PAQUES
Fête du printemps, grand dieu de la production
La coutumes des œufs de pâque existe aussi en Chii^ pour la fête du printemps. 15 e jour du 3* mois.
Fête du grand Dieu, Patron de la production — <h| grand Dieu, Patron de la vie ; sous cette désignation c'est une sorte d'Ësculape.
Cérémonie du feu — « marcher sur le feu »
Prêtres, garçons à pieds nus, exorcistes, se trouvenl dans le temple dès l'aube du grand jour. On allume une bûche. On transporte sur la place dans des palanquins le§ idoles appartenant au temple. Les garçons à pieds nus e| les exorcistes à moitié nus se rangent des deux côtés d« feu, et récitent leurs incantations. Un bruit infernal <të tambours, de gangues et autres instruments, exalte la foule. Un prêtre taoïste, couvert d'une robe de cérémonie traînante, jette dans le feu un mélange de sel et de rix pour le purifier.
Quand le bûcher commence à s'effondrer, les exorcistes se plantent de courts couteaux dans les joues et dans la chair des bras et se jettent dans le feu ; les gongs montent au plus haut diapason et bientôt prêtres et garçons à pieds nus rejoignent les exorcistes. Un prêtre frappe de toutes ses forces le sol autour du feu avec une natte roulée, avec accompagnement de formules magiques atin de chasser les esprits accroupis autour du feu ; les assistants soulèvent sur leurs épaules les litières des idoles et forment une farandole qui traverse le feu à plusieurs reprises, jusqu'au moment d'organiser la grande procession qui doit parcourir le territoire du temple.
La procession est ouverte par une demi -douzaine de garçons pieds nus. Dans tout le cortège : une foule de dra-
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et de bannières sans ordre et une multitude de es en plein jour ; des groupes de musiciens avec anteaux rouges et des habits de fêtes ; des enfants à ; des chariots ornés de verdure, portant des jeunes et des garçons habillés en filles, tous vêtus d'azur ; des exorcistes s'infligeant toutes sortes de tortures, nt de grands serpents enroulés à leur corps et à leur montrant toutes horreurs. Des gens portent sur perches un long dais fait de planchettes réunies par charnières et formant un immense scorpion ; la artie supérieure du dais est abritée sur toute sa longueur r une tente d'étoffe rouge sous laquelle sont assis des ffants et des jeunes filles habillées de blanc, etc. 4 e jour du 4 e mois, fête anniversaire de Bouddha. |5« jour du 5 e mois, grande fête de l'été : des bateaux
Le dragon est censé procurer la pluie. La fêle des baaux dragons vient probablement de ce que le second lois chinois de l'été se distingue par sa sécheresse. C'est surtout une fête nautique, la course des bateaux ragons, une sorte de régates. Quelques-uns des bateaux mt arrangés à la proue et à la poupe de manière à rerésenter des dragons ; la proue affecte la forme d'une He à mâchoire béante et armée de dents coniques, qui essemble à une tête de crocodile ; l'arrière est sculpté de îçon à former une queue recouverte d'écaillés qui s'enoule en se redressant. D'ordinaire les jouteurs appariennent à la plus basse classe.
La mer est couverte d'embarcations remplies de spectaeurs dans leurs plus beaux habits.
La fête plutôt populaire que religieuse dure trois jours.
On porte aussi les bateaux-dragons processionnellement lans les rues avec bannières et musique.
6« jour du 6 e mois, ouverture des portes du ciel.
C'est une offrande de gratitude pour la maturité imminente du blé et des fruits. On rend grâce à la Terre et on îspère qu'elle bénira les fruits qui achèvent de mûrir.
13« jour 5* mois, seconde fête du dieu de la guerre. Représentations théâtrales dans ses temples.
15 e jour du 6 a mois. Fête du milieu de l'année.
On fait une offrande de farine de riz et aux dieux do- mestiques et aux ancêtres.
