Représentations bouddhiques ; sens qu'on doit leu
attacher.
Quelquefois on représente Kwan Yin comme un de deux assistants d'Amitabha Bouddha ; l'autre assistan est Schï chï. On les appelle les trois sages de l'Occident Le Buddha de l'Est a pour assistants Yo tsang pù sa e Yo wang pù sa qui président à la médecine. Le Buddha
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ETEst ayant des pouvoirs illimités contre toutes les limités, il est quelquefois représenté comme Çakya ■lui par trois statues figurant le passé, le présent et Bénir,
fe-tsang, d'après les récits bouddhistes était le fils d'un ■ de Siam. 11 a la figure pleine et douce, et, comme ■Shisattva, la tête couronnée de lottius. A sa droite et à ■gauche, se tient un disciple de Çakyamouni.
H est assisté patf les dix rois ou juges de l'enfer. Les fcpliciés sont représentés par de petites figures de terre ■de bois. Devant Ti-tsang les dix juges se tiennent de- But. Si c'est Tung-apo-ti Kwin, divinité Thaouïste, qui péside les juges, ils sont assis comme étant presque ses ■aux.
ÏLes statues appelées Pu-sa, quand elles sont isolées, kit assises ; mars en présence de Bouddha elles sont pnjours debout.
11 y a dans les temples Bouddhistes un grand nombre ndoles Thaouïstes, notamment celles de Kwan-ti, Lung rang et Hwa-Kwang adoptées comme divinités protectrice. On fait aussi grand usage des divinités Thaouïstes oédicales, afin d'attirer les malades aux temples. 11 y en a ►our les maladies d'yeux, les ulcères, la petite vérole et outesles infirmités. Une foule de malades assiègent leurs doles. Des divinités chinoises, la plus populaire de beauoup est celle de la Richesse.
On trouve aussi dans les temples complets les statues les Bouddhistes célèbres de la Chine, principalement elle de Bodhidarma, et dans chaque monastère, celle de on fondateur.
Pour le Bouddhiste instruit, toutes ces représentations ont de purs symboles. A son entrée, le fidèle reçoit dans e vestibule l'impression de la protection par les Etres :élestes. Quand il arrive en présence de Bouddha dans le ïrand vaisseau, il voit dans son image l'intelligence, ruit d'une longue et profonde contemplation. Les Bodhi- >attvas lui figurent la science et la miséricorde et lui en enseignent le culte.
Dans les Arrhats il s'inspire du modèle de ceux qui »ont devenus vénérables par l'âge, la sagesse et un ascéisme prolongé. Les Auditeurs lui montrent le premier legré pour atteindre à la perfection, celui au moyen du*
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quel on franchit les trois autres. Quand il s'agenouil! devant ces statues et leur offre l'encens, les cierges et 1< papiers dorés, il na d'autre objet que de témoigner] respect avec lequel il reçoit les instructions du Bouddhî
Mais les gens du commun voient dans chaque idole un divinité puisante, et perdant de vue l'objet moral et idée du système ; ils prient pour être délivrés de la maladie de la pauvreté et ji'une mort prématurée, etc. Malheurei sèment les Bonzes, dans un but intéressé, entretienne! cette superstition que beaucoup d'entre eux finissent san doute par partager 4 .
Dans le Nord de la Chine, on voit sur les murs de temples des peintures bouddhistes grossières, principe lement la'déesse de la pitié, Kwan yin des huit sortes d douleur.
Des voyageurs sont attaqués par des brigands et vob succomber ; la déesse apparait et les sauve en les rendafl invisibles au moyen d'une vapeur qu'elle fait sortir d'u vase qu'elle ouvre à cet effet.
A Pékin et aux environs, on trouve un assez grau nombre de statues de métal, notamment un groupe ei cuivre ou en cuivre blanc de Çakiamouni et de ses deu: disciples préférés ; ils ont une taille de six pieds, et il portent attachées des bandes de toile jaune et des clo chettes qui résonnent lorsqu'elles sont agitées par leven ou les visiteurs.
Il est d'usage à Pékin, lorsqu'on fait de grandes statue de métal, de bois ou d'argile, d'y mettre les organes inté rieurs aussi complets que possible, conformément à 1 science anatomique plus ou moins exacte que Ton pos sède. La tête est toujours vide, les principaux viscère de l'estomac et de l'abdomen sont tous figurés en soie o\ en satin. Une pièce ronde de couleur rouge de la gran deur d'un dollar figure le cœur dont l'élément est sup posé être le feu ; au-dessus, un miroir en métal repré sente l'intelligence dont le cœur est le siège dans lei systèmes Indiens. Les poumons recouvrent le cœu comme une ombrelle, pour le préserver de toute avarie
1 La principale cause de l'acharnement avec lequel les Musul mans ont partout proscrit les Bouddhistes est la multiplicité de représentations Bouddhiques qu'ils prenaient pour det idoles.
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ins l'intestin, on met souvent des grains, des perles, du de, des fragments d'argent. Les plus grandes et les plus tiennes idoles ont été souvent dépouillées de ces obts, on ignore quand et comment.
La coutume de remplir ainsi l'intérieur des idoles istait aussi dans l'Inde. On sait qu'un conquérant Mu- Iman au Bengale ayant éventré un Bouddha colossal, en sortit un grand ruisseau de pièces et de bijoux d'or, de pierres précieuses.
Il y a sur plusieurs points de la Chine des statues gintesqufes de Bouddha auquel la tradition assigne une Me de cinq mètres, et de Maitreya Bouddha auquel elle Iribue vingt mètres.
Le temple le plus riche est à l'Ouest de Pékin et a un venu de prés de 100.000 francs.
Au temple de Pi-yun-si situé à deux myriamètres en* ron à l'Ouest de Pékin, il y a une cour où sont repréntés les états de la vie future. On y voit modelés en gile des montagnes, des nuages, des ports, des lacs, «hommes et d'autres êtres vivants. Kwan-yin, Ti-tsang, !n-shu, Pu-hien et Ta Schï chï président ces domaines. i voit des bouddhistes vertueux, avec des visages respint le bonheur, traverser un pont. Des démons précipité les méchants dans un lieu de tourments ; des supices cruels sont figurés ; le tout est en argile soigneuseent moulée et coloriée. Sur ce rocher sont peints les ttnnents de l'enfer et les bonheurs du paradis ; ces bleaux sont entremêlés, afin de montrer les résultats f l'enseignement Bouddhiste donné par les cinq divins aitres.
De magnifiques escaliers en marbre sont bordés de *nds lions en pierre ; des dragons et des phénix ornent * corniches. Sur de larges entablements est sculpté le omphe des quatre vertus : piété filiale, loyauté, incorptibité, chasteté . Au-dessus est la pagode nommée à use de sa forme, le thrône de diamant ; et enfin, sur le *teau, s'élèvent sept petites pagodes couronnées de «peaux en bronze.
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