Culte officiel, Impérial , mandarinique, des villages
En Chine tout le monde rend des hommages publics à nfucius. Les lettrés se considèrent comme ayant seuls rité de sa philosophie et de sa doctrine ; les deux autres ligions , tout en combattant les lettrés, s'efforcent de prousr que leurs propres principes sont admis explicitement ta implicitement par Confucius lui-même
L'Etat a conservé, comme une institution civile, le culte fendu de temps immémorial aux Esprits du ciel et de la &rre, des étoiles, des montagnes, des rivières, des pa- Bnts décédés. C'est une religion extérieure obligée pour jfaiconque aspire à un emploi, mais que chacun entend somme il lui convient. Les fonctionnaires se rattachent à te culte qui n'a pas de prêtres, tout en ayant en même jfemps d'autres pratiques religieuses. Ils se conforment, nécessité, à des cérémonies gênantes qu'eux-mêmes ridiculisent dans le privé, comme la divination, les présages, les mauvais jours et toutes les superstitions qui sont Communes en Chine.
1 L'une d'elles, l'adoration du Dragon de la pluie, est tantôt en faveur, tantôt en disgrâce auprès des Empereurs ; Vun d'eux la proscrit, d'autres abandonnent les jiopulations à leur crédulité. Il y a en outre le dieu de la guerre, élevé au même rang que Confucius par décret impérial au milieu du xïx« siècle, le dieu de l'instruction, celui de la richesse, le plus populaire de tous et dont fous les négociants portent au cou le médaillon. 1 L'Empereur est le grand pontife du culte officiel Chinois, et spécialement du culte dit Impérial qui n'existe fcu'à Pékin, où il a des temples magnifiques.
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C f est l'adoration du Ciel, le grand enseigneur, le de la lumière, le père — et de la Terre de la Chii grande Nourricière, la mère.
Le principal centre du culte impérial est situé dai cité extérieure de Pékingà trois kilomètres de distance] palais Impérial.
Là sont deux autels entourés d'un parc de trois kilo! très de circuit : L'autel du ciel au sud, Yuen Keou, monticule rond ; celui de la terre au nord surmonté temple très élevé appelé Che-nien-tien. « Temple prières pour une année (fertile). »
L'autel du ciel se compose de trois terrasses circula^ en marbre où Ton accède pas vingt-sept marches. L'e pereur s'agenouille sur une pierre ronde au centre cercles concentriques que forment les dalles de la rasse supérieure qui a 73 mètres de diamètre ; la secoi terrasse a 35 mètres de largeur de couronne, et celle bas 20 mètres de largeur de couronne. La hauteur toi est de 9 mètres environ.
Au sud est se trouve un fourneau à holocaustes de celaine verte ; ce fourneau, où l'Empereur brûle la prij écrite, a 3 mètres de haut et 2 m. 60 de large, il est pl en dehors du petit mur-intérieur qui entoure l'autel. près se trouve un puits dans lequel on jette la peau e| sang de la victime dans l'idée de faire participer les prits de la terre au sacrifice, de même que la fumée et] flamme de l'holocauste le portent aux Esprits du ciel.
L'idée # que se font les Chinois d'un sacrifice aux espïj du ciel et de la terre est uniquement celle d'un festin banquet. L'Empereur invite ses ancêtres à prendre pl au festin (sacrifice) avec le Shang-ti, le maitre-suprêi nom donné exclusivement h l'esprit du ciel. Le père monarque est associé aux honneurs que l'on rend au et sa mère à ceux que l'on rend à la terre.
Indépendamment des circonstances particulières, coi l'avènement d'un Empereur, il y a trois services régulii par année : au commencement du printemps et aux stices d'été et d'hiver.
On place sur la terrasse supérieure de l'autel, fais face au sud et immédiatement devant l'Empereur ag nouillé, lavable tte du'Shang-ti portant l'inscription : Hwa tien Shang-ti. Les tablettes des ancêtres de l'Emperet
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les sur deux rangs, font face à l'Est et à l'Ouest ; dechaque tablette sont déposées des offrandes, prépare, comme pour les repas domestiques, du millet et fin, du millet pétri et du riz ; on offre, sous forme jouts, des tranches de bœuf et de porc avec ou sans isonnement, puis du poisson salé, des tranches de ou de daim mariné, des oignons confits, des pousses tbous, du persil et du céleri confits, du porc maet des vermicels.
