XVI. Sur les disputes et querelles entre religieux, etc
Çakyamouni.
La Confession Bouddhique.
Religieux.
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: le sens direct (que nous appellerions judaïque) et s oblique, c'est-à-dire, qu'il faut lire entre les lignes, .utiennent que tout ce dont l'existence n'est point lument certaine n'est que nominal, une illusion, me la corde que, dans l'obscurité, nous prenons pour rpent.
s Praçanga prétendent qu'ils diffèrent de tous les ausystèmes dans les points suivants : • Ils admettent l'existence conditionnelle des objets ex- *eurs, c'est-à-dire, leur existence en tant que notions, "s non en tant que réalités absolues. Us reconnaissent contraire l'existence absolue de l'Alaya 1 dont il est estion dans beaucoup de Sutras, mais obliquement. 2. Entre les deux non moi (le matériel et le personnel), 3 n'y a pas de différence, leur essence commune étant le Fide. Les Praçanga admettent que c'est la notion du moi Équi produit les trois poisons ; la passion, la colère et i l'ignorance ; tandis que d'après les autres écoles elle ne produit que l'ignorance.
, 3. Sans la raison suprême, la bodhi, que l'on obtient en ^parvenant à Fétat de Bouddha, il n'y a point de connaissance infaillible ; l'homme n'est qu'erreur.
4. Appercevoir grossièrement par la simple contemplation les seize aspects des quatre vérités, n*est pas le privilège exclusif des saints. Les autres le peuvent aussi ; mais la simple notion de ces 16 aspects ne suffît pas pour entrer dans le chemin de la perfection, il faut encore l'intuition du Vide (défini comme nous l'avons vu ailleurs, le Counéata, espace immatériel.)
5. Les trois temps existent ; le passé comme causalité du présent, l'avenir comme son effet ; Bouddha n'a pas ordonné de rejeter ce qui, dans le monde externe, est accepté quand cela est d'accord avec le bon sens, le sens de tous, par exemple la croyance à ce qui nous apparaît (on distingue ici entre la « notion » du monde qui est admise
1 C'est la doctrine de la secte Hosso du Japon. 11 n'y a rien en dehors de la pensée ou connaissance. 11 y a huit espèces de connaissances ; la dernière qui contient toutes les autres est l'Alaya Vyjnara, ou mode produit par elle ou son émanation. Elle est donc le sujet absolu, le moi de Fichte. (Voir dans la suite de cet ouvrage, au Japon, la secte Hosso.
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comme nominale, quoiqu'elle ne contienne pas en e même la réalité absolue, et « la condition » du mo qui n'est pas admise parce qu'elle est en contradicti avec le bon sens,)
6- Rejetant les livres des Yogatchéria, les Praçanga reconnaissent point ce qui se voit comme une réali substantielle (vidjana).
7. Deux espèces de Nirvana sont propres aux Bouddha le Nirvana avec un resle et le Nirvana sans reste. D le premier les vanités (l'ignorance et l'illusion) ont paru ; mais il y a encore l'influence des passions n'existe pas dans le dernier.
8. Le dernier point qui est considéré comme le pl important est un système particulier de négation d deux extrêmes, l'existence et la non. existence. (Par t moyen de la négation de la fin de l'être dans une suite d'ap~ i paritions conditionnelles, on nie aussi la fin du non être qu ne se trouve point dans le Paramarta (la doctrine).
Pour expliquer cette phrase ; il faut se reporter aui démonstrations infiniment étendues par lesquelles les Praçanga établissent le non moi et nient que quoi que ce soit puisse se former de soi-même.
Ainsi que nous l'avons vu, certaines écoles bouddhistes admettent deux non moi : le nom moi de la nature et le non moi de l'homme ; le dernier, selon elles, est la conséquence du premier. Ils croient prouver le non moi (la non réalité) de la nature ou des objets par des raisonnements tels que ceux-ci !
« Si la plante est venue par elle-même, d'elle même, ce n'est pas un composé ; mais il est certain qu'elle est un composé ;
« S'il existait en nous quelque chose d'absolu, la faculté d'entendre serait aussi la faculté de voir et parce que les sens de l'ouïe et de la vue devraient se confondre dans une seule identité ;
« Ce -qui est commun (ou un) ne saurait appartenir en propre à plusieurs, car il est un et indivisi le, et tel qu'on devrait supposer le moi s'il existait. — Si la plante avait une existence substantielle, elle n'aurait pas besoin de renaître puisqu'elle se contiendrait elle-même en ellemême.
« Si quelque Shanda (élément), par exemple la sensa-
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ton f a une existence propre, un autre Shanda, par exe mie la forme, doit avoir aussi une existence propre ; alors I forme ne pourrait nous parvenir par la sensation, puisse la forme et la sensation, toutes deux substances, béaient ég îles, indépendantes et nullement liées ». Ges quelles citations nous donnent une idée des subtibilités sans tombre, sans fin et insaisissables de la Scholas tique boudihiste.
