‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 36 sur 129 · Cérémonies bouddhiques^ obsèques · texte numérisé non relu

Cérémonies bouddhiques^ obsèques

i Chine, le culte bouddhique a conservé dans les tempresque toute sa simplicité primitive. Les religieux i f debout ou à genou* chantent les textes sacrés ; ce des extraits des soutras ou des livres de magie qui tent en relief la doctrine, la compassion ou misérile et la sagesse du Bouddha, ainsi que sa gloire. Ce ont pas des prières dans le sens que nous attachons mot. Elles opèrent par une sorte de vertu magique e causalité intime inhérente à la lecture de la loi ou ffrande de l'encens, des fleurs et des fruits, musique accompagne l'offrande, on y remarque les ruments suivants, tous plus bruyant qu'harmonieux : tmbour, le carillon de petites cloches (chapeau chi- ) 1 le poisson de bois (sans doute analogue à l'ancien nt de village) et la grosse cloche sur laquelle on pe avec un maillet ou marteau de bois.

vertu que la foi populaire attribue à ce culte fait >le corps religieux qui est l'àme du Bouddhisme, vie religieuse est une vie toute passive qui n'exige i, ni zèle, mais seulement de la régularité et la récin des instructions de Bouddha. On se fait bonze par sse ; et le bonze s'agenouille devant les images des s pour les honorer, mais non pour prier, récitation en commun des enseignements du Boudin a pour but que d'aider à l'exercice de lacontemon et de la méditation par l'impression que la parole ïe mouvement font sur l'esprit.

Vinsi que nous Pavons vu, les Bouddhistes attendent délivrance, non d'un dieu, mais du mérite inhérent lactés du Karma ou Khan, qui agit comme un destin personnel,

tfais nous avons vu aussi que, depuis longtemps, ils ne a tiennent plus à ce dogme qui constitue tout le boudsme primitif ; ils croient aux légendes qui exaltent effets de l'intervention des Bouddhas et des Bodhisatt--' . Ces personnages, en raison de leurs pouvoirs surnaeis, deviennent dans la foi populaire des divinités ou

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du moins ils en ont tous les attributs ordinaires. Bft cela, il n'y a point de livres de prières. Les simples « dé vol s ont beau croire en Omitofo ou Schikia fo ou à Kl yin-pusa, cela ne change rien au culte. On se borne! jours à lire les passages traditionnels des livres de B dha qui enseignent le néant de toutes choses ei resi blent à des sermons sur le vieux thème de TEcclési^ « Vanité des vanités, et tout n'est que vanité. » Os trouve que par exception des textes s'adressant aux; sonnages qui viennent d'être nommés et ils renfen uniquement quelque louange ou invocation extrême! courte. 1

L'attribution d'une certaine ontologie aux textes éc et même aux simples caractères, attribution que q avons vue dans la plus ancienne école Indienne, celle Mimansa, est une idée extrêmement répandue en Cl et poussée jusqu'à la superstition. La destruction 01 pollution de ce qui est écrit ou imprimé est considj presque comme un sacrilège ; elle est pour les Ghinot qu'est pour les Hindous le meurtre d'un être animé, a une certaine classe de bonzes qui,* la hotte au i ramassent tout papier écrit ou imprimé tombé dans, rues ou sur les routes. Le tout est brûlé dans les pagd devant les images des sages de l'antiquité.

Fondé sur la croyance à la vie future, le Bouddhisin des cérémonies pour tout ce qui concerne les morts.

Aux funérailles des riches à Pékin, on appelle b prêtres Bouddhistes ; ils s'y rendent avec une imase Bouddha, des cierges et le poisson de bois et récita pendant trois jours consécutifs, six heures par jour, ci livres de l'Ecole du grand développement dont Tun est Lotus de la bonne loi (en Chine le nénuphar blanc) et autre est un Tantra de la dynastie des Tang, afin de iil rer des tourments l'âme du mort le plus tôt possible.

Les Bouddhistes Chinois ont une cérémonie pc l'anniversaire de la mort de leurs parents. Un Europt j l'a vue célébrer à Shang haï en 1879 pour une mère famille. Les détails qu'il a donnés dans le Journal As tique montrent que. chez les Bouddhistes à la fois fervei et éclairés de la Chine, le respect de la femme et la tt dresse filiale envers la mère existent comme dans autres pays bouddhistes.

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La maison du fils aîné chargé de la cérémonie avait une ur renfermée de tous côtés entre des bâtiments élevés *nt les rez-de-chaussée sont occupés par de grandes lies. Dans Tune d'elle, était dressé un superbe autel lairé à giorno ; dans les autres se trouvaient les invités, ras les membres de la famille, de tout âge et de tout le assistaient à la cérémonie. Au milieu de la cour, on ait élevé pour la circonstance une forteresse d'un mètre t hauteur avec du carton simulant de la brique. Cette rteresse, image de la cité du roi des enfers, reposait sur 1 tapis rouge tigurant un lac de sang.

