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6. Constitution de la Chine en un seul état. Dynasties de Souï
et des Tsuny.
L'Empereur Souï réunit toute la Chine pour son sceptre et fonda une dynastie qui régna seulement 37 ans et qui se montra favorable aux deux religions. Il défendit que
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Ton détruisît ou mutilât aucune des statues des Bouddhis tes où des Taouistes et s'efforça de réduire le pouvoi oppressif des lettrés. Il limita le nombre des collèges d manière qu'il n'en sortît que 700 élèves tous les iO an; ce qui est- très peu pour Une population comme celle c3 la Chine. « Je rends à l'Etat, disait l'Empereur dans so Edit, des laboureurs, des ouvriers et des commerçanl que lui enlevait la facilité pour chacun de faire des étu des gratuites ; ils le serviront utilement, à l'inverse d cette foule de demi-lettrés qui n'étaient pour la plupai que des fainéants orgueilleux et des frondeurs perpé tuels. »
Les historiens de l'Ecole de Gonfucius se plaignent d cette dynastie et se lamentent de ce que, à cette époque les livres bouddhistes étaient dix fois plus nombreux qu les classiques de l'Ecole de Gonfucius ; on comptai 4950 ouvrages bouddhistes différents. A cette époque le Bouddhistes firent quelques efforts pour améliorer Talphs bet chinois par l'assimilation avec l'alphabet sanscril C'est à peu près vers le même temps qu'ils donnèrent u] alphabet aux Thibétains et aux Coréens.
Un général Kao-Tseu qui s'était fait le protecteur d l'Empire, fonda la dynastie suivante, celle des Tang (oi Sung) qui affectèrent la suprématie religieuse eTTsTpré tention de réglémenter le culte.
Il y eût retour aux doctrines de Gonfucius. Il en fû ainsi à chaque restauration de l'Empire au moins pou ce qui regarde la constitution de FEtat. Les dynastie Mongole et Mantchoue elle-mêmes ont eu recours au: lettrés pour les affaires du Gouvernement, quelle que fù la croyance personnelle du souverain. Lorsque Kao-Tseï travailla à ramener la Chine à l'unité, les lettrés le se condèrent et se mirent à la tête du mouvement, bien qui le prince favorisât les pratiques des Tao-Ssé. DéOan presque l'Empereur dont ils étaient les Ministres et le: agents, les lettrés disaient: * L'Etat est tout, l'Etat c'es nous. »
Le ministre Fuhi fulmina contre les Tao-Ssé unréquisi toire resté célèbre qui atteignait également les Bouddhis tes.
u Les pratiques des Tao-Ssés n'ont aucune influence sui le sort des hommes. La vie et la mort dépendent unique-
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menl de causes naturelles auxquelles l'homme ne peut échapper. La récompense ou la punition des actes appartiennent aux princes ; l'état de richesse ou de pauvreté de chacun dépend uniquement de la conduite. Les sièges de béatitude bouddhique sont de pures fictions. Les religieux sont des membres inutiles du corps social. Ils ne se font ascètes que pour échapper à l'impôt. Il faut forcer les religieux et les religieuses à se marier et à avoir des familles. »
L'Empereur se contenta de réformer les abus ; il limita et restreignit le nombre des bonzes et des docteurs Tao- Ssé, voulant ainsi équilibrer les trois sectes.
Taï-T sung le second des Tsung et le premier des Empereurs, Chinois pour l'habileté et la bonté, — Gibbon 1 appelle l'Auguste de la Chine — se montra tolérant pour tous. Il fît des Edits pour rétablir les collèges de Confucius et les lettrés. Mais en revenant d'un pèlerinage au tombeau de Confucius qu'il proclama le grand Maître, il s'arrêta au «liage où était né Lao-Tseu dont il pensait descendre et lui contéra le titre posthume de souverain.
Il accueillit avec une grande faveur les chrétiens Syriens, Alopen et ses compagnons.
Sept ans plus tard il reçut avec une grande distinction Hiouen Tsang à son retour de l'Inde et l'encouragea de tout son pouvoir.
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