Bouddha, disent les Praçanga a montré le chemin pour 5s Paradis par les œuvres et la pratique des vertus ; et elui pour la délivrance, par le perfectionnement de Tinefligence, D î là la division des êtres en trois classes.
La première comprend le commun des hommes qui 'efforce d'obtenir le Paradis ;
À la seconde appartiennent les Hinyanistes qui suivent e Petit Véhicule pour entrer dans le Nirvana par les œures et la méditation ;
Enfin au plus degré sont les Mahayanistes qui se livrent - la contemplation pour devenir des Bouddhas.
U y a une autre classification des Ecoles bouddhistes [ui s'applique surtout à'ia Chine et au Japon.
1° La terre pure ; on obtient le Paradis par la foi et la onfiance dans rAmitabha Bouddha.
2° Chemin milieu ; l'état de Bouddha s'obtient en traaillant pour soi et pour les autres ;
3° Contemplation ; l'éclairement se produit par l'intui • ion et la contemplation.
Les séjours de récompense ou sièges au-dessus de celui !e Thomme sont, chez les Thibétains, en harmonie avec îs Sutras développés et différents de ceux que nous avons ndiqués dans la vie de Bouddha d'après les Sutras sim- >les ou les plus anciens ; on y reconnaît beaucoup de oncessions au brahmanisme.
On admet au Thibet que la partie supérieure du Mont iérou est divisée en vingt-quatre étages.
Au premier, sont des génies de l'atmosphère, sans loute ceux de la croyance populaire au Démonisme que es missionnaires bouddhistes auront, par compromis, issimilés aux Yakschas des Soutras, soumis au pouvoir de iouddha ou même de ses religieux.
A leur tête et quelquefois à leur place, on met les Aaharadjas, les quatre grands rois qui commandent aux
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génies secondaires et dont les palais regardent les 4 poi cardinaux.
Au second : les 33 dieux qui, dans le système brahi nique, font marcher l'Univers ; ou bien les Garoudas.
Au troisième : les Yamas « ceux qui sont exempts , combats » ; ils mesurent leurs jours et leurs nuits l'épanouissement des feuilles de lotus, quelquefois, à 11 place, on met les Nagas.
Au quatrième sont les Tuchitas ou dieux (devas) sa| faits qui figurent chez tous les Bouddhistes. C'est le jour de tous les Bodhi-Sattvas destinés à devenir Bouddhas. Le Bouddha Gautama y a demeuré et maii nant Maitréya y préside.
Au cinquième étape sont les dieux (dévas) qui trouv* leur volupté dans leurs transformations miraculeuses sixième sont ceux qui agissent sur les transformati* des autres et peuvent les modifier: prodigiorum vin eminentes. Il y a une autre définition des 5 e et 6 e état plutôt brahmanique que bouddhiste : Le 5 e est la demei des êtres « qui jouissent constamment de plaisirs proi nant d'eux-mêmes »; le 6 e , celle des êtres « dont la fé cité provient des autres. »
Les habitants du 6 e ciel sont aussi appelés Maras sont les dieux des désirs sensuels. Leur chef est fttara,| tentateur perpétuel désigné aussi sous le nom de Kl Il est supérieur à tous les dieux des mondes des sel même à Salera ou Indra ; on Ta quelquefois mais à nommé le satan Bouddhiste. C'est plutôt un dieu supéru dont le pouvoir consiste a exciter les désirs charnels.
Région de la vraie forme (Rupa). Dans les étages dessus du sixième, il n'y a plus ni distinction de sexl ni désirs sensuels, on suppose que Ton arrive à cet é| par la Dyana ou l'exercice de la méditation mystic abstraite.
C'est pour un Bouddhiste accompli l'exercice religiei par excellence; le dévot qui le pratique pleinement l'un quelconque de ses quatre degrés ne peut plus rem tre que dans un ciel au-dessus du sixième.
Le premier degré du Dhyàna consiste dans la concei tration (Dharana) de l'esprit, en même temps que la pei sée s'arrête complètement sur un objet unique, de mi nière à obtenir une joie extatique et la sérénité.
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»cond degré on cencentre l'esprit (ou l'âme) sur ie avec une intensité telle que la faculté de pensée te est paralysée et qu'il ne reste plus qu'une joie jue et la sérénité.
