Missionnaires protestants
Les Missionnaires protestants qui ont beaucoup éc sur le Bouddhisme Chinois, pensent tirer un grand pa de la préparation que la Chine a reçue par lui aux idé de rédemption, de miséricorde, de rétribution des act dans la vie future et à la pratique des œuvres de piél Ils font remarquer qu'il ne reste plus à y ajouter qi Tidée bien nette d'un dieu personnel et moral, d'une pr vidence.
Comme le Christianisme relève la femme socialeraci et surtout moralement, bien plus encore que le Bou< dhisme Chinois, ils s'efforcent, non sans quelque succè de convertir les femmes qui sont l'élément croyant d Bouddhisme et qui ont un certain rôle et une assj grande influence dans l'élite des Bouddhistes.
Les protestants font une propagande active. I/aidea la société Evangélique de Londres et des autres sociéW semblables d'Allemagne et d'Amérique assure à led missionnaires de grands moyens pécuniaires qui sontl^ plus efficaces en Chine, pendant que l'influence de c\ sociétés dans leur pays obtient des gouvernements 01) protection réelle de leurs personnes et de leurs bieûj Comme le gouvernement Chinois ne peut avoir dec poids et deux mesures, les Missions Catholiques se trot vent, du même coup, protégées. Il ne paraît pas qui! 1 ait en Chine, entre les missionnaires catholiques etp testants, cette lutte qui existe dans l'Inde. L'esprit r< naliste des Chinois doit les porter plus naturellemen protestantisme, surtout au protestantisme libéral qu le Christianisme moins la révélation. Toutefois les nois ont une prévention contre les missionnaires Anj et Américains, deux nations qui leur vendent de f< l'opium et dont ils redoutent l'ambition.
Un édit Impérial dit dans la Gazette de Pékin : « D sortes d'étrangers ont la prétention de régénérer la Ch
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uns nous disent d'aimer notre prochain comme nousmes ; et les autres nous vendent des fusils qui nous •mettent de le tuer de loin sans danger pour nousrnes. »
)e l'aveu du missionnaire le Révérend Eskins, TAnglere a la plus grande part du mépris que les Chinois ^sentent contre ceux qui apportent chez eux l'opium, et » missionnaires Anglais auront de la peine à réussir ît que l'opium sera préparé sous la direction immédiate gouvernement de l'Inde. D'un autre côté les missionires catholiques, presque tous français, ont été fort titrai tés depuis le commencement de la guerre duTonkin. Les missions protestantes n'ont commencé qu'en 1842 rès le traité de Nankin et seulement dans les cinq ports e le Gouvernement Chinois ouvrit alors au commerce ropéeu. Depuis 1860 leurs missionnaires se sont graellement répandus dans toutes les parties de l'Empire ceplé dans le Thibet et le Turkestan Oriental. Au nombre de 250, presque tous Anglais ou Américains, assistés de plus de 600 aides Indigènes, les pasteurs t fondé une vingtaine d'hôpitaux et près de 350 écoles mptant environ 7.500 élèves. Le nombre des Chinois otestants était de 50-000 en 1878 ; il doit avoir doublé. Les missionnaires protestants, dans leurs publications, sent que la citadelle à emporter, c'est l'Ecole de Confuas personnifiée par les Mandarins et les lettrés. Ceux-ci nt hostiles à l'Evangélisation et aux missionnaires, surut à cause de leur provenance Européenne.
Ils y voient une préparation à l'occupation étrangère leuivcrainie des convoitises anglaises est justifiée par s antécédents de la Grande Bretagne dans l'Inde et Ame en Chine.
Elle s'achemine à la prise de possession du pays par >ccupation, à titre de concessions, le long du littoral et îs fleuves, de territoires destinés d'abord à recevoir des tmptoirs et des établissements Anglais. Elle s'efforce issi de créer une navigation fluviale entre Calcuta et ékin, embrassant le Brahmapoutra et le Fleuve Jaune ont les sources sont presque de niveau avec des lacs sur n plateau qui forme la ligne de faîte entre l'Inde et la hine. A défaut de cette ligne, elle en essaie une autre, ar la Birmanie, empruntant l'Irravady.
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La guerre de 1860 à laquelle nous avons pris part impolitiquement, le sac de Pékin et l'incendie du pall d'été, n'ont pu que laisser de profonds ressentiments d» la classe patriotique et dirigeante des mandarins et < lettrés. Ce n'est que par crainte, et seulement en apfl rence, qu'ils observent les traités de Tien-tsi et du Tonfe et il faut s'attendre qu'ils en éluderont par tous 1 moyens l'exécution. D'ailleurs la Chine, par sa populati exubérante qui déborde les frontières de rEmpire,disp FAnnam à la France, le Turkestan à la Russie, le Thifc occidental et la région Himmalayenne à l'Angleterre les Iles du Pacifique aux Etats-Unis d'Amérique eti l'Australie. N'est-il pas naturel qu'elle soit en garde c<H tre les missionnaires, surtout contre les missionnaifl Anglais si souvent représentés et peut-être avec rais< comme les auxiliaires de la politique de leur pays !
Ces derniers sont les seuls qui puissent leur être sa pects à cet égard ; car dans tout l'Occident, l'Angletei; exceptée, il y a peu d'entente, au moins pour le momei entre la religion et l'état, et la Chine ne peut l'ignorer