Les Tantras
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plupart sont des recueils d'instructions pour apprendre tracé des cercles et autres figures magiques détestiné recevoir les images des divinités, les offrandes qui les dent favorables pour obtenir des biens temporels eti diats, les prières et les hymnes qu'on chante en leur hol neur, enfin des formules magiques ou charmes que T< suppose avoir été composées par ces divinités dont ils pol tent ordinairement le nom et qui préservent des pi grands périls.
Les Tantras renferment les éléments les plus divers. Les Bouddhas, Bodhisattvas etc., y compris l'Adiboud des théistes ; des spéculations métaphysiques très abst: tes; le culte idolàtrique des Saktys ou énergies femeil des dieux brahmaniques, des six Bouddhas, et mê d'Adibuddha. Ces Saktys y occupent plus de place que i éléments réellement bouddhiques.
Le Sivaïsme, par l'austérité de ses ascètes, par sa p tention à une rigidité et à une pureté beaucoup plus gr; des que celles des Vichnouvistes, par ses croyances près monothéistes, (Siva était appelé Issouara l'être suprême enfin par ses gourous qui, Sudras pour la plupart, s'appuyaient pas sur les Védas, avait de nombreux poin de contact et d'accord sympathique avec le Bouddhisme développé et devenu aussi presque monothéiste. Les de doctrines n'avaient rien d'absolument contradictoire l'une pouvait s'ajouter à l'autre comme la théodic s'ajoute à la morale et vice versa.
Mais on ne saurait considérer cette réunion des croyant ces bouddhiques et des pratiques Sivaïstes comme un fusion des deux systèmes religieux ; ce sont simplement des rites Sivaïstes que des bouddhistes, sans renoncer leur foi et à leur philosophie, ont consenti à pratique) parce qu'ils leur promettent le Bonheur en ce monde.- Le Bouddhisme primitif, sans la doctrine ésotérique que, les Ecoles modernes ont prêtée à Bouddha, n'étant qu'une simple morale n'excluait ni n'admettait nécessairement aucune religion; seulement Bouddha avait, autant qu'il l'avait pu, prémuni ses discipes contre la superstition.
Nous avons vu Aréiaçanga commencer une sorte d'alliance entre le Sivaïsme et le Bouddhisme ; elle ne se consomma que dans les Tantras bouddhiques dont la plupart s'inspirèrent des Tantras brahmaniques. Cependant Cosma de
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Iros cite divers Tantras bouddhiques qui, d'après lui, jtt fort beaux et donnent une haute idée 'de ce que les éiens pensaient de l'âme humaine et de Dieu *.
reproche au Bouddhisme d'être tombé très bas au )et et d'admettre, outre les superstitions des Tantras, itres venues de la Chine èt surtout provenant du Schaxisme. 11 est certain que la croyance aux esprits, on rait dire la religion des esprits, y règne dans le peubeaucoup plus que le bouddhisme ; comme le peuple toujours été et est encore aujourd'hui extrêmmeent igno- It, il est probable qu'il en a toujours été ainsi. Les Tantras remplissent 90 tomes du Kandjour Thibétain. ue Darani, ainsi que nous Pavons vu, est très spécial et laconique ; le Tantra, au contraire. Il y entre la congélation, la répétition, les Moudras. Dans celui qui les plique, il faut les hautes spéculations et une haute moîité afin qu il soit un vase épuré.
La consécration magique est indispensable ; il faut, au jéaiable: examiner le lieu sur lequel l'enchantement doit Accomplir et les rapports entre le maître et le disciples ; h's tracer le Mandata, cercle qui protège contre les esits et les charmes hostiles ; entin dresser L'autel pour frir les sacrifices et disposer auprès, des vases remplis *blé et d'eau aromatisée avec différentes fleurs. Cela H, on procède à la cérémonie de la consécration. Puis consacré se livre à la contemplation. Le Tantra décrit s Mandalas, les autels, les sacrifices, etc. L'accomplissetent approche.
Enfin le consacré atteint le but désiré. Alors viennent ïs cérémonies finales.
Telle est la tenue générale des Tantras ; mais ils varient eaucoup suivant les Bodhisattvas auxquels ils sont cotisarés et suivant le but à atteindre.
Quelquefois on ne veut obtenir que l'un des pouvoirs ttivants : le transport surnaturel, les pilules de longévité a d'immortalité, la pierre philosophale, la faculté de se «ndre invisible, celle d'être invulnérable.
* D'autre part Monseigneur Bigandet signale de très belles escriptions des Paradis Bouddhiques. 11 serait digne de nos avants Bouddhistes de Paris de traduire en un volume les plus >eaux morceaux de cette hante littérature bouddhique.
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D'autrefois on ;i en vue la supériorité dans le mo comme régner sur les esprits, vaincre ses ennemis, g< \erner les éléments ; ou bien on a un objectif religie comme de faire apparaître quelque B o d h i s al t v a o u quel Bouddba pour recevoir de lui l'explication de quel difficulté.
Enlin l'objet principal d'un soutra tantrique est souvi comme dans l'Apouttarajouga, d'atteindre par la m plus piomplement qu'en suivant la voie de l'un des d Véhicules le terme auquel ils conduisent.
L'homme peut, par une incantation qui a complète réussi, se diviniser dans la vie présente. Il lui suffit, qu'il a choisi une divinité pour guide dans la consécra de se figurer lui-même sous la forme de celle-ci et' touré de tout son cortège ordinaire, etd'identilîerparri gi nation son corps, sa parole et son esprit avec le coj la parole et l'esprit de cette divinité. Par là on s'ideni avec elle au point qu'on devient soi-même une divini qu'on s'élève jusqu'à la demeure qu'elle habite et qu J est ainsi délivré de toute renaissance.
Ceci n'est que la reproduction exacte de ce que dit non au sujet de ridentitication du Brahme ascète a Brahma pour obtenir la délivrance finale.
Les formes que les Tantras prescrivent de suivre vari avec les personnages auxquels on s'adresse, Mandjoi Avalokiteswara, Vradjapamani, etc. Chacun d'eux a Mandalas, sa consécration, sa contemplation. En outre personnages figurent dans les Tantas sous des formes bi plus variées et plus singulières que dans les Soutras, qui trahissent leur origine Brahmanique. Il y a un A> kitesswara à onze tètes, un autre à mille mains et à yeux etc. ; il y a un Kaiagriva l'incarnation du courro un Yamantaka forme d'Yama ; à- toutes ces formes c respondent des particularités dans la consécration et d les autres cérémonies.
Dans le Tan Ira Coupakhouparipitchtcha, le Bodisatwi Vadjarapani, reconnu pour protecteur de la doctrine myi tique, expose à un autre Bodisatwa comment on peutoW tenir la Cidi ou vertu surnaturelle but de l'incantation.
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