Arrivent revêtus de leurs habits sacrés six bonzes prédés de leurs chefs. Ils s'agenouillent, puis se prosterfnt plusieurs fois devant l'autel ; ils récitent ensuite les xtes sacrés avec accompagnement d'une musique ayante. Ils se rendent ensuite devant la forteresse itour de laquelle on fait une promenade en procession. ► chef Bonze enfonce successivement chacune des iatre portes en brisant une brique, et il jette dans Finrieur de la forteresse des pièces d'argent, pour se rendre opice par ces largesses ou corrompre les esprits de nîev. Il finit par la porte du Nord, et tirant de Tencenir un bateau en papier, il est censé retirer de l'enfer une de la défunte et lit un mémoire composé à sa louange tr le fils aîné. Chacun boit un liquide bouillant qui ressente le sang de la mère et on termine par une nou- Ile promenade autour de la forteresse.

Ces pratiques peuvent nous paraître puériles ; nouions pas qu'elles sont observées par des Chinois, et connaissons qu'elles témoignent d'un véritable esprit s famille et d'une foi sincère dans la vie future et l'elles doivent nécessairement fortifier l'un et Vautre de ^sentiments.

La cérémonie purement chinoise des funérailles repose rnquement sur l'esprit de famille.

Lorsqu'il s'agit d'un ascendant et que le médecin inonce un dénouement fatal sous peu de jours, on fait >nir — un maître de chant et de danse — pour enseiler aux descendants du mourant leur rôle, c'est-à-dire manière dont ils doivent chanter et pleurer aux obsèaes. Les exercices ont lieu plusieurs fois par jour ; le moumt qui les entend ne s'en émeut point. Il a près de lui

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son cercueil, meuble de luxe que, souvent, il a r< cadeau lorsqu'il était plein de santé.

On dépose dans ce cercueil le défunt revêtu de ses beaux habits. On lui introduit dans la bouche du mei pour retarder la décomposition, car le corps doit exposé de huit à quinze jours ; on place à ses côté» aromates et quelques pièces de monnaie, puis on p cercueil soit dans le temple des ancêtres, soit d

{>ièce centrale de l'habitation qui, communément, a fois de salon, de salle à manger et de temple, pièce est, pour la circonstance, richement ornée et fumée, éclairée à giorno par des bougies et parfumé la combustion de verges odorantes ; on a ou soin p blement de remplacer les cartouches rouges par blancs (couleur du deuil).

Toute la famille, vêtue de deuil, forme un demi-câ autour du cercueil, pleurant et psalmodiant sui van 1 rites ; le fils aîné, courbé sur un bâton avec tous les si de la douleur, tourne lentement autour du cercueil* cérémonie dure environ une demi heure et se trois ou quatre fois par jour.

Le vêtement de deuil est la robe de toile de ch blanche et non ourlée.

Pendant toute la durée des obsèques, les houddhij se font assister par des bonzes, les Confucéens par devins (prêtres thaouïstes).

Après l'exposition, on conduit le mort à son dernj asile choisi dans une propriété de la famille, de préi rence dans celle qu'affectionnait le défunt. Pour les pa vres, il existe des champs de repos.

On enlève environ un, pied de terre sur % une surfi égale a celle du cercuoil et on le remplace par un dall en marbre ou en pierre sur lequel on pose deux driers en bois qui reçoivent le cercueil. On ente celui ci sur trois côtés d'un mur en fer à cheval surmo d'une voûte. Sur le devant du tumulus resté ouvert scelle une table de marbre sur laquelle sont gravés noms et titres du défunt. Quand le tumulus est fermé, psalmodies et les pleurs redoublent.

Le cortège retourne à la maison mortuaire, et la blette du nouvel ancêtre est introduite 4ans le cadre

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se trouvent les noms des ayeux et qui est posé sur l'autel domestique, objet d'un culte quotidien.

> Le deuil est porté trois mois par tous les parents et Tingt-sept mois par le fils. Celui-ci doit s'abstenir pendant tout ce temps des plaisirs mondains et même, si c'est un fonctionnaire, des affaires publiques ; on lui désigne un suppléant.

Les fêtes des morts se célèbrent en général par tous les Chinois, mais les visites que Ton fait aux tombeaux pour des sacrifices stfnt des réunions gaies. Seules les lamentations obligées des veuves font diversion à la gaieté générale sans pourtant la troubler.

On se contente de faire aux ombres des ancêtres des offrandes sur les collines, d'y déblayer les tombeaux et de restaurer les anciennes tombes.

La période pendant laquelle doivent s'accomplir toutes les cérémonies dont les tombeaux sont l'objet embrasse les dix jours qui précèdent et les dix jours qui suivent celui de la fête annuelle*

Si les parents jugent que la bière n'est plus en état de résister aux infiltrations et à la poussée des terres, on exhume les ossements et on les met dans des urnes en métal que Ton enterre tantôt isolées, tantôt par groupes dans un emplacement heureux en temps propice.

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