‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 35 sur 129 · Temples et couvents de Pu-to. Délabrement des édifii · texte numérisé non relu

Temples et couvents de Pu-to. Délabrement des édifii

bouddhistes en Chine.

Les édifices bouddhistes de Chine les plus connus < Europe sont ceux de Pu-to décrits par le père Hue d'autres voyageurs. Nous nous bornerons à appeler Tatte tion sur quelques particularités qui présentent un intér historique. La plus remarquable est que les couvents ( Pu-to forment la transition entre le Bouddhisme Chino et le Lamaïsme Thibétain. Kwan-Yih, le patron du Th bet est substitué à Bouddha dans la place centrale qu occupe dans les temples des pagodes d'une époque anfc rieure à l'avènement delà dynastie Mongole. A sa gaucl est une statue en bois d'Amithaba, le Bouddha du ci d'Occident. A sa droite est Avalokiteswara. On place d< vant ces trois statues une urne à encens et, de chaqt coté de cette urne, un cierge et un vase de fleurs artit cielles.

Il y a deux couvents qui se ressemblent beaucoup et u 3 e au haut d'une colline.

Le temple principal est au bord d'un lac et entoui d'un magnifique jardin Chinois (semblable à un jardi anglais). On monte par des gradins des bords du lac a porche du temple qui est supporté par huit énormes ce lonnes de granité. Sous le porche sont quatre statut colossales des rois des Devas, et à droite et à gauche, de escaliers qui conduisent au vestibule ou pronaos où tron une trinité bouddhique représentant le passé, le présen et l'avenir. Ces trois statues sont entièrement dorées el quoique assises, elles ont au moins quatre mètres d haut. Celle du milieu est dans l'attitude de la méditation les deux autres dans celle de renseignement, la main ej le bras droit levés. Devant chaque statue est un autel oi table où brûlent constamment des parfums. Aux mur: sont suspendues de larges pièces de satin sur lesquels on lit des sentences ou des maximes.

Le troisième vaisseau est consacré à Kwan-yin, connut nous l'avons vu plus haut. 1

Le quatrième est un Panthéon ou bien un Pandémoniuna

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sont réunis pêle-mêle: Le dieu du ciel et celui de la e; des monstres fabuleux; les dieux patrons de la 1

rrre, de l'agriculture, de la médecine, de la fabrication la soie; les images des saints de l'antiquité, des phi- L>$ophes, des hommes d'état, des hommes de guerre, te.

Bien que les couvents de Puto comme la plupart des ouvents bouddhistes de Chine datent d'une époque pos- Êrieureà l'avènement de la dynastie Mongole, on y suit i règle chinoise et non la règle lamaïque ; les bonzes ppartiennent à des écoles qui ont pris naissance en liine, celle de Li-Tsi pour l'un des couvents et celle de iaoutung pour l'autre. Les élèves Chinois qui s'attachent à es deux écoles n'étudient point dans des livres et reçoi- Hit seulement un enseignement oral.

La plupart des couvents actuels appartiennent à cette cole de Lit tsi.

Cn demi-siècle s'est écoulé depuis que le père Hue a isité les pagodes de Pu-to ; elles étaient déjà alors dans d état de dégradation déplorable. Les cellules des vastes )uvents étaient vides et abandonnées aux rats. La partie \ mieux conservée était la bibliothèque. Bien qu'inféeure aux Bibliothèques des couvents du Thibet elle mtenait 8.000 volumes, sans doute aussi peu remplis ne ceux du Thibet. Quelques-uns sont de simples transitions en caractères Chinois de livres Indiens que les hinois lisent mais ne comprennent pas. Les missionnai- >s Lazaristes firent observer au bibliothécaire que ces )lumes ne pouvaient servir à l'instruction des Bonzes, La famille de Bouddha, répondit celui-ci, n'aime plus s livres. Les bonzes de Pu-to n'en lisent aucun ; ils ne lettent jamais les pieds à la Bibliothèque. » Le chef de l'île de Pu-to se lamenta sur la perte de la i en Chine. Aux objections que lui firent les missionlires contre la métempsykose etc., il fit uniquement He réponse qui est un lieu commun en Chine : « 11 est Qnu que les religions sont nombreuses, mais que la isou est impfiuable. »

Les plus célèbres pagodes de la Chine sont pour la upart dans le même état de délabrement que celles de i-to. Il faut excepter celles de Tendaï.

[ieur renom y attire à certaines ' époques un grand

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nombre de visiteurs qui s'y rendent en troupes, génér ment sur des chars à mulles, pour brûler de l'encens obtenir à prix d'argent les prières des bonzes. Le pli souvent ces pèlerinages ont l'air de parties de plaisir ( de curiosité.

Tous les ans, aux mois d'avril et d'octobre, on organi à Pékin une procession pour Miau-feng Shan, lieu < pèlerinage bouddhiste dans les montagnes au N-0 < Pékin, Le voyage dure cinq à six jours ; on passe 1 nuits sous des abris préparés exprès à l'avance. On rend un culte à trois divinités sœurs appelées INiai mang. Le dieu principal est Thaouïste. Cependant le ter pie est entretenu par des religieux bouddhistes qui n restent que pendant la visite des pèlerins.

Quelques pèlerins, pour accomplir des vœux, s'y rei dent dans des conditions exceptionnelles, par exemp enchaînés, ou portant volontairement par humilité costume des criminels,

Les prières des religieux ouvrent les portes de Tenfe Chanter ou réciter des textes sacrés sont des actes q portent infailliblement leurs fruits.

Pour les réparations des édifices religieux, ce sont l bonzes qui prennent l'initiative et qui stimulent la pié publique ; mais les laïques paraissent plus portés que 1 religieux aux pèlerinages et aux associations volontaire dans un but religieux.

L'association la plus remarquée est celle qui s'est fo mée pour donner le 15 du 7<> mois un repas aux spectr affamés. Nous avons vu que, dans les anciennes croyanc chinoises, les spectres sont les esprits des morts, part culièrement des ancêtres. Les Bouddhistes viennent t aide à ceux des esprits qui n'ont point de descendant ou bien qui sont négligés par leur postérité. En liai âinsi à la métempsykose le culte chinois des ancêtres, Bouddhisme a acquis une très grande influence sur Te prit public.

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