^troisième degré, il ne reste qu'une sérénité par-
uatrième degré est un état anesthésique d'indifleabsolue et de torpeur, dans lequel il n'y a ni la f ni aucune joie ou sérénité dont on ait conscience, pelle aussi samadhi. Les dévots qui la pratiquent font pas brûler et leurs tombes se nomment sa- (extase). On croit généralement dans l'Inde et au t qu'un homme dont le corps est spiritualisé (anes- ) par une abstraction intense (Dyana) ne meurt s, dans le sens de subir corruption, dissolution.
on le suppose mort, il est (pense-t-on) dans un e transport extatique ou léthargie qui peut durer iècles, et en conséquence on enterre généralement rps dans une attitude assise.
e faut pas con tondre ces quatre degrés de la Dyana les quatre grandes réflexions ou méditations et les contemplations (voir plus loin) qui sont moins abss et ont les objectifs plus terrestres, ntinuons l'énumération des cieux superposés : ennent d'abord les sièges ou dieux de la première mplation :
m 7 e étage, les Brahmas Kaiykas « ceux qui forment Bai te de Brahma ; au 8 e les ministres de Brahma ; au F«eux qui composent l'assemblée de Brahma ; au 10 e les fends Brahmas.
Les livres Népalais suppriment l'assemblée de Brahma. l rappellent à chaque page l'existence d'un Brahma uniie, sous le titre : « Brahma, le souverain des êtres qui ruffrent. »
Les cieux de Brahma proviennent évidemment du Boud-
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disme Indien du Nord, probablement du Népaul. -Ainsi se les cieux précédents, ils montrent les concessions au
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loins de forme que le Bouddhisme a faites au Brahmatsme populaire et les transformations qu'il a fait subir px caractères divers des dieux Indiens pour les introliire dans son Panthéon.
Les trois sièges au-dessus appartiennent aux dieux lu-
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mineux de la seconde contemplation, éclat ordi grand éclat, éclat infini. Ce sont les régions de la lumière spirituelle.
Puis viennent les trois sièges de la troisième con plation : pureté limitée, grande pureté, pureté absolu
Dans l*s huit séjours de la quatrième contempl sont les dieux sans nuages, ceux qui naissent de la reté, ceux qui i>nt les grandes récompenses, ceux n'ont point de préoccupations, ceux qui sont exemp chagrins, ceux qui ont la vue parfaite, ceux qui ont belle apparence, enfin les dieux aux beaux visages o plus élevés.
Vient enfin la région des êtres sans forme, Arupa-1 C'est la demeure des êtres les plus subtils, qui son pures abstractions comme les Dyani Bouddhas. Eli divise en 4 étages, de spiritualité ou plutôt de métaph; que de plus en plus raffinée. Le plus élevé se com d'êtres qui ne sont ni conscients ni inconscients. Ces comble ! La région Arupa ne se trouve que dans le Boi dhisme mystique ; elle ne figure pas sur la liste des cïi du Thibet.
Les sièges des désirs et de la concupiscence sont ena l'objet des aspirations et des espérances des laïques forment la classe de la première capacité.
Quant aux religieux, aux hommes du second et du tro sième degré de capacité, ils ont perdu de vue à peu près Nirvana où ils pensent qu'il n'y a plus aucune conscieu de l'existence, et par conséquent les degrés pour y altei dre ; ils s'efforcent d'obtenir le Sukhavati, le ciel d'Oc< dent par des moyens beaucoup plus rapides que I offrandes et les mortificatiens et qui consistent en à invocations et Ja dévotion aux Bouddhas et spécialema à Amitabha, le Bouddha à l'éclat incommensurable.
Le sukhavati est un paradis dont les habitants tous { sexe masculin et sans passions, sont exaltés dans la dé* tion par le beau chant des oiseaux, et reçoivent la nouf riture et le vêtement par le simple désir. Ils sont dans' voie pour arriver sans obstacle, à l'état de Bouddha, prennent toutes les formes pour descendre sur tei comme bienfaiteurs sans être sujets à la renaissance. B le Bouddhisme Japonais nous donnerons des détails b côup plus amples sur le Sukhavati.
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Ltissi question dans le Kandjour, d'Adi-Bouddha, iddha primordial » primitif, unique, dont les tbles Bouddhas ne sont qu'une émanation ou ition.
les mentions que Kosma de Koros fait soit de iddba, soit de ce qui peut en être considéré t'équivalent *.
[i premier être moral. — Identité de tous les Boudrec lui. — Le Bouddha primordial et suprême Lhi Buddha) *.
suprême ou la cause des causes. — La Nature ou divine, identité de l'àme humaine avec elle. — snce de Dieu être suprême. Union avec Dieu. — [suprême, union mystique avec lEtre suprême, nme suprême qui parle dans Rgyud XX 1°. La su- [intelligence à laquelle il faut être uni et qui parle rud XXI 1°, est Vajrasattva; elle est aussi appekdhàna et Purusa, noms qui semblent des doctriingères au système Tantrique associées plus ou logiquement et étroitement à celles qui lui sont »res.