prédire les événements politiques à l aide de la magie.
L an 405 le souverain du royaume de Tsin donna un emploi élevé au bouddhiste indien Kumarajiva qui lui avait été amené du Thibet comme prisonnier et lui ordonna de traduire les livres sacrés de l'Inde avec l'aide de 800 religieux bouddhistes amenés également du Thibet. Cette traduction comprend plus de 300 volumes.
0q cite surtout trois sutras qui forment le cours d'instruction de l'École du grand développement.
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1 Les G êtes reçurent de bonne heure le Bouddhisme. Ils y étaient disposés, d'abord par tempérament, comme les autres peuples de race scythe, et peut-être aussi par une préparation Pythagoricienne. On lit dans PYamblique de Ghalcée :
(Le thrace Zamolxis, esclave d'abord, puis disciple de Pythagore, étant retourné chez les Gètes, leur donna des lois et les rendit courageux en leur enseignant l'immortalité de l'àme, par reconnaissance ils l'ont divinisé.)
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