Les Juifs en Chine
Parmi les monothéistes de la Chine, nous citerons d'abord, mais seulement pour mémoire, les Juifs.
On lit dans les lettres Edifiantes que, en 1704, le père Cozani a trouvé dans la province de Honam des Juifs probablement thalmudistes qui avaient une synagogue à Kaï fan fou, chef-lieu de cette province. Ils vinrent en Chine sous la dynastie des Han, c'est-à-dire de 206 avant J.-C. à 220 après J.-C. Ils rendaient des honneurs à Confucius comme à un sage.
Gela donne à croire qu'ils ont fait autour d'eux parmi les Chinois des prosélytes qui ont gardé leur vénération pour Confucius, de même que les Hébreux captifs avaient fait des prosélytes judaïsant sur la terre d'exil.
On prétend que, depuis lors, c'est la Chine qui a absorbé les Juifs et que des colonies qu'ils avaient à Pékin, à Nankin et à Nii*gpo se sont fondues soit avec le Mahométisme, soit avec la religion Nationale de la Chine. Ceux qui restent ne parlent que le chinois et leurs derniers rabins, les Aouïtes, ne lisent plus que difficilement l'hébreu et le prononcent à la chinoise. Lorsque les Juifs Européens se mirent dernièrement en rapport avec eux, ils considéraient déjà la Mecque comme leur ville sainte; leurs coreligionnaires les ont sans doute ramenés à la
SI
i M. de Groot (voir le tome 12° des annales du musée Guimet) s'efforce d'établir que le Chang-ti, le maitrè suprême notait que la personnification des empereurs les plus anciens de la Chine, tonnant pour ainsi dire la tête des ancêtres pour les Empereurs postérieurs ; et on ne saurait lui refuser une
-4 eu
ti O)
grande autorité comme synologue.
Toutefois le rôle que les plus illustres philosophes de la Chine attribuent au Ciel dans les événements politiques entraîne certainement l'idée d'un Dieu régulateur et justicier. Mentius dit que le ciel condamne les tyrans.
rsi —
- 'I ninïiiMH hu C nnolp Original from
| q DigiUMD &y \jmK UNIVERSITY OFVIRGINIÂ
foi antique. On porte à 15 millions le nombre des Juifs plus ou moins chinoisés en Chine *.