‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 90 sur 129 · Prières dans le Lamaïsme · texte numérisé non relu

Prières dans le Lamaïsme

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« cette opinion est fondée sur la croyance à refiles incantations », tandis que, chez nous, elle re- • la foi en Dieu et en la puissance des intercesseurs s. 11 y a donc à la source de la prière une erreur, ntention reste pieuse.

, es prières sont, suivant leur forme, des louanges, nés ou des invocations dans lesquelles le nom du voqué est mentionné «om-vajrapani,oum», — oubien comme dans la formule Sixsyllabique. Schlagenweit z la traduction d'une prière adressée aux Bouddhas * confession dont voici la première partie :

îdore les Tathagattas des trois grandes périodes qui "ent dans les quatre parties du monde, les dompteurs ennemi, les Bouddhas très purs et parfaits, tous et cun. Je leur offre et confesse mes péchés, e me réjouis sur la cause de la vertu, je tourne la roue la doctrine, je crois que le corps de tous les Bouddhas ntre pas dans le Nirvana *.

-*es causes de la vertu s'arrêteront jusqu'à l'obtention me grande perfection.

Padore le Tathàgata, le vainqueur de l'ennemi, le très r, l'accompli Bouddha Nam etc. — le reste comme cissus pour les Tathagathas.

['adore le Tathàgata Yon — qui a le corps d'un fils de

îu et — et ainsi de suite pour les 36 Bouddhas.

Cet écrit a le pouvoir de brûler et de détruire l'enfer,

(suit Ténumération de tous les pouvoirs de l'écrit). Cet écrit lavera tous les êtres animés de tous les péchés û ont été accumulés.

Voici la seconde partie :

Enchâssé dans le livre sacré à l'époque où se prononnt les bénédictions ;

Dans cette période de détresse et de misère où beaucoup êtres vivants souffriront et soupireront pour la déliance, ces bénédictions procureront de grands avantages ix pécheurs. Elles effaceront les péchés provenants de ssentiments entre les religieux qui habitent la Lamas- Tie.

1 Le corps dans lequel le Bouddha s'est dévoué h faire le ien de l'humanité meurt avec lui et n'entre pas dans le Nirma.

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Si on les récite le 8, le 15 et le 30 de chaque mois, elles P**â riftent certainement des 5 grands crimes et de tous les péchêa et délivrent des 6 enfers. 1

Par ces invocations tous les êtres deviennent parfaits, dans les deux collections, ils seront purifiés de leurs pé- i chés et obtiendront la dignité de Bouddhas accomplis. *f

Suit un Darani dont l'effet est de procurer des indulgences à ceux qui sont exilés dans ce monde pour avoif! manqué de respect et de reconnaissance pour leurs pa-J rents ou pour les saints Lamas fondateurs de la Religion. îj

Tous les péchés contractés en détruisant la vie ; ensem-l ble, tous ceux accumulés dans les vies antérieures, les J péchés de mensonge, d'envie, de la méchanceté qui pro-* cède de l'esprit, tous ces péchés sont abolis par cette su- A blime doctrine.

« Sages très parfaits, soyez gracieux et cléments, si je n'ai pas rendu exactement les lettres de l'alphabet ! • Que cette feuille soit louée ! qu'elle puisse gagner la délivrance de tous les péchés. Fait en deux jours. »

On voit combien le mysticisme avait changé l'inflexible doctrine de la rétribution fatale enseignée par Bouddha ; son excuse est dans la cruauté des supplices infernaux et dans l'obligation du repentir et du ferme-propos qu'il impose au pécheur avec la confession.

On a donné plus spécialement de nom de Mysticisme à l'Ecole ou secte qui, vers le x« siècle de notre ère, a introduit la doctrine de TAdi-Bouddha et desDyani Bouddha et qui forme la transition au Tantrisme. Elle a quatre dogmes.

L II y a un premier principal Bouddha qui n'a ni commencement ni fin ; aucun des Bouddhas humains n'est devenu du premier coup un Bouddha ; et le Sambho Kaya ou le corps de la béatitude des Bouddhas, a existé de toute éternité et ne périra jamais ; chaque Bouddha lorsqu'il enseigne se manifeste à la fois dans les trois mondes : dans le monde du désir sous la forme humaine ; dans le monde des formes comme comme Dyani-Bouddha ; dans le monde des êtres incorporels, il n'a ni nom ni forme. Les Dyani-Bouddhas ont la faculté de créer (ou tirer d'eux-mêmes) par la vertu de la Dhyana (contemplation) un fils également céleste, un Dhyani Bodisatva (de là contemplation) qui, après la mort d'un Bouddha humain,

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i chargé de continuer son œuvre jusqu'à l'apparition $m nouveau Bouddha humain.

H/Il y a 4 degrés dans la contemplation (se trouve Mis les ordres mystiques de l'Islam).

III. La récitation des Daranis procure l'assistance des Duddhas et des Bodhisattvas.

IV. Si, à la récitation des Daranis on joint les rites agiques, la moralité et la contemplation, on acquiert les pouvoirs surnaturels.

Les rites et formules de cette secte ont une analogie ïtraordinaire, avec le Schamanisme des Sibériens et ml presque identiques au Rituel tantrique des Hindous.

Ile se confond donc pratiquement avec le Tantrisme. | On a prétendu qu'une communauté de Bouddhistes au thibet, les Mahalmas, avaient acquis des corps astraux, distincts de leurs corps ordinaires, qui s'élèvent dans l'air fctc. Mais les Bouddhistes reconnaissent qu'ils n'ont pas encore une. sainteté assez haute pour posséder de tels pouvoirs.

Le mysticisme que nous venons d'exposer et qui est la religion du Thibet, n'est plus le Bouddhisme humain primitif, la simple morale qu'avait préchée Çakia Mouni, mais il donne satisfaction au besoin de piété, de charité et de théisme qu'éprouvent tous ces peuples, à l'exception peut-être des Chinois.

La morale occupe moins de place, mais elle n'est pas absente, car beaucoup de vertus morales et religieuses sont prescrites ou recommandées et il y a toujours des punitions et des récompenses dans la vie future pour les actes bons et mauvais.

C est dans les Tantras qui sont répandus seulement au Nepaul et au Thibet, que la pureté du Bouddhisme primitif est le plus altérée. Le culte de divinités secondaires bizares ou terribles s'y allie à un système monothéiste, à la théorie du Bouddha suprême et des Bouddhas et Bodhisattvas surhumains. Les Tantras tracent minutieusement les règles du culte à rendre à tous ces personnages* La

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