Dynastie Mantchoue
Les Mantchoux ne firent aucun mal inutile, mê pendant la lutte qui leur donna la Chine ; on peut < mettre que leur religion Bouddhiste fut pour quelq chose dans cette conduite. Les Chinois étaient pour e des coreligionnaires et par conséquent des frères.
Le nouvel Empereur conserva même en place les fou tionnaires chinois. Il se borna à doubler le nombre présidences de Tribunaux pour pouvoir admettre 1 Mantchoux, et à imposer aux Chinois l'obligation de raser la tête et de s'habiller à la Tartare afin d'effac toute distinction entre les deux peuples.
Ce qui distingua les premiers Tsing des Ming ce fut liberté religieuse pour toutes les sectes, l'accueil fait a religieux de toutes les nations.
L'Empereur Shun Chi fut favorable au Bouddhisme écrivit lui-même la préface de quelques livres de FEcoï de Bodhidarma ; mais R'hanghison fils et successe n'admit que la doctrine de Confucius.
K'hanghi régna de 1662 à 1722.
Les Jésuites qu'il protégea beaucoup à cause de leu connaissances positives et auxquels il permit d'élever un belle église à Pékin, en ont fait un portrait peut êtfl flatté. Toutefois ce lut un des plus grands souverain* è TOrient.
Son éducation et ses études l'avaient rendu sceptiqui et anticlérical. Bien qu'il fut resté, physiquement et pS ses habitudes militaires, un Mantchou, ses idées, se principes, ses vues sur le monde, la vie, Tétat, la religiol étaient chinoises. Mis au courant de Fart et de la sciencj de l'Europe, il s'était fait une philosophie pratique gràcJ à laquelle il réussit à se dominer lui-même et à vaincu la seule passion à laquelle il cédait étant jeune, la co 1ère.
Pendant sa minorité, les Bonzes que son père avait mis au pouvoir furent chassés de la cour il ne leur accorda jamais la moindre influence politique en Chine.
Ses sentiments sont rappelés dans l'Edit sacré, ou Ma^
Original fronn ,uu ô lL UNIVERSITY OFVIRGINIÂ
nael impérial intitulé : Instructions morales pour le peuple, livre aujourd'hui fort répandu et goûté :
« Les Bouddhistes n'ont point souci du ciel et de la terre, ni de rien de ce qui se passe autour d'eux, mais ils suivent leur fantaisie. Ils forgent des contes de bonheur et de malheur futurs et ils encouragent les réunions du peuple des campagnes dans des temples et des fêtes uniquement pour se faire donner de l'argent destiné en apparence à brûler de l'encens, mais en réalité à satisfaire leurs vices. »
Aux yeux des Empereurs Chinois le Bouddhisme est contraire au développement de la population et de la richesse publique et son plus grand tort est de diminuer directement et indirectement les revenus du trésor. 11 blesse d'ailleurs le principe sur lequel tout repose en Chine, que chacun doit se rendre le plus utile possible à la société.
Les réunions et fêtes que mentionne le texte précité constituent encore aujourd'hui, en grande partie, sinon en entier, le culte dans les campagnes.
Dans les parties de la Chine ouvertes aux Européens, chaque village a sa fête annuelle. Des milliers de personnes s'y rendent de plusieurs lieues pour assister aux processions des statues et aux cérémonies idolàtriques du jour sans se préoccuper, si le temple est Thaouiste ou Bouddhiste. Leur dévotion et leur crédulité sont les mêmes dans les deux cas.
Les fêtes de ce genre de dévotion sont d'ailleurs antérieures au Bouddhisme. On lit dans la biographie de lionfucius que quand les habitants de la campagne vinrent pour boire du vin et accomplir une cérémonie destinée à éloigner la peste, au moment où parurent les vieillards courbés sur leurs bâtons, Gonfucius sortit de sa maison et se montra en robe courte (costume de cour) sur un perron pour montrer qu'il se conformait aux usages du pays.
Il s'agissait d'une représentation avec chants appelée aujourd'hui Yan Ko et qui se iait dans la campagne au commencement de Février; cet usage qui s'était perdu a été ravivé par les Bouddhistes qui ont introduit un bonze dans la cérémonie. Les lettrés regardent le Yan-Ko comme un simple amusement des gens de la campagne,
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En 1688 l'Empereur K'anghi conclut avec la Russie un traité qui régla les frontières des deux Empires.
Les Russes ayant construit un fort en s'avançant au delà de la limite fixée les Chinois le prirent et emmenèrent la garnison composée d'une centaine de cosaques auxquels on permit de s'établir à Pékin avec leurs fa-! milles. Afin de les entretenir dans la religion Orthodoxe,! la Russie, en vertu d'une convention signée en 4778, envoie tous les dix ans à Pékin une sorte d'ambassade ecclésiastique ou mission ayant à sa tête un archimandrite. Les envoyés ont été constamment choisis de manière à recueillir et à ^apporter les renseignements les plus intéressants sur la Chine. On connaît les remarquables travaux de Vasselief et de Palladius sur le Bouddhisme.
La compagnie anglaise des Indes était admise à négocier dans le port de Canton ; la Chine voulut y interdire l'importation de l'Opium. De là la guerre de 1839 à la suite de laquelle les anglais dictèrent les traités de 1842 et 1843 qui ouvrirent quatre nouveaux ports au commerce anglais, Les cinq ports sont de véritables colonies Européennes.
En 1844 la France obtint les mêmes avantages pour son commerce et demanda pour le culte catholique la liberté dans tout l'Empire. L'Empereur Tao Kwang rendit un édit dans ce sens. Mais son successeur ne fut point aussi favorable au christianisme. Wan, préfet de Canton publia contre le christianisme un mémoire semblable aux écrits polémiques que l'on édite actuellement au Japon (voir le Japon). H soutenait que l'édit de Tao Kwang n'autorisait pas les chrétiens à s'établir dans tout l'Empire. Le minis* tre de France protesta et le Gouvernement Chinois céda, mais seulement en apparence.
Le révolte des Taïpings ou Longs cheveux, commença, en 1848, par une simple querelle de culte suscitée par un maître d'école et devint rapidement une guerre générale ou entrèrent en lutte, bien plus encore que les passions