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On honore surtout la « Mère-directrice de la Vie » E1U dispose des âmes qui sont rendues à la Terre en vertu de U transmigration ; elle détermine quel sera leur sort et le cours de leur vie. Elle a sous les ordres une légion d'anges gardiens féminins dont chacune est chargée sous son haut patronage de veiller au destin d'un enfant. Ces garn diennes dirigent et protègent les enfants jusqu'à lera seizième année et forment leur caractère d'après les inJ tentions de la Mère directrice. A cause de cela, elles sont l'objet ainsi que la Mère directrice d'un culte spécial de là part des jeunes gens, des jeunes filles et des mères.
Un lit sert d'autel pour le jour de la fête de la gardienne. On offre du riz, des gâteaux et des légumes, mais pas de viandes parce que ces déités sont censées bouddhiques. On brûle du papier d'offrandes, particulièrement « des manteaux d'argent pour la Dame mère ». lis représentent des vêtements que « la Dame Mère utilisera pour ses protégés.
La mère directrice est invoquée aussi comme patronne des sages femmes et des femmes enceintes ; on l'invoque et on l'honore dans mille circonstances.
On la représente d'ordinaire entourée de trente-six de ses auxiliaires portant généralement chacune un enfant dans ses bras.
Les femmes seules ont de la dévotion pour elle.
23 e jour du 5 e mois. Jour de naissance de Ma-tso-po patrone des marins.
A la suite d'un miracle qui sauva une flotte chinoise, un Empereur de la dynastie des Sung éleva Ma-tso-po au rang de déesse sous le titre de Notre-Dame de secours puissant ; l'empereur Wun lui décerna le titre de « Reine du ciel, protectrice de l'Empire et Gardienne du peuple qui douée d'un pouvoir et d'une bienveillance sans bornes accorde de tous côtés son secours.
Ma-Tso-Po signifie femme ancêtre. Elle a une grande popularité ; on trouve son image sur presque chaque vaisseau. Tous les matins et tous les soirs on brûle de l'encens et des cierges devant elle ; quand un navire doit prendre la mer, on lui fait une grande offrande à bord. Le jour de sa naissance, on décore de verdure les ports de mer, on fait jouer la comédie en son honneur sur les vaisseaux, et sur tous les bâtiments on célèbre une of-
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rande. On lui rend des honneurs semblables le long des anaux et des rivières.
Les négociants qui trafiquent de marchandises emportes par mer lui rendent un culte ; de là vient qu elle est inssi la déesse des marchands. Elle est encore la parone des femmes en couche, et on l'invoque pour obtelir une postérité.
On la représente d'ordinaire debout sur les Ilots et sur es nuages et souvent avec une couronne, symbole de sa lignite de Reine du Ciel.
Les 6 premiers jours du 7 e mois : sacrifices aux morts oîr la fête des spectres affamés, page 139.
Septième jour du septième mois. Fête de la Tisserande, matrone des travaux féminins à l'aiguille.
Comme le dieu sidéral des lettrés, la « Tisserande » au :ulte de laquelle est consacré le soir du 7 du 7« mois, a )our demeure un groupe astronomique formé par les étoiles t t z et Ç de la lyre. Le culte des astres constitue un élénent important de la religion des Chinois, depuis 18000 ins, selon le docteur SchlegeJ. La lyre et l'Aigle, ou laTis- ^rande et le Vacher, culminent presque en même temps M cette culmination de minuit, dans un âge extrêmement *eculé f coïncidait avec le solstice d'hiver, époque du ma* iage périodique au sein de l'univers des principes mâle d femelle de la nature Yang et Yin ; par suite le peuple Chinois a imaginé que la Tisserande conçoit par les œuvres du Vacher, de sorte que les femmes l'honorent en jualité de déesse stellaire qui piotège la vie conjugale.
Après le coucher du soleil, les femmes et les jeunes lilles placent près de la porte d'entrée de la maison une lable d'offrande chargée de toutes sortes d'objets de toilette féminins, afin que la déesse se présente à son époux aussi parée que possible. On y joint les offrandes accoutumées pour les divinités secondaires.
Les femmes et les filles rendent ensuite les hommages ordinaires et prient la déesse pour qu'elle accorde à