Partis de la Vieille et de la Nouvelle Chine
1 existe en ce moment en Chine dans la classe offi- 11e deux partis : celui de la Vieille Chine ou du statu o, et celui de la Nouvelle-Chine. Ce dernier qui est égal force au premier, consent à recevoir toutes les noumtés utiles d'Europe et a modifier en ce sens les ansns usages ; à employer, tant qu'ils peuvent servir, les rangers ; enfin à conserver en Chine les missionnaires rétiens. Tous les mandarins appartiennent plus ou )ins à l'un des deux partis qui d'ailleurs ne diffèrent e sur les moyens, leur but commun étant de se passer plus possible des étrangers et d'arrêter leurs progrès et ir envahissement sous toutes les formes. On a vu tout cemment arriver en Angleterre une flotille chinoise de mmerce à vapeur y portant le thé et les autres mares que les Anglais viennent chercher en Chine. Cette ération commerciale, outre qu'elle est avantageuse, farise les vues du Gouvernement pour éloigner les Euro- >ens en les constituant en Chine dans des conditions onomiques mauvaises. Pour l'Empereur et les Mandats c'est là un intérêt à la fois personnel et national ; per-
Original fram UNIVERSITY OFVIRGINIA
sonneï, car ils savent que leur pouvoir est miné par h connaissance qu'acquièrent les Chinois qu'il existe che; les Etrangers un régime politique et administratif biei meilleur que celui de l'Empire ; — National, car le dév* loppement des Anglais le long des côtes et des fleuves un commencement de prise de possession ; leurs début* dans Tlnde ont été plus humbles.
Le triomphe du parti de la jeune Chine est certain biei qu'il soit encore aujourd'hui le moins influent à la Cour; car, à toute époque, les Empereurs ont accueilli les étrangers apportant des connaissances utiles. C est d'ailleurs poui la Chine une question d'existence ; pour qu'elle ne soi| pas à la merci des autres nations et des immenses insurrections qui la désolent périodiquement, il faut qu'elle s'élève beaucoup dans les arts de la paix et de la guerre. On a constaté partout l'aptitude merveilleuse des Chinois à s'approprier tous les détails techniques ; on ne peul donc douter qu'ils n'égalent notre civilisation, dans tout ce qu'elle a de matériel, dès qu'ils auront écarté les obstacles que la superstition et les préjugés mettent au progrès matériel.