‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 61 sur 129 · LES TROIS RELIGIONS ET LA CIVILISATION DE LA CHINE · texte numérisé non relu

LES TROIS RELIGIONS ET LA CIVILISATION DE LA CHINE

Les trois religions sont admises en Chine sur le même pied. C'est un adage Chinois que : « Elles ne sont qu'une seule religion. » En pratique elles se confondent, pour le peuple ignorant, dans un Bouddhisme grossier. Dans le cours ordinaire de la vie, en général Bonzes, Tao-ssé, lettrés s'accordent ensemble. Les livres les plus modernes de chaque secte sont éclectiques aussi bien que les temples. Tous les Chinois cultivés admettent à la fois avec un certain vague : les préceptes moraux et les rites recommandés par Confucius ; les moyens indiqués par les Laossé pour prolonger la vie et pour concilier ou apaiser les esprits ; les peines et récompenses bouddhiques avec la croyance aux rédempteurs — enfin la Raison planant sur tout et à laquelle toute religion particulière doit-être subordonnée. Au-dessous des représentants officiels des trois sectes, c'est-à-dire des bonzes et des lettrés qui accentuent les différences et plaident chaque cause, le reste des classes cultivées est bouddhiste avec une certaine ferveur ; la foule immense est extrêmement ignorante et indifférente et obéit à l'impulsion reçue.

On peut voir dans les temples Bouddhistes et Taoistes

i. Eclectisme religieux.

Original from UNIVERSITY OFVIRGINIA

mêle les statues des chefs et des saints des deux secqui vénèrent aussi et en même temps les tablettes de 'ucius et de ses disciples. Aux enterrements on

lie successivement les Bonzes et les religieux Tao-ssé les cérémonies funèbres.

aucoup de Confucéens ont quelque lui dans le boudime et dans les idées hindoues sur la vie future ; ils se forment aux cérémonies bouddhiques et les croient

Les places et les emplois sont occupés par lés lettrés, jSciples de Confucius, — amateurs de poésie et de littéiture, mais nullement portés aux recherches abstraites, fêtant leurs concours officiel au culte légal qui n'est pour pi qu'une vaine cérémonie.

On verra un Mandarin sacrifier aux ancêtres, se presser devant Gonfucius et les dieux allégoriques offi- (els, comme le dieu de la guerre, celui de l'instruction, ^dragon de la pluie etc., puis adorer le dieu protecteur p la ville, vénérer les statues de Bouddha etc. Ce sont là Is faits de tous les jours et on peut citer les plus hauts fcrsonnages, condamnant en public toute superstition et fcelquefois superstitieux dans le privé, épicuriens avec Mesure et tenant surtout à l'extérieur.

Les lettrés méprisent le développement populaire du fcmddhisme qui consiste dans le culte des images et dans achat à prix d'argent de la protection d'êtres invisibles, lais ils lisent avec intérêt ceux des ouvrages Bouddhiques pi ont quelque mérite philosophique ou littéraire.

Tout en restant fidèles à la philosophie de Coçfucius, b étudient pour la profondeur de ses idées le Boud- Ihisme dont la vaste littérature est assez variée pour satis- &ire tous les goûts. Pour la métaphysique, on cite le Kintang-King et le Lieng-Yen-King.

Joseph Eskins a traduit et publié le premier chapitre lu dernier ouvrage. C'est une discussion métaphysique intre Bouddha et Ananda à l'occasion d'une chute du trop

labiés jusqu'à un certain point.

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