>mme fruits, on offre des châtaignes, des prunes de (plus, et de9 noix ; comme grains, des galettes sucrées ?ine de froment, de sarrasin.
premier rang sont placées trois coupes de Tsew, (la mr fermentée de la Chine) ; au second, un bol de >e. Puis viennent disposés sur huit rangs vingt huit ls de fruit, riz et autres céréales cuites, pâtisseries,
derrière, sont des offrandes de jade et de soie destinées tre brûlées et enfin une génisse entière avec un brasier ^ehaque côté pour brûler les offrandes.
la seconde terrasse, à TEst, est dressée la tablette [soleil, celle de la grande Ourse, des cinq planètes, des L-huit constellations et une autre pour toutes les étoi- A l'Ouest sont les tablettes de l'esprit de la lune, des ;es, de la pluie, du vent et du tonnerre.
>armi les offrandes aux esprits des étoiles, se trouvent jeune bœuf, une brebis et un porc.
brûle douze pièces de soie bleue en l'honneur du ing-ti, trois de soie blanche pour les Empereurs, et t-sept de soie jaune, bleue, rouge, noire et blanche en mneur des esprits des corps célestes, du vent etHe la îe.
\Qn emploie des parfums composés de divers bois odoits réduits en poussière et ensuite façonnés en baguettes en pastilles ,>
| L'Empereur est vétu de bleu, quand il adore le ciel, de ie quand il adore la terre, de rouge quand il adore le >leil, de blanc quand il adore la lune.
Dans tous les cas, son costume pontifical porte les imadu soleil, de la lune et des étoiles, symbolisant ainsi Ciel dont l'Empereur reste le fils.
Revêtu des robes du sacrifice, l'Empereur allume Ten-
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cens et le place dans les urnes. Il s'agenouille devant tablettes de ses ancêtres pendant que 23 î musiciens i résonner leurs instruments. Puis il se rend à la table sont les offrandes de jade et de soie destinées à être br lées et il présente ces offrandes. La musique joue l'air pelé : le chant de la paix universelle.
Après avoir présenté les coupes de nourriture plac devant les diverses tablettes, l'Empereur lit la prière p: cée sur une table consacrée à cet usage.
Dans le sacrifice de février, elle est ainsi conçue : « m votre sujet, fils du ciel par droit héréditaire, ayant d'en haut Tordre vénéré de nourrir et consoler les ha tants de toutes les régions, je suis rempli de sympatli pour tous les hommes et désire ardemment leur bonheufi
« Aujourd'hui, voyant approcher le jour Sin et le lab rage du printemps qui va avoir lieu, je lève avec fervei mes regards vers vous dans l'espoir d'obtenir votre p« tection miséricordieuse. »
« J'amène mes sujets et mes serviteurs chargés d'abo dantes offrandes de nourriture, sacrifice respectueux Shang-ti (maître universel.) « J'implore humblement regard d'en haut ; donnez-nous la pluie qui féconde tou les travaux des champs. »
Le reste de la prière est un panégirique des empereut décédés qui sont honorés en même temps.
L'empereur fait ensuite la seconde, puis la troisiè présentation de la coupe de vin t pendant que la musi joue ; le chant de V excellente paix, et le chant de la pi harmonieuse et qu'un chœur de 234 danseurs exécute d figures.
Puis on présente u l'Empereur la coupe de bénédictioi le mets de bénédiction. Il goûte au vin en se prostern avec toute sa suite.
On emporte les viandes ; la musique joue : le chant la paix glorieuse.
On rapporte l'esprit du ciel dans la chapelle de la Tablette au nord de l'autel.
Enfin on brûle au fourneau vert (autel de l'holocauste) en présence de l'Empereur, la tablette où est écrite la prière, la tablette d'adoration, l'encens, la soie et les vian^ des offertes au Shang-ti.
En même temps on brûle sur des brasiers préparés pouf
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la soie, l'encens et les viandes offerts devant les tates des Empereurs* lis l'Empereur rentre au palais.
* adoration à F autel de la terre est analogue. Quand on kbre le sacrifice, la tablette de l'esprit de la terre est Bée sur la terrasse supérieure et fait face au Nord ; celles Empereurs regardenM'Est et l'Ouest, ïur la terrasse inférieure quatorze tableaux représentent ^montagnes de la Chine et de la Mantchourie ; quatre tattes figurent les rivières les plus saintes et les plus imtantes de la Chine, et quatre autres les mers qui la
lent au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest, ^enfouissement des soieries n'a lieu que dans le saeri-
à l'Esprit de la terre.
/Esprit du ciel et celui de la Terre sont les seuls dont ipereur se dise le sujet dans ses prières.
Culte impérial des ancêtres.
Le culte impérial des ancêtres constitue une des paras les plus importantes de la religion officielle. Le temple impérial des ancêtres, le grand Temple situé Sud-Est de la porte principale du palais, est divisé en >is principales Tien ou Salles et plusieurs autres plus Mites.
