Bodhidharma et son école ou école du cœur de Bouddha
En 436 Bodhidharma, le 28« Patriarche du Cachemir, qui avait vieilli dans le Nord de FInde, débarqua à Canton où il fut reçu avec les honneurs dus à son âge et à son caractère et invité à se rendre à la Cour de l'Empereur du Midi. Lyang Vu Li à Nankin. L'Empereur lui dit : « Depuis le commencement de mon règne, je n'ai cessé de faire élever des temples, traduire des livres sacrés et autoriser de nouveaux monastères. Combien de mérites puis-je avoir ainsi accumulé? aucuns répondit le Patriarche. Et pourquoi ? interrogea l'Empereur. Le Patriarche reprend: Tout ce que vous avez fait est le résultat insignifiant d'une cause essentiellement imparfaite et en elle-même incomplète. C'est comme l'ombre qui suit le corps, mais n'a pas coexistence réelle. Alors l'Empereur dit : En quoi consiste le mérite ? Le Patriarche : Dans la pureté et la lumière, la profondeur et la plénitude obtenues par Tabsorbption dans la pensée, au milieu du vide et du silence. Un pareil mérite ne -peut-être conquis par des moyens terrestres. » L'Empereur : quelle est la plus importante des doctrines saintes ? — Le Patriarche. Là où tout est le vide, rien
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\ ne mérite le nom de saint. L'Empereur : qui est-ce qui m parle ainsi ? — Le Patriarche : Je l'ignore,
L'Empereur, dit le Narrateur Bouddhiste, resta nd éclairé.
En exposant ses vues mystiques, Bodhidarma déco» seillait «l'usage des livres sacrés. Il représentait Fobtentid de l'aspiration du Bouddhiste comme étant uniquemen œuvre de cœur. .
Bien qu'il protestât qu'il ne faut pas se servir des livres ses sectateurs mirent en écrit ses apothegmes et c'est pé une large diffusion de ces écrits que se fonda une écol nombreuse de contemplatifs sous les noms de Chàn-hio e de Chân-men.
Mécontent de son entrevue avec le roi du midi, Bodhi darma se rendit dans le royaume des Wey et résida Loyanga où, dit-on, il resta neuf ans la face tournée ver un mur. Là il eût tant de succès que l'Empereur du Mid se repentit, de l'avoir accueilli froidement et s'efforça mais vainement, de le rappeller près de lui. Sa présenc excita les Bouddhistes fanatisés à faire des efforts surhu mains pour dominer leur sensibilité physique, et il retombèrent dans les pratiques cruelles des ascète brahmaniques.
Lorsqu'il voulut revoir l'Inde après 9 ans d'absenct Bodhidarma désigna un de ces fanatiques pour son sut cesseur au patriarchat de la Chine qui, selon lui, deva durer deux siècles nécessaires pour assurer le règne d Bouddhisme dans ce pays, ses instructions à son succès seursont consignées dans le Chi yné luch.
Bodr idharma mourût très vieux. Son disciple Sung-que visitant sa tombe trouva, dit-on, un soulier dans son cei cueil. Où allez-vous lui demanda-t il ï Le défunt répondit « Au cield'(Jccident» la croyance au ciel d'Occident est ph ancienne que Bodhidarma qui a prétendu avoir apport sa doctrine avec un sceau du ciel d'Occident. En outr< comme tous les chefs d'Ecoles Bouddhistes qui Pont pn cédé et suivi, il fait remonter sa doctrine à Cakyamouni < même aux Bouddhas antérieurs par une succession no interrompue de patriarches dont certains écrivains Bout dhistes se sont efforcés d établir la série avec une cont nuité fort contestée et fort peu authentique.
Le principe des Ch'an men, la secte de Bodidharin*
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f était qu'il faut écarter tout enseignement par les livres lors même que ceux-ci reproduisent les propres paroles de Bouddha, et que le cœur (l'esprit), doit s'entretenir luimême dans un état de perfection en rejetant tout ce qui
' est extérieur et se renfermant dans une existence inconsciente comme le sommeil.
(Le sankya des Pantajali déclare par son Upanischad la plus importante que : « C'est en ne pensant à quoi que ce soit, qu'on se délivre des formes de l'existence et qu'on a la vue de Brahma).