Les mandarins et les lettrés
Original from UNIVERSITY OFVIRGINIA
tendre disciple par l'effet d'un charme. Malgré Festi dans laquelle les lettrés Chinois tiennent cet ouvra nous n'y voyons que des subtilités transcendantes, si intérêt moral, et qui, par conséquent, représentent m doctrine fort éloignée de l'enseignement de Çakyamoui
Le Moyen âge Chinois avait réduit la providence à f; lion spontanée d une loi dont la création était le co mencement automathique. Les auteurs chinois modem' dit le Hd Eskins, sont revenus à une idée plus ancien dans laquelle la personnalité de Dieu était admise. I
Quoique ce système n'ait point d'opinion bien positi sur la création, il établit la providence de Dieu de m niere à montrer que les anciens Chinois avaient des n' tions de l'Etre divin bien plus avancées que celles de plupart des peuples payens 1 . |
Les auteurs chinois modernes, quand ils discutent si dieu des classiques est un être personnel ou un princi{ posent les arguments : Un principe est-il susceptible <^ colère ? Peut-on dire qu'un principe approuve les action des hommes et se plait à leurs offrandes ? Et pourtant c*] actes sont attribuas à Dieu dans les livres classiques. Dont pour eux, Dieu île peut être un principe, il doit être uni personne. '
Telle est maintenant, dit Eskins, l'opinion de la class la plus instruite des lettrés chinois, mais non de la mass des confusianistes ; la force d'inertie et d'immutabilit qui enchaîne la Chine les empêchera bien longtemps A l'adopter.
Gardien officiel des anciens livres et principalement à celui des Rites qui personnifie les traductions et les usage séculaires de la Chine, le corps des lettrés se considère comme Tàme de l'Empire dont le souverain est la télé Les plus éminents d'entre eux ont seuls un patriotisme i toute épreuve et un caractère élevé ; mais cela suffit pt»m donner à la Chine une politique suivie et réellement nationale. L'éducation et l'esprit de corps donnent à tous île la dignité plutôt qu une solide vertu. La probité et l'int^ grité sont presque impossibles aux fonctionnaires Chinois !
i Dans son livre sur le Taoïsme (1892) M. de Rosny est dus sentiment contraire ; ses études spéciales lui donnent beaucoup 1 de compétence et d'autorité.
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5 places, insuffisamment rétribuées, s'obtiennent par trigue et par des présents. Il faut de l'argent pour vi- , pour se maintenir, pour avancer. De là f la nécessité pressurer les administrés et de vendre la justice. On cne les yeux sur la conduite des inférieurs, pourvu elle rapporte. De là, la vénalité à tous les degrés de la rarchie ; elle n'a d'égale que le servilisme auquel il t se plier, l'indépendance étant trop dangereuse, surtout -à-vis de l'Empereur, et le moyen de gouvernement nt la terreur et l'inquisition pour tous et par tous. )es vices ne sont point imputables à la doctrine morale Gonfucius ni à la constitution du corps des mandarins les lettrés, mais bien à Tétat malheureux et arriéré de ]hine régie par des principes économiques erronés, rime Ta été l'Europe, il y a à peine quelques siècles, ireusement la lumière commence à se faire.