Le Tien d'entrée sert au sacrifice commun à tous les îcêtres qui a lieu à la fin de Tannée ; dans le Tien du ilieu sont les tablettes les plus importantes, chacune ms une niche ou châsse ; les Empereurs et impératrices »nt placés par couples. Cette salle est consacrée à la cé- Ébration des sacrifices du premier mois de chaque saim. On y trouve des caisses de vêtements aussi bien que ^aliments et les autres objets usuels parmi les vivants, >mme nattes, tabourets etc. ; on offre le tout en sacrifice, tendu, dit Confucius, que les morts ont tous les besoins »s vivants.
En face de cette salle est une cour entourée de tous tés de salles secondaires, renfermant les portraits des
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personnages illustres que l'on invite aux banquets de crilices. Les parents occupent les petites salles à l'Es les fonctionnaires fidèles celles à l'Ouest.
Outre les sacrifices trimestriels, il y a des sacrifie l'occasion de tout grand événement.
Dans l'intérieur du palais Impérial, se trouve enet un autre temple dédié aux ancêtres de l'Empereur, outre il y a un temple sur la tombe de chaque Emperei ainsi que cela a lieu pour les sultans.
A Pékin le sacrifice aux dieux du sol (Shai) et du gro fait* partie du culte impérial. Les autels de ces espr sont placés à la droite du palais dans une position syn trique à celle du temple des ancêtres.
L'Empereur fixe par décret le rang de prééminence d dieux et l'importance relative du culte qui doit leur êt rendu, et ses décisions à cet égard sont aveugléme obéies. 11 a suffi que Kwant le dieu de la guerre ait » par décret impérial en 4850 élevé au même rang qi Confucius pour que ses temples soient devenus très uui
breux en Chine.
Le peuple croit que l'Empereur a le pouvoir de donn à t'àme d'un mort un poste et des fonctions dans monde invisible. 11 accepte sans difficulté toute nouwl divinité ainsi instituée et l'honore aussi volontiers que t vieilles auxquelles il était habitué.
Cela est arrivé récemment pour un héros tué dans première guerre contre les Anglais. On lui rend un cul dans un temple qui lui est dédié à Shangaï.
La plus haute récompense pour les héros ou magislra morts dans l'exercice de leurs fonctions est, aux yeux « tous, l'attribution par l'Empereur de titres et de sacrilin divins.
Les dieux de l'État en Chine sont très nombreux ; cb que cité a sa divinité protectrice, les petites villes oi aussi leurs dieux tutélaires. Toutes ces divinités sont intituées par le Gouvernement ; ce sont des fonctionnant éminents, des hommes illustres par leur vertu.
Des prêtres taouïstes sont chargés des temples dieux de l'état, mais ce culte ne constitue qu'une parti secondaire de leurs cérémonies religieuses.
Nous avons donné quelque dévelopementau culte innv rial, parce que, outre son rôle politique évident et seul
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blable à celui de presque toutes les religions de l'antiquité payenue, ce culte est l'expression la plus haute et la forme aplus régulière, la plus avancée, delà religion des Esprits jui fut la croyance primitive de la plupart des asiastiques ?t est encore aujourd'hui la superstition populaire de )resque tout l'Extrême Orient, et, jusqu'à un certain degré, les pays Musulmans,
Après le culte Impérial vient le culte mandarinique ou les génies tutélaires de la Chine que Ton fait remonter Liavènement des Chang, 1783 avant Jésus-Christ.
L autel consacré à ce culte et sur lequel on se borne à >rtiler de l'encens se nomme Than Shaï Bi Than ; Shaï îst le génie tutélaire des Champs, Tsi celui des grains, ensemble désigne le sol de la Chine dont les Mandarins e prétendent les zélateurs patriotes. Nous avons vu que oule l'espérance de la population repose sur la culture.
Dans le voisinage de chaque ville chinoise se trouve un emple de l'Agriculture, dans lequel on voit une tablette ieTEmpereur Shin nung. Il y en a encore un autre dédié ux esprits des montagnes et des rivières et à ceux qui protègent le grain. Aux premiers jours du [printemps, les tmctionnaires visitent ce temple pour sacrifier devant les ablettes et labourer une petitç pièce de terre attelante.
N'ayant point conçu le Dieu créateur, les Chinois en ont encore au naturalisme des génies bons ou mauvais, uvent, de la pluie, du tonnerre, des rivières et des nontagnes. Ils ont la féte de la procession des Lupercales les Rogations) celle des Larves ou dieux Pénates, celle es Vierges et des femmes vertueuses. Chaque village a on patron, un génie ou un sage auquel il rend un culte ont nous avons déjà parlé au titre IV et dont nous donons la description détaillée au chapitre de la Cochinhine à la suite de notre « vie du Bouddha. »
Le culte le plus cher aux Chinois, après celui des anêtres, est celui des sages ou des saints, surtout de Confuïus et de ses principaux disciples. C'est là le véritable ulte national, et il ne renferme rien qui ne puisse être tdinis par les autres religions.
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