Bienfaisance des Bouddhistes
Les religieux bouddhistes ont développé en Chine p encore qu'ailleurs le principe de la bonté pour les anj maux ; grâce à leur active propagande beaucoup de chj nois non bouddhistes, les femmes surtout, adoptent lei doctrine sur ce point. Il y a des gens qui achètent h oiseaux et les poissons destinés à la mort, et leur rende la liberté. D'autres se chargent de l'entretien de quelq animal domestique, poule, canard ou autre, jusqu'à mort naturelle, ou bien s'abstiennent du meurtre decei tains animaux pendant un temps déterminé. On fait d vœux de ce genre et il existe des associations qui rach tent les poissons et la volaille pour leur rendre la liber Souvent aussi on met des animaux domestiques en pen sion dans quelque couvent bouddhique. Voilà pourquo beaucoup de monastères ont de grandes rangées d'éta
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lîpFûù on nourrit jusqu'à leur mort beaucoup d'animaux domestiques. Il y a aussi près des monastères de nom- JtffÉfcx viviers qui ont un but semblable.
Ifeis un principe beaucoup plus important est observé pàf les Bouddhistes, c'est la bonté pour les hommes. On voit ^bouddhistes zélés ou du moins ceux qui passent pour teîr (le nom de Bouddhiste n'était donné en Chine qu'aux religieux) toujours au premier rang pour assister autrui de leur bourse ou de leurs peines et même se dépouiller dans ce but de leurs biens, ainsi que le veut la loi du re* noncement bouddhique. Ils contribuent avec ardeur à la fondation d'hôpitaux, d'asiles d'enfants trouvés, d'école» et autres établissements utiles. Ils organisent des fonds de secours mutuels, surtout en vue des décès et pour la célébration des fêtes annuelles des morts que le Bouddhique a beaucoup développées en Chine. Ils font construire des ouvrages d'utilité publique, comme des routes, des ponts ; 3ft pourvoient à l'éclairage pendant la nuit des rues et des places publiques. Ils distribuent des aliments aux nécessiteux et des secours à tous les malheureux jusque dans leur domicile. Aujourd'hui, comme autrefois, c'est à la ferveur et au renoncement bouddhique, presque exclusivement, que l'on doit, de l'aveu de tous, l'initiative de ce que nous appelons les œuvres charitables. Cela provient de ce que l'amour de l'humanité est pour les Bouddhistes un sentiment, tandis que pour les autres Chinois il n'est qu'un principe d'une application fort limitée. C'est à cela qu'il faut attribuer la faveur dont le bouddhisme est l'objet de la part d'un grand nombre de fonctionnaires, et qui se traduit assez souvent par un concours pécuniaire personnel.
Si Ton se rappelle que c'est aussi le sentiment qui domine dans les familles bouddhistes, tandis que les autres familles sont régies presque uniquement par le principe d'autorité, et si l'on rapproche ce fait du précédent, on devra en conclure que c'est dans le Bouddhisme que réside la vitalité affective de la Chine, bien que les lettrés n'en conviennent pas.
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